Priere d'excuser l'absence d'accent, me trouvant presentement en Angleterre,
bloquee par la panne d'Eurostar,
j'ecris avec un clavier anglais,
D'autre part pour les raisons de ma demonstration, j'ai transforme le titre, qui est :
Revolutionvive, Découvrez le monde fantastique des antichavistes de Caracas16.12.2009.
Extrait 1 :
J'ai retenu de cet article tres imteressant que vous pouvez lire en entier sur le site de Revolutionvive quelques extraits qui me paraissent dans certains aspects lies a la realite haitienne.L'analyse des raisons de l'amtichavisme dans la classe moyenne venezuelienneme parait pouvoir coller avec l'anti-Aristide virulent et bien souvent versant dans l'irrationnel (Belzebuth, Lucifer, pilonneur de bebes, pire qu'Hitler, gaz lacrymogenes 'aristidiens" qui tuent, genocide de la Scierie, etc.) de la classe moyenne haitienne
Extrait 2
Ce second extrait parle de l'ignorance des anti-chavistes
Encore une fois, il s'agit ici des anti-chavistes de la classe moyenne
pas de l'oligarchie,
C'est-a-dire qu'il ne s'agit pas de l'equivalent des Mevs
ou bien des Vorbe, and company.
Un ami haitien me faisait remarquer
que l'anti-Lavalas
etait bien plus violent
chez les intellectuels appartenant a la classe moyenne
que chez ceux issus
des vieilles familles bourgeoises traditionnelles,
Ce sont ceux-la meme de la classe moyenne qui ont profite
economiquement et socialement
du mouvement Lavalas,
qui n'ont que mepris et haine
pour le peuple qu'ils appellemt kokorat.
Quant a l' ignorance de la politique de leur pays
par la classe moyenne haitienne
elle s'etale sans honte sur le net.
Allez leur demander quel est le montant de la dette haitienne,
quel est le budget de l'Education nationale,
quelles sont les familles haitiennes qui tirent profit
des relations economiques avec la RD,etc,
Ils n'en savent strictement rien,
Trop occupes par leur haine
et leur recherche compulsive de l'homme fort providentiel,
Antichavisme : généralités populistes
Les anti-chavistes sont ignorants. Pas imbéciles ni stupides, ignorants. Ignorants de la politique de leur pays, des dynamiques collectives, ignorant de leur conditionnement social, confondant révolutionnaire et chaviste, socialisme et communisme, droits de l’homme et propriété privée ignorance qui les pousse a accepter comme possible une autre réalité. A tel point qu’en 2002 alors que le coup d’Etat de ceux là même suivait son cours, plusieurs millions de personnes défilait dans le centre de Caracas en soutien à Chavez. Mais ils ne "savaient pas".
Les anti chavistes sont méprisant pour Chavez qu’ils haïssent jusqu’au plus haut point, mais aussi pour ceux "d’en bas" ce "Peuple" dont on ne sait qui il est, tantôt stupide, dogmatisé, ou manipulé, tantôt violent, voleurs, paresseux, sales. Et puis dépensier, qui leur volent leur électricité, leur eau, alors que, eux, subissent les coupures d’eau, les apagones (coupures d’électricité). Avec des discours flânant parfois avec le classique "ils sont trop mal éduqués pour voter". Classe laborieuse, classe dangereuse disait-on il y a déjà un siècle.
Chavez étant perçu comme une attaque contre eux, ils s’opposent à tout, y compris à des mesures pouvant aller dans leur intérêt personnel. Et pour cela ils peuvent, comme en 2002, utiliser la violence.
Le plus surprenant, c’est qu’ils doivent tout ou presque au processus. Ceux-là même vont acheter leur nourriture moins chère au Mercal, tout en expliquant qu’il n’y a rien à manger à cause des rationnements. Ils se font soigner à Barrio Adentro tout en expliquant que les cubains fnt du mauvais travail. les mêmes bénéficient des programmes d’aide aux personnes âgées, aux handicapés, aux femmes enceintes, et crachent sur l’assistanat.
Cette classe moyenne anti chaviste a tout simplement peur. Peur de l’autre, du pauvre, peur de la dictature, peur de son voisin,peur de redevenir ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : prolétaire.
Car il ne faut pas se faire d’illusion. Si l’on enlève les crédits et les quelques avantages en nature de leur travail intellectuel, plus favorisé que le travail manuel, ils sont comme les autres.
Bassement marxiste comme idée, mais la question de la classe moyenne a depuis longtemps été un outil pour diviser la classe des exploités. Avec succès.
