C'était le 14 juillet lors de la réception offerte dans sa résidence
pour commémorer la fête nationale française.
Je cite :
" Ou pour citer Manuel, héros ordinaire et sublime des « Gouverneurs de la rosée » : « Ce qu'une main n'est pas capable, deux peuvent le faire. Baillons-nous la main. Je viens vous proposer la paix et la réconciliation. Quel avantage avons-nous d'être ennemis ? Si vous avez besoin d'une réponse, regardez vos enfants, regardez vos plantes : la mort est sur eux, la misère et la désolation saccagent Fonds-Rouge. Alors laissez la raison parler. Le sang a coulé entre nous, je sais, mais l'eau lavera le sang et la récolte nouvelle poussera sur le passé et mûrira sur l'oubli."
Bel bagay de rendre hommage au fondateur du parti communiste haïtien
lors de la célébration de la révolution française. N'est-ce pas ?
But, car il y a un mais,
l'ambassadeur semble faire, en choisissant ce passage,
de manière subtile, une sorte d'appel à la réconciliation
avec les éléments "terroristes"
qui de 1957 à aujourd'hui 2011 font vivre l'enfer au peuple haïtien.
Parce que le peuple haïtien ne se connaît pas d'ennemis
Des oppresseurs contre lesquels il se doit de lutter, oui.
Ce n'est pas du tout la même chose.
J'espère que ces paroles ne sous-entendent pas une quelconque
incitation à abandonner les poursuites contre Duvalier Jcl
qui, comme on le sait, a été pendant de longues années
un protégé du gouvernement français.
Hum.
Un autre truc qui a attiré mon attention
c'est ça :
"Enfin, permettez-moi de remercier les sponsors de notre soirée, des entreprises françaises implantées en Haïti, et plus particulièrement :
- M. Xavier CARDOT, responsable de la communication pour DSA Technologies ;
- M. Jean-Claude SEROPIAN pour Suez Environnement ;
- M. Philippe MARRAS pour Techni Group ;
- M. Tanguy ARMAND pour Atlas Construction ;
- M. Jean-Claude BOYADJIAN pour Total."
Est-ce qu'il est dans les habitudes du gouvernement français
de faire sponsoriser par des entreprises privées
les fêtes du 14 juillet des ambassades françaises ?
Ou bien c'est une situation particulière
renvoyant au cas "spécial "d'Haïti ?
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