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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


« GOUVERNEURS DE LA ROSÉE » LU AVEC MICHEL SERRES

Publié par Elsie HAAS sur 13 Juin 2010, 09:27am

Catégories : #CULTURE


P. Jorel François, op
Moun - Revue de philosophie 6 (2007) 41-69
Liminaire

Le texte que nous reproduisons ci-dessous a été publié en 1974 1. Il est pourtant d’une actualité telle qu’il nous paraît être l’un des plus vibrants hommages que l’on puisse rendre à Jacques Roumain (1907-1944) en cette année du centenaire de sa naissance. Ce qui suit a pour but de le présenter tout en se voulant une réflexion résultant d’un dialogue à interlocuteurs variables. Dialogue d’une part avec ce que pense Michel Serres du Gouverneurs de la Rosée de Jacques Roumain, et d’autre part dialogue avec quelques aspects de la réalité de l’Haïti d’aujourd’hui – de l’Haïti de toujours. Et en fin de compte, dialogue impliquant Jacques Roumain lui-même puisque tout ceci se fait à partir de son roman.
Mis à part le commentaire final que la lecture de Michel Serresnous a occasionné autour de l’origine de la religion, il nous semble que nous pouvons tout à fait souscrire à l’approche qu’il a faite de cette oeuvre maîtresse de Jacques Roumain.
Philosophe bien connu en France et aux États-Unis d’Amérique, Michel Serres est né en 1930. Il est agrégé de philosophie et docteur ès Lettres. Son champ de recherche recouvre l’histoire de la philosophie et des sciences. Dépasser la pensée schismatique occidentale en cherchant à intégrer les savoirs est, nous semble-t-il, l’une des contributions majeures de sa pensée à la culture contemporaine.
On peut alors l’inscrire au nombre des postmodernes qui contestent pour ainsi dire le réductionnisme du cogito cartésien et même plus en amont, celui du tiers exclus. Depuis 1990, Michel Serres est membre de l’Académie française.

 

Le texte que nous reproduisons provient du troisième tome d’un corpus de cinq livres, intitulé Hermès 2, numérotés de I à V 3, tous traitant de l’herméneutique, incontournable en philosophie, en droit, en littérature… depuis les travaux de Hans-Georg Gadamer (1900-2002) 4. Hermès III est composé de quatre chapitres. Le premier chapitre s’intitule « Les sciences », le deuxième « La philosophie», le troisième « La peinture » et le dernier, « La terre ». À partir du phénomène de la traduction, l’auteur dialogue avec des hommes de sciences tel Jacques Monod (1910-1976), des peintres comme Johannes Vermeer (1631-1675), des penseurs éponymes des courants de la philosophie moderne et contemporaine comme René Descartes (1596-1650). Un dialogue qui se fait sur le fond de toute l’histoire de la pensée occidentale.

 

C’est donc aux côtés de Descartes, de Leibniz (1646-1716), d’Auguste Comte (1798- 1857), et d’autres grands de l’histoire de la pensée occidentale que Jacques Roumain est cité. Toute la quatrième partie du livre est consacrée à son oeuvre posthume: Gouverneurs de la rosée.
Michel Serres salue en Jacques Roumain le pionnier d’une littérature nouvelle. Une littérature du Sud, qui s’est – peut-être – appropriée l’outillage conceptuel de l’Occident sans pourtant répéter le modèle. Une littérature qui a su trouver sa voie. Une littérature vivante où les mots disent les choses.

 

1. Sur fond de Fonds-Rouge
Le roman, comme chacun sait, fut écrit dans un contexte où une bonne partie de l’intelligentsia française, haïtienne et du monde entier, soutenait les idées marxistes. Qu’on se rappelle Anatole France (1844-1924), André Gide (1869-1951), Louis Aragon (1897- 1982), Jean-Paul Sartre (1905-1980), Raymond Aron (1905-1983) en France et en Haïti, Jacques Stephen Alexis (1922-1961), René Dépestre (1926) par exemple et bien avant ces derniers : Jacques Roumain. Tous voulaient un monde nouveau et cette nouveauté, royaient-ils, ne pouvait venir qu’avec l’avènement du socialisme.
À travers Manuel Jean-Joseph, protagoniste du Gouverneurs de la Rosée, Roumain voulait un changement pour Fonds-Rouge – Haïti en modèle réduit 5. Communiste, fondateur du premier Parti Communiste Haïtien, la thèse de son roman est naturellement marxiste.
Par le fait même, elle se veut scientifique et moderne. Elle s’inscrit alors dans ce parti pris intellectuel de l’époque. La réalité doit se plier aux lois de la raison qui cherche à la domestiquer, à la maîtriser.
La science, contrairement aux idées reçues, contrairement aux incantations religieuses, est ce qui doit conduire la race humaine au progrès. Les théories sont là, il n’importe que de les appliquer, d’autant plus qu’elles ont « fait leur preuve » et ont donné des « résultats » ailleurs.

 

Pourtant, c’est justement au moment où il faut appliquer cette thèse rationaliste, dogme de la modernité, du scientisme, qu’elle butte contre l’atavisme du milieu haïtien symbolisé par la paysannerie. Jacques Roumain, à l’exemple des patrons et les coupeurs de canne à Cuba 6, n’eût d’autre choix que de s’asseoir autour d’une table de négociation, et de cum-ponere, de composer, de causer avec elle. Le roman qui se voulait antireligieux, peut-être même antichrétien, en tout cas manifestement anti-vodou 7, se voit alors traversé tant par l’un – le christianisme – que par l’autre – le vodou.

De l’enchaînement des causes aux effets, de la volonté de maîtriser le réel, on passe au symbolisme religieux, au lyrisme poétique. La thèse se double de son anti-thèse, d’une approche qui est tout sauf « scientifique ».
D’un côté le monde des humains, de la science, d’un autre côté, celui de Dieu ou des esprits, de la Providence. D’un côté, le rythme des saisons, les nuages qui font tomber la pluie et d’un autre, le travail acharné de l’homme 8. Ce dernier est invité à conquérir ce que le ciel lui refuse tout en continuant, du moins, en tolérant, par respect pour les traditions, que quelques poulets soient égorgés et la terre, imbibée de quelques gouttes de café ou de rhum, en l’honneur d’esprits… impuissants ou incléments, vraisemblablement incapables de donner ce qui leur est demandé.


Le héros, Manuel Jean-Joseph, tel le Messie, est d’ici sans être tout à fait d’ici. Il est du milieu et pourtant il vient d’ailleurs. Venu d’ailleurs, il est un étranger, un dépaysé, un homme de ville. Il arrive du pays de l’invention de l’histoire, de la politique, du capital,du lucre, de la civilisation industrielle, de la frénésie du changement, de la vitesse, de l’athéisme de masse.
Il est en même temps d’ici. Voilà quinze ans, il était à Fonds- Rouge 9. Il est né ici, il a grandi ici. Il était parti certes, mais il était et il est resté l’homme du terroir, du monde du corps à corps avec la terre 10, de l’invention des cultes agraires, des grandes célébrations vodou, du monde des inerties, du pareil au même, de la résignation, des attaches aux ancêtres, à sa région, à son lakou 11, aux loa 12.


La majorité des Haïtiens sont des paysans, tout au moins dans leur esprit. Tels des arbres, ils sont attachés à leurs racines, à leur région. " Besoin viscéral d’avoir des repères géographiques. Fixisme.
Refus obstiné de bouger. D’avancer. Crainte légendaire de se perdre – au carrefour. Nous ne partons pas, ou s’il nous arrive de partir, nous partons sans partir. Nous reconstituons ailleurs le ghetto. Pêle-mêle. Sans coordination. Sans organisation. Transhumance, nomadisme : habitudes propres aux peuples de pasteurs.
Des milieux désertiques. Moeurs orientales étrangères à notre mentalité de sédentaires. À notre économie « agricole ».
Il faut que nous soyons ici, à Fonds-Rouge, comme attachés à un pieu, entre nous, enchaînés, rivés à la cale du navire qui nous transportait, de la cale à l’Habitation du colon, à la Terre de chez nous. Avec les mêmes rengaines, les mêmes clichés, les mêmes cancans, les mêmes habitudes. Nous partons sans partir. Et s’il est vrai que nous étions partis, dix ans, quinze ans, cinquante ans après, il faut que nous retrouvions le chemin du retour. Papa Legba est là pour nous l’indiquer 14. Pour nous ouvrir la barrière. La route. Il faut que nous revenions. Pour une libation. Comme pour entretenir le traumatisme de l’esclavage, ou conjurer l’arrachement. Saluer la terre, honorer l’arbre du nombril. La pierre sous laquelle est enterré le manman-vant 15. Les loa de la famille, les esprits de la Nation. Animisme? Michel Serres regrette le mot. Certains penseurs africains aussi. Reprenons-le, en attendant qu’un autre soit inventé. Il n’y a pas plus vodou, nous semble-t-il, que cet attachement à la terre, aux racines, à la région de sa naissance, au lakou, au son du qui leur sont proches, et qui leur sont tantôt favorables, tantôt défavorables selon qu’ils s’estiment bien honorés ou non, au son du tam-tam qui nous fend la poitrine, nous démange, et qui nous suit jusqu’à la transe, jusqu’au délire…
La terre est desséchée. Les arbres sont massacrés. L’agriculture menacée. Et avec elle, la culture. Le soleil brille, grille tout ce qui est vert, tout ce qui est vie. Les Haïtiens, pardon, les Habitants de Fonds-Rouge, divisés entre eux, burinés par la haine, les haines tribales de l’humain de toujours, de l’Afrique d’antan 16, les haines de la colonie de Saint-Domingue à l’Haïti d’aujourd’hui, du nègre bossal vis-à-vis du nègre créole 17 ou du nègre-feuille vis-à-vis du nègre-la-cour 18, l’un armé de sa serpette, l’autre de son fouet de commandeur, les yeux levés vers le ciel, dans les temples, jeûnent, chantent, dans les péristyles et les rues défoncées, au rythme du tambour assotor ou des grosses caisses pentecôtistes, dansent le calenda ou le calypso, le rara ou le carnaval, crachent en l’air, font des libations, la conscience tranquille, la conscience tranquillement endormie, en attendant un miracle.


Un miracle du ciel. De la part des pays du Nord. Ces États qui n’ont pas applaudi à notre Indépendance. Qui ont tout fait pour saborder notre émersion. Ces pays qui se disent pourtant nos « amis ». Qui l’ont toujours été et qui sont toujours là, à nos côtés, pour nous « aider ». Comme ils l’ont toujours fait. Ils l’ont tellement « bien fait » que nous ne devrions plus avoir besoin d’eux. Ils nous ont « aidé » à pouvoir nous « passer » d’eux. À nous « structurer ». À voler de nos « propres » ailes. Ils nous ont « éclairé » la lanterne. « Ouvert » l’esprit. « Civilisés ». « Sauvés ». Pourtant nous avons encore besoin d’être sauvés. Sinon, « nous mourrons tous » 19, étouffés par le chômage érigé en système, sub-mergés par les rivières de boue qui nous viennent de nos mornes déboisés. Nos « villes » ne sont pas drainées. Nos routes, des sentiers scabreux. Tout est à faire et pourtant Haïti, nous clame-t-on, n’a pas de « capacité d’absorption ».
Premier pays électrifié de la Caraïbe, aujourd’hui nous ne savons plus ce que c’est que l’énergie électrique. L’État ne semble plus avoir de ressources pour nous en fournir... Puisqu’il faut garder la tête hors de l’eau, se tenir au diapason du confort moderne avec des moyens limités, mal gérés, chacun alors se débrouille. Solutions de fortune. Nécessité pratique. Échappatoire égoïste. Des groupes électrogènes par-ci, des groupes électrogènes par là. Presque chaque maison individuelle, un central thermoélectrique. Pollution sonore. Risques incalculables d’incendie. Dépenses folles. Gaspillage. Nous mourrons tous. Nous ne savons plus comment planter des arbres.


