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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La démolition du palais national par la "compagnie" de Sean Penn, un exemple du "désengagement de l'Etat dans l'économie"?

Publié par siel sur 25 Août 2012, 13:26pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

On a appris la naissance d'un nouveau parti en Haïti au nom particulièrement frappant, le Parti des Crânes Rasés.

Le programme du parti des  Crânes Rasés (Tèt Kale) se focalise sur le "désengagement de l'Etat dans l'économie"

VOIR Où se cache l'économiste haïtien susceptible d'expliquer à M. Racine qu'il a tout faux ?

 

« Repons Peyizan » : Une illusion de mauvais aloi.« Parti Haïtien Tèt Kale » : Une caricature politique malsaine. La Republique va de mal en pis. Par L. Sept

 

Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK): - Les incohérences du gouvernement Martelly/ Lamothe. Par Patti James.

 

Sean-Penn-left-with-Haitis-President-Michel-Martelly-right-

On a appris récemment que c'était la "compagnie" de Sean Penn, J/P HRO, qui serait chargée de la démolition du palais national.


Je suis allée  sur le net voir ce qu’était cette « compagnie » .

http://jphro.org/about.html

En fait, il s’agit d’une association humanitaire fondée par Sean Penn à la suite du séisme de 2010. 

Son but :

« The goal of J/P HRO is to help lift the nation of Haiti out of poverty and give the Haitian people a better life. »

"Aider la nation haïtienne à sortir de la pauvreté et donner aux Haïtiens une meilleure vie. »


Première question :

La reconstruction du palais répond t-elle aux  buts  affiché sur son site par cette organisation ?


Pour ma part, j’aurais crû qu’une organisation humanitaire, avait pour objectif, de suppléer à des manques du gouvernement en matière d’aide à la population : reconstruction de logements,, assainissement de l’eau, construction de centres culturels  pour la jeunesse,etc. Bref tout ce qui concerne l'amélioration de la vie des gens.


Deuxième question :

Quand et comment une organisation humanitaire, qui récolte des dons, se transforme t-elle en entreprise privée du batiment. ?


Parce que j’ai lu que la «compagnie », c’est le terme employé, de M. Penn était fiable parce qu’elle avait démoli 1400 maisons après le séisme.


 

"L’ingénieur Laroche a indiqué que JPHRO a l’expertise et  l’expérience pour mener à bien le projet, rappelant qu’après le tremblement de terre de janvier 2010, la compagnie avait démoli avec succès 1400 maisons en differents endroits de la capitale notamment au Bel-Air, à Christ-Roi et à Pétion-Ville." Sources AHP


Troisième question :

S’il s’agit bien  d’une «compagnie », d’une entreprise donc, pourquoi depuis tout ce temps, il n’y a pas eu d’appels d’offres, de manière à ce que le meilleur gagne ?


Quatrième question :

S’il s’agit d’une ONG qui  se propose d'utiliser ses dons et qui compte, d’après ce que j’ai lu, lancer des appels aux dons au public des USA, on peut se demander dans quelle mesure les Américains vont répondre à ces sollicitations de participation financière  pour reconstruire un palais ?


Alors que tout le monde a été informé, par voie de presse, de l'absence de transparence dans la gestion des dons  d’une part  et d’autre part que tout le monde sait également qu’il existe en Haïti d’autres priorités qui sont de l’ordre de la survie du peuple.


Ce qui fait penser, que cet appel aux dons va plutôt viser la diaspora haïtienne, via les circuits habituels, églises et autres qui, n'oublions pas, ont tendance à se sucrer au passage.

et -que comme dans le cas du fond de l’éducation nationale, ce seront les plus pauvres qui verseront leurs oboles forcées ou volontaires pour cette "noble cause".

 

Quelle que soit la manière dont on prend le problème, on voit bien que la «compagnie » de Sean Penn ne va pas démolir gratis, elle démolira avec les dons versés par les gens pour venir en aide aux sinistrés du séisme et/ou avec l’argent que la « compagnie»,  se propose de récolter pour accomplir ces travaux.


Il s'agit donc, encore une fois, comme dans le cas de la zone franche de Caracol,  ou de l'hôtel construit avec les fonds recueillis  par Clinton, ou du projet de la Croix Rouge de construction d'un hôtel, d'un détournement  de l'argent de sa cible : les populations victimes du séisme  au nom desquelles cet argent a été récolté.


Cinquième question :

Est-ce  une opération légale ?

En France non. Les ONG doivent rendre des comptes de la manière dont elles utlisent l'argent des dons. Si vous demandez de l'argent pour venir en aide à des victimes, vous n'êtes pas censé l'utliser pour créer une zone franche, un hôtel ou démolir un palais.


Aux USA ? Aucune idée.


Quelle aurait pu être la démarche saine et logique avant la démolition?


-     -une évaluation du budget nécessaire pour la démolition.

