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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Dimanche,l'Etat Christophien par Leslie Péan (fin)

Publié par Elsie HAAS sur 1 Novembre 2009, 10:38am

Catégories : #L.PEAN chronique

Le 20 novembre 1816, le roi Christophe spécifia que le pavillon français ne pourrait rentrer dans aucun port du royaume tant que la France n’aurait pas reconnu l’indépendance d’Hayti. Il rejoint le baron de Vastey qui pense lui aussi que le royaume du Nord n’a aucune obligation de dialoguer avec la France dans ces conditions. Il est conscient du potentiel de destruction du commerce français pour l’indépendance haïtienne. Dans son entendement, les marchands français « pourraient rentrer en concurrence avec les autres nations commerciales, faire naître des rivalités, exciter des brouilleries, dégoûter les étrangers, par leurs intrigues et leurs tracasseries, de notre commerce ». Il se refuse toute complaisance avec un entêtement qui dérange. Il voit dans le commerce français un cheval de Troie permettant aux marchands français d’avoir « les moyens de pouvoir communiquer, de s’insinuer peu à peu dans nos affaires,  nous désunir et nous corrompre, de connaître notre situation morale et politique, de chercher les côtés faibles où ils pourraient diriger leurs attaques».

Pendant que les anciens colons français lancent des attaques vénéneuses et des invectives de toutes natures contre les Haïtiens, ils utilisent en même temps la tromperie pour faire avancer leur projet de reconquête. Pierre Victor Malouet, ancien colon devenu Ministre de la Marine et des Colonies, dira aux Haïtiens que le mot esclave ne sera plus utilisé et sera remplacé par le mot non libre. Sur cette même lancée le commissaire Dauxion Lavaysse, un des agents de Malouet envoyé en Haïti, utilisera aussi des artifices de langage et proposera de remplacer « l’abolition de l’indépendance » par « la restauration de la colonie française dans l’île d’Hayti ».  Enfin, le commissaire Fontanges, en 1816, apporte son obole au non sens en disant que l’indépendance d’Haïti est fictive et ajoute sans embarras que c’est sous la tutelle de la France qu’Haïti aura une indépendance réelle. Cette dernière proposition recevra un rejet franc dans la Déclaration du roi Christophe du 20 novembre 1816. Ce n’est donc pas aujourd’hui que les forces internationales s’amusent à faire accroire des faussetés aux dirigeants haïtiens préoccupés de sortir la tête haute de la fournaise créée par elles.

Parmi les autres pourfendeurs de la propagande obscurantiste coloniale, on mentionnera Julien de Prévost, Secrétaire du Roi et Comte de Limonade, et le baron Alexis de Dupuy. On observera comment le baron Alexis de Dupuy devait dénoncer particulièrement l’offensive de Malouet, Ministre de la Marine de France, croyant « trouver la pierre philosophale dans les propositions directes faites aux généraux Pétion et Borgella, et les plus méritans de leur classe » pour tenter de diviser les Haïtiens en utilisant la question de couleur. Dupuy est parmi un groupe de Mulâtres composé de Jean-Jacques Charéron, Julien de Prévost, Juste Chanlatte, Bernard-Juste Hugonin, etc. qui ne se laissent pas prendre au jeu raciste des anciens colons français et qui rallient Christophe contre Pétion. Tous s’acharnent à démontrer que le projet christophien est convaincant. Le projet de construction de l’État du royaume du Nord s’articule sur des modes réfléchis de direction des affaires nationales et est régulé par une économie produisant des biens tant pour le marché local que pour le marché mondial, socialement responsable et inspiré par des principes d’évolution sociale et de liberté. Le baron de Vastey est formel là-dessus : « Dans cet instant, écrit-il, nous cultivons avec succès les pommes de terre d’Angleterre ; ces tubercules et autres productions exotiques vont augmenter considérablement nos moyens d’existence. Un peuple doit suffire à ses principaux besoins ; s’il attend de l’étranger sa subsistance, il n’est plus le maître de son existence, mais il la lui abandonne ». Vastey semble prendre le contre-pied des thèses du libre-échange économique dominant. On comprend qu’il ait provoqué autant de haine à son égard de la part du statu quo de la colonialité.

