Comme d’habitude, sans surprise,
siècle après siècle,
années après années
l’ensemble de la presse haïtienne
A appellé la ville de Dessalines
Parfois Marchand tout court : c'est encore plus chouette de supprimer le nom de Dessalines!
le bicentenaire de l’assassinat du fondateur de la nation haïtienne ont pris fin à Marchand (Nord)
Sinon à l’unisson, à la jaquot répète, caractéristique de cette presse
« A Marchand Dessalines, »
Ou bien avec un tiret.
« Marchand-Dessalines, »
http://www.alterpresse.org/spip.php?article5270
La MINUSTAH n’est pas une force d’occupation, comme l’affirment certains", a estimé à Marchand-Dessalines (Artibonite, nord)
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6262
Marchand Dessalines Une commémoration teintée de discordances ! / Mort de Dessalines /
http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=20855
La cérémonie officielle marquant le 203e anniversaire de la mort de Jean-Jacques Dessalines s'est encore déroulée cette année à Marchand-Dessalines.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=75289&PubDate=2009-10-19
A Bordeaux, en France, il y a un comité qui lutte
Pour que les rues portant les noms d’anciens colons
Soient débaptisées.
En Haïti, en 2009, les journalistes tikoulout et grankoulout
patriotes réels et/ou patriotes folkloriques
Accolent au nom de Dessalines
Celui d’un ancien colon de la zone.
Avec un grand plaisir.

Pourtant au fronton de la mairie de la ville,
C’est bien écrit
Mairie de Dessalines.
Ou bien vous autres vous lisez
Mairie de Marchand Dessalines
avec vos "yeux à l'haïtienne ?"
Pourquoi tous ces journalistes répètent donc Marchand Dessalines
A plus soif ?
D’ailleurs, osez demander à l’un d’eux qui était ce Marchand
Il vous regardera avec des yeux exorbités.
"Mwen menm pa konnen, mwem menm pa save"
comme disent les Guadeloupéens.
Pourquoi l’ensemble des journalistes de la presse haïtienne
Répètent unanimement Marchand Dessalines ?
Parce qu’ils sont dans l’ensemble des niais.
C’est tout.
Niais et satisfaits de l’être.
Un pwen episetout.
Pas la peine de chercher ailleurs.
Dès que vous apercevez un de ces journalistes haïtiens
dans n'importe quelle manifestation,
avec leurs micros à la main
et leurs appareils à deux francs cinquante
pour faire comme s'ils étaient professionnels
commencez par chanter :
Men yo, men yo, grenn zaboka sèvi zoreye an ba ladja !
ou mieux:
Men yo, men yo, grenn zaboka sèvi sèvo an ba ladja !
Il faut boycotter la niaiserie
Une seule exception à la niaiserie institutionnalisée
à l'épidémie de neuronnklorox
le journal de M. Garcia, Haïti en Marche
qui titre :
"Les Autorités assistent aux cérémonies officielles
à Dessalines, l’ancienne capitale impériale"
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