Parce que, malgré cette fidélité apparente à la terre, aux coutumes, nous ne sommes plus tout à fait des nègres de Fonds-Rouge, des nègres d’Afrique, des paysans. Nos terres émiettées, délavées ne pouvant plus nous contenir – l’explosion démographique aidant –, nous avons refusé d’être haïtiens, c’est-à-dire des nègresmornes, des nègres-feuilles 20. Quoique à la campagne, dans l’obscurité, dans l’obscurantisme, le traditionalisme, le fixisme, nous sommes des « citadins ». Nous avons tous ou presque une mentalité de « citadin ». Nous avons trop bien intégré les leçons des pays amis. Qui ont acheté nos campêches 21. Organisé l’extinction de notre cheptel porcin. Les amis qui nous ont aidés à en finir avec nos mapous 22. Nos ancêtres savaient planter des arbres. Eux, étaient des nègres de Fonds-Rouge, des Haïtiens, des paysans. Des vrais. Des nègresgros- orteils 23. Des « ignares ».


1 Cf. plus loin pp. 71-96 : Michel Serres, Hermès III : La traduction, Paris, Les éditions de Minuit, 1974, pp. 243-268.
Jorel François

2 Titre éponyme du dieu grec dont le nom signifie messager, traducteur, interprète.
3 M. Serres, Hermès I : La communication; II: L’interférence; III : La traduction; IV :
La distribution; V : Le passage du Nord-Ouest, Paris, Les éditions de Minuit, 1969-1980.
4 Signalons Vérité et méthode, son ouvrage fondamental paru en 1960 où Gadamer dénonce, notamment chez les Modernes, la prédominance de la méthode sur la vérité.
« Gouverneurs de la rosée » lu avec Michel Serres

5 Le Docteur Eddy Arnold Jean écrit : « À travers Fonds-Rouge se trouvent en filigrane Haïti, l’humanité des exploités ». Eddy Arnold Jean, Le XXe siècle haïtien, Port-au-Prince, Éditions Haïti-Demain, 2002, p. 127.
6 Cf. Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, Port-au-Prince, Fardin, 2003, pp.
98-100.
7 Nous choisissons cette orthographe plus fidèle à l’étymologie africaine du mot que l’orthographe vaudou. Composé de deux termes : « vo » et « dû », le mot appartient à la langue fon du Dahomey – l’actuelle république du Bénin. Il désigne tout ce qui est mystérieux pour les hommes et renvoie alors au divin (cf. Claudine Michel, Aspects éducatifs et moraux du vodou haïtien, Port-au-Prince, Le Natal, 1995, p. 23). D’autres mots comme hounsi, hougan ou honmfò, présents dans le répertoire langagier du vodou haïtien sont également dahoméens d’origine.
Il nous semble qu’il faut distinguer, dans le vodou haïtien, un aspect religieux et un autre culturel. Tandis que l’aspect culturel embrasse tout ce qui a trait au folklore, à la danse, la musique, bref à la production artistique, l’aspect religieux englobe tout ce qui tourne autour du culte, du rapport aux esprits. En tant que religion, le vodou touche une quantité importante d’Haïtiens, mais pas tous. Il n’est pas honnête de penser qu’être haïtien équivaudrait à être un adepte du vodou. Néanmoins, il nous semble que, Haïtiens, nous sommes tous plus ou moins sensibles au vodou dans sa
dimension culturelle.