 

Les relations internationales de Christophe

 

Christophe veut desserrer l’étau de la communauté internationale. Entre 1816 et sa mort en 1820, il écrit une quinzaine de lettres à Thomas Clarkson en Angleterre et d’autres à des personnalités influentes dont le Tsar de Russie. Face aux menaces françaises d’envoi de missions militaires pour reconquérir Haïti, Christophe y voit la meilleure façon de réunir les Haïtiens. Il est prêt pour la guerre mais il ne néglige pas une solution pacifique avec la France. Les contacts des émissaires du gouvernement français pour améliorer les rapports entre les deux pays se succèdent. Christophe est attaché au principe d’une reconnaissance par l’Angleterre. Dans son entendement, avec une telle reconnaissance, il n’aurait pas besoin de prêter une oreille attentive à la France. Aussi, demande-t-il conseil à ses amis abolitionnistes anglais sur la marche à suivre. Mais il spécifie trois conditions préalables avant toutes discussions avec la France. « Les éléments les plus importants de notre point de vue, dit-il, sont qu’Haïti soit reconnue comme une nation libre souveraine et indépendante ; que son commerce soit libre ; et que les demandes des anciens colons soient abandonnées ».

Christophe se heurte au mur du colonialisme des Européens. Il comprend que l’Angleterre ne peut pas reconnaître l’indépendance d’Haïti sans antagoniser la France. Il s’agit de soumettre Haïti en lui faisant payer cher le prix de sa révolte contre l’ordre esclavagiste et colonial de la communauté internationale. Pour empêcher que la mécanique d’accumulation à partir de la main-d’œuvre servile coloniale ne soit grippée, l’exemple haïtien devait échouer. Nous verrons plus tard les formes que prendra l’organisation de cet échec, tant à l’occasion du boycott d’Haïti exigé par le gouvernement des États-Unis à la rencontre de 1826 à Panama que lors de la séparation de la République Dominicaine d’Haïti en 1844 et des guerres qui s’ensuivront entre les deux pays jusqu’en 1856.  Haïti est l’enjeu du conflit entre partisans et abolitionnistes de la Traite et de l’émancipation des Noirs. Christophe est conscient du dilemme dans lequel Haïti est placée. 

Le 20 novembre 1819, il écrit à Thomas Clarkson pour l’autoriser à démarrer des discussions avec la France en vue de trouver une ouverture pour la signature d’un traité d’amitié entre les deux pays. En ce sens, il envoie une lettre de crédit de six mille livres à  Clarkson tirée sur la société Reid, Irving and Company de Londres pour lui permettre de voyager et de faire les démarches nécessaires avec la France. Mais Christophe scrute l’horizon à la recherche d’un salut qui ne soit pas le passage obligé des rapports avec les Bourbons. Quelques mois auparavant, le 20 mars 1819, sur les suggestions de Thomas Clarkson, il avait envoyé une correspondance au Tsar Alexandre 1er de Russie l’informant de la situation des Africains en Haïti et lui demandant son soutien pour la cause haïtienne face au gouvernement de Louis XVIII. Enfin, Christophe veut utiliser une partie de la fortune qu’il a amassée pour acheter la partie de l’Est de l’Espagne. Il emploie des intermédiaires basés à Londres pour mener les négociations à cet effet.

 

La tragédie de Christophe

  

 Le roi Christophe et les Nordistes posent la question de la responsabilité éthique et citoyenne au cœur de leurs initiatives. Cela se voit d’ailleurs dans la correspondance adressée par Christophe aux républicains de l’Ouest leur demandant de dépasser les intérêts immédiats et personnels en intégrant le royaume du Nord. Mais cette demande altruiste se heurte à la perspective utilitariste des commerçants étrangers, contrôlant par la corruption le gouvernement de la république de l’Ouest.

