Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Haïtiens, investissez dans l'agriculture, l'industrie et l'artisanat dans votre pays

Publié par siel sur 29 Avril 2011, 09:19am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Faire appel aux investisseurs haïtiens paraît de la folie.

Vu le désordre entretenu dans le pays à dessein par ceux

qui refusent  de céder ne serait-ce qu'une parcelle

de leurs monopoles.


Décourageant, n'est-ce pas , quand tous les secteurs

de l'économie sont verrouillés par les MRE, leurs filleuls politiques

et les ONG.

VOIR Haiti and the international aid scam

 

Un vrai casse-tête contre lequel nombreux sont ceux qui se sont

cassés la tête,

ont perdu leurs économies

et d'autres qui y ont  carrément laissé leur vie.

 

C'est une pari risqué.

Mais quel autre choix?

De toutes les façons, il n'y a aucun  moyen  d'éviter

de se retrouver face à ces monopoles.

 

Ne pas bouger et continuer à gémir ?

Laisser la place aux jeunes occidentaux

qui sont plus que jamais à la recheche

de moyens de survie ?

VOIR rue89,L'éducation, nouvelle bulle spéculative aux Etats-Unis

 

Se retrouver comme aux Antilles françaises

avec le phénomène de remplacement des

classes moyennes haïtiennes par des étrangers ?

Phénomène que Césaire a nommé "génocide par substitution."

 

Pour éviter de tomber dans la facilité

du "ya ka", il faut d'abord:


- éviter les vieilles recettes avec les mêmes "vieilles" personnalités

qui, années après années, font des banques de "ressources humaines"

sans que cela ne débouche sur rien d'autre

que des petits jobs pour quelques bien en cours.

Ces terrains-là sont soit minés,

soit sont des impasses

qui se traduisent par une perte de temps

d'énergie, après un travail énorme de recherche

qui aboutit au fond d'un tiroir

link

ou bien dont les idées sont reprises

et produites par d'autres.

 

Ensuite, étant donné que l'argent est le nerf de la guerre.

Où le trouver ?


-éviter les vieilles recettes ONG, USAID, FMI, UE et autres bailleurs de fonds

qui vont vous "abattre" sous le poids des paperasses

et vous démobiliser.

Ce sont des réseaux fermés et très idéologiques

qui n'acceptent que les projets conservateurs

sans grand intérêt  à long terme pour le développement

de l'économie du pays.

Et qui, avant toute chose, exigent la conformation à l'esprit de

dépendance de ces organismes.

 

-éviter également les jointventure avec les monopoles locaux

dont les apports financiers sont tellement maigres, des cacahouètes,

qu'ils ne permettent jamais au projet d'aboutir.

Au contraire, ces financiers locaux, le conduisent à l'échec.

Une manière subtile de décourager les entreprises novatrices

et indépendantes qui pourraient les concurrencer.

 

L'argent, on peut le chercher ailleurs dans les pays émergents du Sud.

Prenons concrètement l'exemple de la cerise acerola.

VOIR Haitiens pour votre santé et votre porte-monnaie, mangez, cultivez et exportez des cerises"pays"

Vous voulez développer une petite entreprise qui va produire

du jus du cerise pour la consommation locale

et l'exportation.

Cherchez dans la région : Caraïbes, Amérique du Sud,

les producteurs INDEPENDANTS et BIO de jus de fruits

qui seraient intéressés à trouver de nouvelles sources d'approvisionnement.

 

Evidemment, pour penser et réussir un tel projet

"ya ka" ne fait pas parti du programme,

faut s'assurer des récoltes de cerises,

du rendement, de la fabrication des jus, de l'emballage,

des prix de fabrication, des prix de revient, etc.

Toutes choses qui sont de la compétence d'un industriel.

 

Si les Haïtiens progressistes "marrent leurs reins"

refusent de baisser les bras, s'aguerrisent contre les monopoles

et s'aventurent à aller chercher d'autres partenaires,

les petites industries "propres" pourraient se multiplier

dans l'ensemble des départements.

`

Mais avant tout, il existe un impératif catégorique,

celui de la conscience du "bien commun".

 

Il est possible de faire de l'argent, de vivre bien de son travail,

non pas comme les "Barons de Time is money"

en important des "cochonneries"

pour s'enrichir facilement,

ou en créant des "sweatshops"

ou en transforamt l'ensemble du territoire en "zones franches"

gardées par une armée mercenaire anti-peuple;

mais en pensant à améliorer les conditions de vie

de la population.

 

Ce n'est pas gagné.

Parce qu'à l'obstruction des monopoles locaux et internationaux,

au désordre organisé,

il faut ajouter d'autres maux,

comme la corruption des petits et grands chefs locaux,

des politiciens véreux

et autres messieurs 30%

+ les anciens militaires et para-militaires

qui appartiennent à la même mafia des "san maman".


Il ne reste plus qu'à penser, pour se donner du courage,

à la fable d'Esope, "

link

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents