« Il y a aussi les rats, qui sont des gens, s'échappent des prisons, s'attaquent à la population. »
Tout est dit en quelques mots
de l'état des lieux de la pensée des zentellectuels haïtiens.
Au niveau caniveau.
Comme tout un chacun devrait le savoir
il y a le rat des villes
et celui des champs.
chez la Fontaine.
En Haïti,
on trouve: les kokorat, les ratpakaka, et les rat do kale.
A laquelle de ces espèces appartient le zentellectuel, auteur de cette fulgurante pensée ?
Le grand âge, dit-on, apporte une certaine sagesse.
Chez certains, malheureusement, on constate l'opposé.
Ce sont les haines et les frustrations
qui remontent à la surface
comme la crême du lait en ébullition.
On reste toujours étonné
de la grossièreté,
du mépris,
de l'indécence
de l'arrogance
et de l'absence de dignité
des bruyants animateurs du "dechoukaj de la diginité " de 2004
Leur prédilection à comparer
les hommes à l'espèce animale
est également remarquable :
parasites, makaks, chiens, rats, kokoraterie, sous-homme, etc.
C'est une des constantes des fascistes.
D'ailleurs, les nazis appellaient les juifs des rats.
Et l'on peut apercevoir dans l'utilisation de ce mot "rat"
qui s'insinue, même après une catastrophe comme celle-là
dans le témoignage
-par ailleurs complètement creux et égotique-
de ce zentellectuel
pointer une sorte d'antisémitisme larvé
qui existe dans ces milieux.
Et je suis bien placée pour le savoir.
Mais, du reste, ne faisons-nous pas la même chose lorsque nous disons de certains êtres qu'ils sont non pas des hommes, mais des bêtes en raison par exemple de leur violence ou de la monstruosité de leurs actes? Dire d'eux qu'ils sont des animaux et non des humains, c'est bien leur refuser le statut d'homme encore qu'ils appartiennent bien à l'espèce humaine, sans quoi ce refus n'aurait aucun sens."
le temps est venu
pour ces zentellectuels
d'emporter avec eux leurs haines
dans un lieu où ils pourront tranquillement
en faire l'usage.
Le peuple haïtien veut aller de l'avant.
Il ne peut plus
faire vivre de son travail
alimenter de sa culture
ces gens-là
qui l'entrainent toujours vers le bas
afin de se rehausser.
Commenter cet article