À travers le Code Henry, l’État édicte les règles de fonctionnement de la société contrairement à l’organisation volontaire née de la culture de l’esclavage telle que promue dans la république de l’Ouest. L’application dogmatique de ces règles de fonctionnement nécessitera des pouvoirs coercitifs de l’État qui engendreront non seulement des zones d’obscurité mais aussi une hostilité et un mécontentement qui mineront la légitimité du système. La résistance contre le travail servile par les anciens cultivateurs sera contournée par la république de Pétion à travers des distributions anarchiques de terres alimentant ainsi une conception dévoyée de l’ethos de la liberté assimilée à l’oisiveté, produisant un désinvestissement dans le travail par les paysans et un repli dans les montagnes autour de la petite production marchande simple (PPMS). L’éthique de la vertu chez Christophe pour institutionnaliser des pratiques de transparence rentrera en contradiction avec la contre-éthique de corruption de Pétion tant au niveau des pratiques individuelles qu’à celui de l’État dans la république de l’Ouest qui la pervertiront et la transformeront en un État corrompu.

 La grande différence entre Christophe et Pétion vient essentiellement de leur conception du pouvoir et de ses spécificités. Tandis que Christophe prend l’universel comme référence en s’attachant à promulguer la loi dans la Constitution de 1811 et le Code Henry de 1812, Pétion reste collé à ce que Michel Foucault nomme les « mécanismes d’exercice effectif de pouvoir». Tout y passe. Des actions, des résistances, des rébellions, de la corruption sous toutes ses formes et la victoire triomphante dans l’échec national. L’irrésistible avènement du pire se prépare avec la confusion introduite dans les esprits qui place l’avenir de l’entité nationale dans une interminable chute aux mains des commerçants étrangers. La perversion de l’institution étatique par les commerçants étrangers deviendra l’objectif essentiel des anciens colons qui  mettront leur poids dans la balance pour que leurs objectifs de colonialité triomphent. L’anomie s’installe.

Christophe prend tous les moyens pour assurer la sécurité, protéger la propriété privée et la stimuler. Les effets de richesse seront visibles dans le royaume du Nord contrairement à la république de l’Ouest. Mais, à sa mort en 1820,  la vision délirante de la liberté triomphe avec un pouvoir qui, en cultivant les bas instincts, fait une invite à la canaille. Haïti inaugure donc la fondation d’une période de régression à l’infini alliant la colonialité des relations internationales à celle du pouvoir national. C’est l’introduction à un édifice conceptuel qui met dans les mains de l’étranger la définition du bien commun en Haïti. Commence alors la période de renversement stratégique à partir duquel l’État devient le garant de l’ordre anomique donnant à la contre-éthique de la contrainte extérieure des marchands étrangers la capacité d’orienter la réflexion sur l’économie et l’organisation sociopolitique. Le mouvement de fond de la colonialité du pouvoir présidentiel autocratique remonte à cette époque. Un système de valeurs refusant toute éthique transcendante et basé sur un besoin d’État marron s’impose à la société entière en se projetant dans l’éternité. L’ignorance crasse qui se développe va s’articuler sur la construction d’un modèle éducatif basé sur le refus de savoir. La colonialité triomphe non seulement au point de vue du pouvoir mais aussi au point de vue du savoir, de l’avoir et de l’être.

La victoire de Christophe au niveau de l’accumulation est sa plus belle réalisation particulièrement dans sa promotion de l’État développementiste, au sens où l’entend Amiya Kumar Bagchi, c’est-à-dire « un État qui met le développement économique comme la priorité capitale de la politique gouvernementale et qui est capable de créer des instruments effectifs pour réaliser cet objectif ». Son refus du pacte postcolonial de la dette extérieure est sa plus grande contribution. Ainsi l’économie du royaume du Nord échappera au contrôle des marchands et négociants étrangers. Christophe jette les bases de l’industrie nationale avec la création des manufactures du Roi telles que la fonderie de Sans-Souci produisant des canons, des boulets et des fusils pour l’armée. Également, le coton produit dans l’Artibonite était transformé en cotonnades dans la filature du Roi qui servaient à fabriquer des vêtements. Christophe avait aussi fait installer une usine de fabrication de poudre et une verrerie.

