Parmi les séquelles de la colonisation de l’Afrique, deux symptômes, devenus de véritables marqueurs des pays de ce continent qui ont accédé à l’indépendance, sont à méditer.
L’émergence de régimes autoritaires obnubilés par l’usage de la force et de la répression systématique des libertés et le silence complice des élites qui souvent s’accommodent des souffrances infligées à leurs peuples et pire se métamorphosent souvent, fascinées et asservies, en bras articulé des anciennes puissances coloniales
. Ces situations de « néocolonialisme résurgent » contribuent souvent à disloquer ces pays et à redonner du souffle aux nouvelles visées prédatrices des puissants de ce monde. Les conflits qui minent l’Afrique, attisent les convoitises et suscitent l’attention de la communauté internationale et des Nations-Unis sont souvent révélateurs et résultent des effets de ces pathologies postcoloniales dévastatrices.
Ces dernières induisent pauvreté des populations, populismes, déliquescence des institutions, exacerbation souvent délibérée des différences religieuses et culturelles, exaltation des chauvinismes et nourrissent guerres civiles et conflits ethniques. Elles servent également d’alibi à de nouvelles conquêtes qui ne disent pas leur nom mais qui dans leur essence n’ont rien à envier à celles du passé et qui se font toujours au nom du libre commerce et de la mission civilisatrice de l’homme blanc.
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