sur : http://www.michelcollon.info/
dont celui-ci :
Sans les esclaves, nous serions perdus!”
il est important de faire circuler les informations : celui qui sait lire lit pour les autres, celui qui peut traduire et/ou résumer en créole, le fait. Aider le peuple haïtien à un des moments le plus tragique de son histoire, c'est aussi faire connaître son histoire, lutter contre le récit unique et manichéen proposé par les zentellectuels du Collectif NON/ Collectif 2004, et repris par l'ensemble des média dominants, fort aises de trouver des Haïtiens pour faire le boulot de dénigrer le peuple haïtien.
Mais ce drapeau ne vaut absolument pas pour les colonies. Le nouveau régime entend absolument conserver de l’ancien cette source de profits gigantesques. Certes, la Convention abolira formellement l’esclavage en 1794, mais elle se gardera bien d’appliquer cette décision. Et Napoléon rétablira bien vite la légalité de l’esclavage. Il brisera impitoyablement la révolte des esclaves qui avaient fondé une République libre d’Haïti et emprisonnera le chef des milices d’esclaves, Toussaint Louverture, jusqu’à la fin de ses jours, dans une geôle humide et glaciale de Haute-Savoie. La démocratie a ses limites.
Le général Leclerc, beau-frère de Napoléon, lui écrivait de l’île : « Voilà mon opinion sur ce pays : il faut supprimer tous les nègres des montagnes, hommes et femmes, et ne garder que les enfants de moins de douze ans, exterminer la moitié des Noirs des plaines, et ne laisser dans la colonie aucun mulâtre portant des galons. »
Incroyable : pour obtenir son indépendance, Haïti devra même se saigner pour ‘indemniser’ la France ! Galeano conclut : « Le pays naquit en ruine et ne se releva pas : aujourd’hui, c’est le plus pauvre de l’Amérique latine. »
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