Mais le plus grand investissement de Christophe fut sans doute dans l’éducation. Il créa une quinzaine d’écoles primaires et secondaires publiques, une école de dessein, une école de musique, et fit venir d’Angleterre des professeurs pour dispenser des cours en anglais et en français dans les disciplines suivantes : arithmétique, grammaire, histoire, géographie, latin, anglais et français. Une académie royale dispensait des cours de mathématiques, de chimie, de littérature et une école de médecine fonctionnait sous la supervision de Duncan Stewart, son médecin personnel. Christophe adopta le système d’enseignement lancastérien permettant aux élèves les plus avancés d’enseigner aux autres. Grâce à l’appui de Clarkson et de Wilberforce, il recruta six professeurs anglais qualifiés dans cette méthode qui lui permirent d’ouvrir six écoles lancastériennes à Sans-Souci, Cap-Henry, Port-de-Paix, Gonaives, Saint-Marc. Pour Christophe, le meilleur moyen de combattre l’héritage esclavagiste était de dispenser l’éducation à tous. Pour cette raison essentielle, il en fit la priorité de son gouvernement.   

La souveraineté nationale qu’il revendiquait à partir de l’opulence de son royaume sera bradée après sa mort. Selon Vergniaud Leconte, le trésor de Christophe serait évalué entre 15 millions et 30 millions de piastres. D’après Madiou, Christophe a pu thésauriser 17.437.823 de gourdes-or et argent dans ses coffres à la Citadelle. À un moment où la gourde était à parité avec le dollar, ces 17 millions et demi de dollars représentaient six années de revenus du gouvernement de l’île entière sous le gouvernement de Boyer dont les recettes de 1821 à 1824 représentent une moyenne annuelle de 3 millions de dollars l’an. D’après Alain Turnier, Christophe avait amassé cette fortune dans le but de payer une indemnité à la France et aussi pour pouvoir acheter la partie de l’Est de l’île de l’Espagne. Dans le chaos des dévastations et pillages qui suivront son suicide le 8 octobre 1820, la lumière ne sera jamais faite sur cette fortune. Sous les ravages et les décombres, le président Boyer a pu quand même s’approprier du montant d’un million 600 mille gourdes. Selon Madiou, Boyer aurait utilisé une partie de cette somme pour financer le soulèvement de la faction pro-haitienne dans la partie de l’Est réclamant l’intégration à Haïti dans les premiers jours de 1822.

La tragédie de Christophe, pour parler comme Aimé Césaire, vient de sa volonté de « réussir quelque chose d’impossible ». Le monarque n’a pas réalisé que le peuple d’anciens esclaves voulait se libérer de ses chaînes tout en ne sachant pas en quoi elles consistaient vraiment. L’important pour eux, c’était de se libérer du travail forcé des plantations. Pourtant, ces chaînes de la plantation n’étaient pas les seules. La plus importante de ces chaînes est celle, moins visible, logée dans les têtes. Les chaînes de la menace et de la peur irrationnelle créant le chaos. Mais Christophe ne laisse pas la peur d’un retour des Français le paralyser. Au contraire, il se prépare à les recevoir. Il pense clairement, loin de toute panique et il organise l’ordre social dans son royaume en limitant la liberté des individus, certes, mais pour leur propre bien. Mais, l’ancien esclave ne le voit pas ainsi et veut se conduire à sa guise au risque de s’autodétruire.