8 Cf. J. Roumain, Gouverneurs de la rosée, pp. 42-43.
9 Cf. J. Roumain, Gouverneurs de la rosée, pp. 32-33.

10 « Je suis planté dans cette terre, je suis lié à cette terre », se dit Manuel en luimême. J. Roumain, Gouverneurs de la rosée, p. 56.
11 Regroupement de maisons.
12 Esprits-lares. Nous n’avons pas mis « dieux » car le vodou haïtien s’accommode le monothéisme (voir par exemple Antoine Innocent, Mimola ou l’histoire d’une cassette, Port-au-Prince, Fardin, 1999, p. 18). Les esprits ou loa assimilés iconographiquement aux anges et aux saints, sont considérés comme des médiateurs entre Dieu et les hommes. Le Dieu vodou est un peu comme celui d’Aristote : il est éloigné de la terre et ne se mêle pas des affaires des hommes. Aussi les vodouisants, entendons les adeptes du vodou, recourent-ils à ses messagers : les esprits, les anges, comme ils disent,

13 Manuel a beau faire des détours, il est resté quinze ans à Cuba, le revoilà à Fonds- Rouge (cf. J. Roumain, Gouverneurs de la rosée, p. 32). Délira le regarde s’en aller dans les mornes. Certes elle éprouve quelques craintes, mais elle sait qu’il ne peut s’en aller à tout jamais (ibid., p. 111). Les habitants abandonnent le village, qui pour la
République Dominicaine, qui pour le bourg-jardin le plus proche (nous reviendrons sur ce terme). Bienaimé, confiant, sait qu’ils reviendront : « Le cheval connaît la longueur de sa corde » (ibid, p. 115). Pareil pour Destine qui vient annoncer son départ: « Prends courage, Destine, tu retourneras », lui fait savoir Délira (ibid., p.127).
14 Legba est, dans le vodou haïtien, l’esprit des carrefours.
15 Placenta.
16 Depi nan Ginen nèg rayi nèg, dit le proverbe créole, les Nègres se détestent bien avant même qu’ils ne soient arrivés en Haïti. Cette haine, que l’on dit haïtienne, n’est pas quelque chose qui nous serait propre, mais une réalité qui relève de l’humain en général. À remarquer que les prédicateurs de missions anti-superstitieuses aimaient plutôt dire : « depi nan Jezu-Kri nèg renmen nèg », en Jésus Christ, nous nous aimons tous. Nous attendons avec impatience le livre de Suze M. Mathieu, Depi nan Ginen nèg renmen nèg, les Nègres s’aiment bien avant d’être arrivés en Haïti. Il sera une
contribution certaine dans les efforts déployés pour agir sur les mentalités, essayer de nous aider ensemble à nous ouvrir et qui sait, à secouer nos inerties.
17 a) Esclave fraîchement arrivé dans la colonie de Saint-Domingue b) esclave né
dans la colonie.
18 a) Habitant du pays profond b) paysan éveillé et instruit.
19 J. Roumain, Gouverneurs de la rosée, p. 13.
20 Haïti ne signifie-t-elle pas « terre haute, terre montagneuse » ?
21 Le campêche est apparenté au haematoxylon. Haematoxylon campechianum est son nom scientifique. Il était très recherché pour la confection des meubles à cause de sa consistance et de sa dureté. On l’utilisait aussi dans la fabrication de la teinture. Haïti exportait massivement ce bois vers les pays du Nord.
22 De son nom scientifique, Ceiba pentandra, le kapokier Ceiba, ou encore le mapou, est un arbre gigantesque qu’on ne trouvait pratiquement qu’en Haïti. La mentalité populaire veut qu’il serve de reposoir aux loa. Aussi était-il à la fois vénéré et redouté.
23 Des va-nu-pieds incultes, non civilisés.


  Le texte complet www.philosophiehaiti.org/institution/.../moun6_41_70.pdf

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