-     -un appel d’offres pour la démolition aux entreprises haïtiennes, qui ont bien besoin d’être soutenues.

-     -une évaluation du budget pour la reconstruction.

-     -un concours  au sein des architectes pour la reconstruction dans les limites du budget prévu.

-      -une présentation au public des projets proposés  avec les plans et photos affichés du bâtiment, comme on le fait ici, ainsi que les coûts des travaux, les dates de leur exécution.

-     -des discussions au parlement avec les élus du peuple, avec les organisations représentant la société civile,  avec les professionnels, au cours desquelles propositions et rectifications pourraient être prises en compte.

-       Et, enfin, le choix final après accord des différentes parties, de l'architecte et des entreprises.


D       Provenance du budget démolition et reconstruction du Palais national?

Q       Quelques pistes...


L'L        L'Etat haïtien aurait  pû se constituer un petit magot en réduisant ses dépenses :

-m      -moins de dépenses démagogiques : carnaval des Cayes,carnaval des fleurs, festival de la mer au Cap.

-m      -moins de dépenses de prestiges, voyages tout azimuth, perdiem fastueux, voitures blindées, moto polaris,   fêtes,  réceptions, etc

-b        -baisser les salaires des parlementaires, ministres, président, femmes du président, conseillers du président,boys du président. etc.

- f       -faire des coupes dans les postes ministériels en supprimant les sinécures comme la pléiade de secrétaires d'Etat.

un        -utiliser une partie de l'argent de Petro Caribe

-           -faire  un emprunt à un taux faible au Venezuela- dont le président, n'en doutons pas, aurait été ravi de porter secours au pays qui a aidé  Simon Bolivar.

 

- u

Dans ce processus, on voit mal quelle serait la place de la « compagnie» de Sean Penn, dont rappelons-nous qu’il est dit, que son objectif est d’aider les Haïtiens à avoir une vie meilleure.


Ou bien, peut-être qu’il y aurait une confusion dans les objectifs, serait-ce que J/P HRO est pour aider Sean Penn,  qui a dit tout le bien personnel que lui a apporté son engagement en Haïti, à avoir une vie meilleure, plus saine ?

2012-07-15_214438_Tierry.jpgL'un des Mayard Paul à  une des fêtes du pouvoir Tèt Kale

 

 

Brad+Horwitz+Cheryl+Mills+Cinema+Peace+Event+-KaiWno6eCvl-1

 L-R) Actor Sean Penn, Counsler and Chief of Staff to Hilary Clinton Cheryl Mills, and CEO of Trilogy International Partners Brad Horwitz arrive at the Cinema For Peace event benefitting J/P Haitian Relief Organization in Los Angeles held at Montage Hotel on January 14, 2012 in Los Angeles, California. (January 13, 2012 - Source: Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)


           Après tout ce blah, blah inutile que je vous ai fait, inutile  vu que le gouvernement haïtien n'a aucune autonomie,

 

 -que si la communauté internationale, les USA donc, ont décidé que la démolition doit aller à la "compagnie" de Sean Penn, elle ira à Sean Penn- pa gen diskisyon nan sa/sak pa kotan Anbake.

Le pouvoir Tèt Kale  ne travaille ni dans la transparence, ni dans l'intérêt de la population,

mais dans  le sien propre et celui de sa gang de copains  qui a jeté son dévolu sur Haïti, dégustant sadiquement le privilège de vivre comme des princes dans "le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest", jouissant d'exhiber avec arrogance leurs richesses devant les yeux de gens qui ne savent même pas, parfois, quand ils auront à manger, s'ils vont manger.


Comme dans un de ces films de gangsters de série B, les convois mortifères comme des corbillards de 4X4 des  "bandit légal au bracelet rose",  vrombissent, sirènes hurlantes  sur des routes défoncées, trouées de nids de poules, soulevant  un nuage de poussière qui se dépose sur  les visages et les vêtements des habitants, qui ont eu tout le mal du monde à  trouver l'eau et  le savon pour laver leurs habits. 


Des femmes et des hommes qui mettent un honneur, malgré la misère, à rester propres,  montent et descendent sur les routes pour  aller chercher la vie, sans un regard pour les grosses cylindrées de luxe et les motopolaris qui les croisent.

 

Après leur passage, ils enlèvent posément, avec leurs mouchoirs,  de leurs visages,  de leurs  bras, jambes et   chaussures, la poudre blanche qui s'y est déposée,  comme pour chasser un mauvais rêve, avant de reprendre, la tête haute, leur marche.


 jj     je vous livre, une dernière info succulente, la composition du bureau de de la "compagnie" " de Sean Penn:


 

 

Board Members

Jean-Max Bellerive

Elizabeth J. Kucinich

Bryan Lourd

Sean Penn

William M. Pohlad

Paul G. Vallas 

 

        Ah, ah, M. Bellerive répond toujours présent dès qu'il s'agit de déconstruire ou de construire.


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