 Christophe a fait le choix d’imposer la justice en interdisant un certain nombre de mauvaises pratiques. Ses mesures de punition et de châtiment se retourneront contre lui et inspireront la peur et la terreur en chacun de ses collaborateurs et à ses gouvernés. Le malaise qui en résulte sera exploité pour marginaliser le royaume du Nord sur la scène internationale mais aussi sur l’île d’Haïti. Sa répression féroce de 1812 à Saint-Marc laisse des traces profondes. Il ne faut donc pas s’étonner que ce soit à Saint-Marc que l’étendard de la révolte soit brandi en 1820 avant qu’elle se propage au Cap-Haïtien et enfin à Sans-Souci parmi sa garde rapprochée. Son adversaire Pétion choisira le camp de la liberté anarchique, de la licence, au risque de l’autodestruction. Aussi, ne se préoccupe-t-il pas d’avoir un Code de lois mais de promulguer des ordonnances, des décrets et des circulaires, au gré des humeurs de la présidence. Son successeur Boyer tentera une codification des lois en septembre 1818 avant d’abandonner cette idée qui sera reprise en 1825, sans faire référence au Code Henry.

 

Baron Valentin Pompée de Vastey, Réflexions Politiques sur quelques Ouvrages et Journaux Français concernant Hayti, op. cit., p. 134

Ibid., pp. 133-134.

Ibid., p. 87.

Thomas Madiou, Histoire d’Haïti, Tome V (1811-1818), Editions Deschamps, P-a-P, Haïti, 1988, pp. 400-412.

Deuxième lettre du baron de Dupuy à H. Henry, auteur du pamphlet intitulé : Considérations offertes aux Habitants d’Hayti sur leur Situation actuelle et sur le Sort présumé qui les attend ..., P. Roux, Imprimerie du Roi, Cap-Henry, 30 Décembre 1814, p. 14.

Baron Valentin Pompée de Vastey, Réflexions Politiques sur quelques Ouvrages et Journaux Français concernant Hayti, op. cit., pp. 111-112.

« King Henry to Thomas Clarkson, Novembre 18th, 1816 », dans Earl Leslie Griggs and Clifford H. Prator, Henri Christophe and Thomas Clarkson – A correspondance, Greenwood Press, New York, 1968, p. 98.

« King Henry to Thomas Clarkson, July 29th, 1819 », dans Earl Leslie Griggs and Clifford H. Prator, op. cit., pp. 149-152.

« King Henry to Thomas Clarkson, Novembre 20th, 1819 », dans Earl Leslie Griggs and Clifford H. Prator, op. cit., p. 169.

James Franklin, The Present State of Hayti, John Murray, London, 1828, p. 229.

Michel Foucault, Dits et Écrits, Vol. IV, Gallimard,  Paris, 1976, p. 93.

Amiya Kumar Bagchi, « The Developmental State under Imperialism» dans K. S. Jomo (ed), Globalization under Hegemony – The Changing World Economy, Oxford University Press, India and New York, 2006, p. 227.

Dantès Bellegarde, Histoire du Peuple Haïtien, Collection du Tricinquantenaire de l’Indépendance d’Haïti, P-a-P, 1953, p. 116.

Vergniaud Leconte, Henri Christophe dans l’Histoire d’Haïti, Éditions Berger-Levrault, Paris, France, 1931, p. 430. Le piastre est l’équivalent du dollar américain.

Sur la fortune laissée par Henri Christophe, on lira Thomas Madiou, Histoire d’Haïti, Tome VI, op. cit., p. 99. Voir également François Blancpain, Un siècle de relations financières entre Haïti et la France (1825-1922), op. cit., p. 58. Voir aussi Alain Turnier, Quand la nation demande des comptes, op. cit., pp. 71-72. André Marcel d’Ans parle plutôt d’un trésor de 6 millions de dollars qui fut trouvé dans les caisses de Christophe. Lire André Marcel d’Ans, Haïti – Paysage et Société, Karthala, 1987, p. 185.

Beaubrun Ardouin, Études sur l’Histoire d’Haïti, Tome dixième, op. cit., p. 14.

Aimé Césaire, La tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, Paris, 1970, p. 62. 

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M
Excellente analyse. Je n'ai pas lu mieux jusqu'ici.
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M
Excellente analyse. Je n'ai pas lu mieux jusqu'ici.
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S
L'analyse est de M. Leslie Péan. Vous pouvez nous aider en faisant circuler ce texte parmi vos contacts. Merci.

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