Comment leur en vouloir de défendre leurs "minimes privilèges", de haïr le pauvre et d’envier le riche ? Et la crise actuelle leur en a fait brutalement prendre conscience. 40 ans de néo libéralisme, et bien plus d’éducation à l’individualisme, l’égoïsme laissent des traces. Ils ont voté pour les partis qui ont exécuté la répression pendant 40 ans allant jusqu’à faire entrer les chars et l’armée dans l’université. Et ce sont leurs enfants dans cette même université (l’UCV) qui manifestent aujourd’hui contre les lois de démocratisation de l’enseignement.
Un chiffre ? Taux de pauvreté : 1996, 80% de la population. 2006, 30%. Chiffres ? de l’ONU bien sûr. Cette classe moyenne n’existait tout simplement pas avant ce chavisme.
Ou alors tellement réduite que ridicule. Elle s’est considérablement développée grâce à lui et ses politiques redistributives (et mourra avec lui) Et c’est peut être ça qui les rends si haineux, si anti chavistes. C’est qu’ils ont une dette envers Chavez. Il les a enrichis au début en commençant à redistribuer à les richesses. eux qui n’était pas tous forcément aussi fortunés qu’ils le sont aujourd’hui.
Extrait 3 :
La fixation sur Aristide hier
aujourd'hui sur Preval
avec des poussees de fievre similaires
la laideur, la couleur,
les origines populaires -ce qui n'est pas la realite de Preval-
et bien evidemment le black out total
sur la politique neoliberale menee
par Aristide/Preval qui leur aura permis en tant que classe moyenne
d'exister
et au contraire au peuple de vegeter
si ce n'est de regresser.
Mais dans ce monde de fantaisies
de la classe moyenne
la realite n'existe pas,
. Ils font une fixation sur Chavez, car il représente tout ce qu’ils haissent : l’autre, l’étranger, le métis, le pauvre, le populaire.
Tout ce qui sort de leur idéal : occidental, blanc, riche, autoentrepreneur, libéral. Ils dénoncent le castro-communisme rampant, le culte du chef qui est extrêmement fort chez eux, en permanence focalisé sur Chavez, qu’ils haissent autant qu’il leur est indispensable pour se sentir exister. Ils se disent en dictature, disent qu’ils n’ont pas possibilité de s’exprimer, et le disent sur tous les médias d’opposition, télé radio, journaux, à l’étranger, même sur les murs ou dans la rue.
Les voila donc les anti chavistes. Demain ils manifesteront pour la liberté d’expression. Après demain ils se plaindront de leur pouvoir d’achat qui diminue, le surlendemain, ils s’insurgeront contre la violence qui augmente. Puis ils manifesteront contre la nouvelle loi de la Police Bolivarienne, nouvel instrument de la dictature chaviste.Ou contre la fermeture (non renouvèlement de concession hertzienne) d’une chaine d’opposition (disponible sur le câble) et pour les droits de l’homme. Et c’est comme ça depuis 10 ans m’affirme-t-on ici. Ils sont tellement dans leur monde parallèle qu’il est très difficile pour les déçus du chavisme de se rallier à eux. Ils ne montent pas en puissance. C’est la critique des problèmes dans la révolution qui prend (un peu) d’ampleur.
Extrait 4
Ici egalememt, il est tres aise d'etablir une similarite
avec la classe moyenne haitienne opposee au parti Lavalas :
la haine, l'individualisme irrationnels domine dans ce milieu,
Et c'est clair, Preval l'a montre, que cette opposition est incapable de se mettre ensemble,
incapable d'avoir un projet politique commun.
C'est clair aussi qu'ils n'ont pu exister qu'a travers la violence des differents coups d'Etat,
C.est clair aussi que quand ils prennent le pouvoir - (1986-1991; 1991-1994; 2004-2009)
"corruption et lutte de pouvoir reprennent le dessus très rapidement."
La preuve en a ete faite recemment, de 2004 a 2009
Mais ce qui sauvera le processus pendant encore un bout de temps, c’est qu’ils sont tellement pétris de haine, d’individualisme, tellement irrationnels, qu’ils ne peuvent pas s’organiser collectivement pour défendre leur vision politique commune. Et quand ils le font, corruption et lutte de pouvoir reprennent le dessus très rapidement. Le seul moyen pour eux de détruire le processus est la violence. Ils le savent et ont échoué en 2002, où ils auraient pu renverser la dictature. Mais voila, si pour eux rien n’a changé, les pauvres, les miséreux, les exclus, ont retrouvés leur dignité. Et ça ils l’avaient oublié en 2002, et ils l’oublient toujours. Et c’est ce qui sauvera ce processus. car les pauvres eux, s’organisent, s’éduquent, se critiquent et s’autocritiquent, manifestent, et avancent, lentement (trop ?), mais surement.
PS : je sais que ceci était un panorama totalement à charge, né de ma défiance contre les propres membres de ma classe sociale, dans une tentative de rejet systématique pour expier en vain mon habitus petit bourgeois. Merci de me le rappeler.
Source : Escapades Bolivariennes
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