Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La censure est le propre du pouvoir

Publié par Elsie HAAS sur 10 Mai 2010, 09:50am

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Vu sur le site : www.michelcollon.inf


EXTRAITS :

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?

La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd’hui, au nom de la liberté d’expression, on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon, la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu’avec la censure. D’autres fois, on omet des éléments de contexte ou bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, ce qui censure l’événement dans toute sa complexité.

J’en parlais récemment, concernant le rapport de M. Préval avec la liberté d’expression en Haïti qu’il dit défendre.
Evidemment, ça ne mange pas de pain de laisser mensonges, grossièretés, affabulations  se diffuser.  Il s’agit d’un écran de fumée qui permet aux gogos de se focaliser sur des naiseries tandis que  le « business » continue as always, comme la consolidation des monopoles dans le cadre de la reconstruction.
A ce propos, quand Préval était venu en visite en France en 2006, il avait dans son discours mentionné qu’il lutterait fermement contre les monopoles afin que l’investisseur haïtien lambda puisse participer à l’économie du pays. Cette partie du discours avait été fortement applaudie par les Haïtiens de la diaspora qui sont nombreux à vouloir investir en Haïti. Tu parles ! Immédiatement après ces bonnes paroles, le Président d’Haïti qui, semble croire , vu son palmares en la matière, que seuls les imbéciles croient aux promesses, resserrait ses liens avec les MRE. (most repugnant elite/ elite la plus répugnante)



Les gouvernements progressistes d’Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu’ils ont l’appui des masses populaires, qu’ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu’ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années 90, que l’état peut (et doit) jouer un rôle important dans l’économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu’une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C’est à travers les médias de communications – aujourd’hui les champs de bataille prioritaires - que s’obtient l’adhésion de l’opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions à venir.

On a vu comment la presse haïtienne rebelle (waf, waf !), du genre  R. Kiskeya accolait systématiquement au nom du président Chavez le mot « dictateur ». (Il semblerait qu'elle le fait moins depuis le séisme)
Surprenant n’est-ce pas ! D'‘autant plus que ce dictateur avait été élu démocratiquement, qu’il avait par voix de référendum consulté la population, je ne sais combien de fois.
De plus, ce «  dictateur » en question affirmait être l’ami du peuple haïtien et le montrait symboliquement en le remerciant d’avoir aidé Bolivar, et matériellement en l’aidant à construire des centrales électriques, un marché et en lui proposant le deal de petrocaribe, une université populaire, un aéroport au Cap Haïtien, entre autres.
Ce qui montre le vrai visage de ces pseudo  défenseurs

du peuple haïtien qui croient plus important de jaquotter en répétant les formules des conservateurs des USA, plutôt que de s’intéresser à la cause du peuple.
Imaginez dans la presse de la RD, un journaliste écrivant le « dictateur Chavez », alors même que Fernandez, le président de a RD, vient de signer un accord avec le Venezuela permettant à ce pays d’acquérir une participation dans la raffinerie de pétrole nationale.

Deal qui devrait permettre à L. Fernandez d’échapper aux prêts des bailleurs de fonds.
Eh bien non, vous ne verrez pas ce type de stupidité.

Tout simplement parce que là bas, les journalistes
sont assez formés pour comprendre qu’on ne crache pas sur quelqu’un qui aide l’économie de votre pays.

Pour savoir qu'on ne marque pas un but contre son propre camp.
En Haïti, les journalistes aiment à singer l’extrême droite des USA pour se faire bien voir des Blancs

pour paraître  plus Blancs que les Blancs au dépens des intérêts de leur propre pays.
Dunque, ces zigotos ont trouvé dans l’anarcho-populisme une sorte de mantra qui leur permet de mentir sur les gouvernements des pays d’Amérique Latine progressistes en les présentant comme des dictatures, singeant ainsi   les journalistes  conservateurs occidentaux qui au nom de la défense du « monde libre »

et du « libre marché »  emprisonnent  et pillent les peuples.

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaître les vraies informations des mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?

En journalisme, cela se passe comme en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confiez à un chirurgien pour qu’il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en Afghanistan pour vérifier ce qui s’y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays. Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra mériter notre confiance uniquement si nous savons qu’il s’agit d’un projet indépendant des groupes d’entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D’autre part, nous devons connaître l’éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas.

Peuple haïtien, détecter " les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux"
C’est mission impossible en Haïti
Parce que tout simplement, ça n’existe pas.
Ils ont tous – à quelques exceptions prêt- comme patrons les tenants du statu quo, les familles qui détiennent le monopole économique et qui sont également propriétaires des radio et des journaux.
Peupe haïtien, « les journalistes honnêtes et rigoureux, » ll faudra aller les chercher dans les média internationaux
Comme tu as pû le constater après le 12 janvier 2010.
VOIR AYITI SEISME
Peuple haïtien, le hic c’est que tu n’as pas accès à cette presse de l’étranger. Même pas à celle de la RD.
Pourquoi ?
Parce que les duvaliéristes et leurs héritiers, les GNB( grenn-nanbounda)
Se sont arrangés
pour que tu restes analphabète à vie
pour que  les rares lettrés  soient formatés par des universités

dont les patrons  et professeurs sont des alliés de la clique monopolistique,
pour que l’internet soit une technique rare,coûteuse, réservée à une minorité.

Peuple haïtien, le constat est pessimiste.
Les boni-menteurs semblent avoir de beaux jours devant eux.
Cependant, comme l’information nous le montre quotidiennement,
en dépit de ce matraquage par les puissances de l’argent,

et leurs zentellectuels mercenaires,

les peuples du monde entier résistent.

 

Peuple haïtien , "Résister c'est créer. Créer c'est résister".

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents