Faire appel aux investisseurs haïtiens paraît de la folie.
Vu le désordre entretenu dans le pays à dessein par ceux
qui refusent de céder ne serait-ce qu'une parcelle
de leurs monopoles.
Décourageant, n'est-ce pas , quand tous les secteurs
de l'économie sont verrouillés par les MRE, leurs filleuls politiques
et les ONG.
VOIR Haiti and the international aid scam
Un vrai casse-tête contre lequel nombreux sont ceux qui se sont
cassés la tête,
ont perdu leurs économies
et d'autres qui y ont carrément laissé leur vie.
C'est une pari risqué.
Mais quel autre choix?
De toutes les façons, il n'y a aucun moyen d'éviter
de se retrouver face à ces monopoles.
Ne pas bouger et continuer à gémir ?
Laisser la place aux jeunes occidentaux
qui sont plus que jamais à la recheche
de moyens de survie ?
VOIR rue89,L'éducation, nouvelle bulle spéculative aux Etats-Unis
Se retrouver comme aux Antilles françaises
avec le phénomène de remplacement des
classes moyennes haïtiennes par des étrangers ?
Phénomène que Césaire a nommé "génocide par substitution."
Pour éviter de tomber dans la facilité
du "ya ka", il faut d'abord:
- éviter les vieilles recettes avec les mêmes "vieilles" personnalités
qui, années après années, font des banques de "ressources humaines"
sans que cela ne débouche sur rien d'autre
que des petits jobs pour quelques bien en cours.
Ces terrains-là sont soit minés,
soit sont des impasses
qui se traduisent par une perte de temps
d'énergie, après un travail énorme de recherche
qui aboutit au fond d'un tiroir
ou bien dont les idées sont reprises
et produites par d'autres.
Ensuite, étant donné que l'argent est le nerf de la guerre.
Où le trouver ?
-éviter les vieilles recettes ONG, USAID, FMI, UE et autres bailleurs de fonds
qui vont vous "abattre" sous le poids des paperasses
et vous démobiliser.
Ce sont des réseaux fermés et très idéologiques
qui n'acceptent que les projets conservateurs
sans grand intérêt à long terme pour le développement
de l'économie du pays.
Et qui, avant toute chose, exigent la conformation à l'esprit de
dépendance de ces organismes.
-éviter également les jointventure avec les monopoles locaux
dont les apports financiers sont tellement maigres, des cacahouètes,
qu'ils ne permettent jamais au projet d'aboutir.
Au contraire, ces financiers locaux, le conduisent à l'échec.
Une manière subtile de décourager les entreprises novatrices
et indépendantes qui pourraient les concurrencer.
L'argent, on peut le chercher ailleurs dans les pays émergents du Sud.
Prenons concrètement l'exemple de la cerise acerola.
VOIR Haitiens pour votre santé et votre porte-monnaie, mangez, cultivez et exportez des cerises"pays"
Vous voulez développer une petite entreprise qui va produire
du jus du cerise pour la consommation locale
et l'exportation.
Cherchez dans la région : Caraïbes, Amérique du Sud,
les producteurs INDEPENDANTS et BIO de jus de fruits
qui seraient intéressés à trouver de nouvelles sources d'approvisionnement.
Evidemment, pour penser et réussir un tel projet
"ya ka" ne fait pas parti du programme,
faut s'assurer des récoltes de cerises,
du rendement, de la fabrication des jus, de l'emballage,
des prix de fabrication, des prix de revient, etc.
Toutes choses qui sont de la compétence d'un industriel.
Si les Haïtiens progressistes "marrent leurs reins"
refusent de baisser les bras, s'aguerrisent contre les monopoles
et s'aventurent à aller chercher d'autres partenaires,
les petites industries "propres" pourraient se multiplier
dans l'ensemble des départements.
`
Mais avant tout, il existe un impératif catégorique,
celui de la conscience du "bien commun".
Il est possible de faire de l'argent, de vivre bien de son travail,
non pas comme les "Barons de Time is money"
en important des "cochonneries"
pour s'enrichir facilement,
ou en créant des "sweatshops"
ou en transforamt l'ensemble du territoire en "zones franches"
gardées par une armée mercenaire anti-peuple;
mais en pensant à améliorer les conditions de vie
de la population.
Ce n'est pas gagné.
Parce qu'à l'obstruction des monopoles locaux et internationaux,
au désordre organisé,
il faut ajouter d'autres maux,
comme la corruption des petits et grands chefs locaux,
des politiciens véreux
et autres messieurs 30%
+ les anciens militaires et para-militaires
qui appartiennent à la même mafia des "san maman".
Il ne reste plus qu'à penser, pour se donner du courage,
à la fable d'Esope, "
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