mi(e)s lecteurs et lectrices,
voici, ci-dessous et en fichier joint, la version en français du numéro 4 (septembre-octobre-novembre 2013) du volume IV, que vous envoie l'équipe de La Sentinelle du peuple, un bulletin diffusé en créole en Haïti.
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Sentinelle du peuple
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VolumeIV, numéro 4 Septembre-Octobre-Novembre 2013 Prix : 5gourdes
LA SENTINELLE DU PEUPLE
La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple.
La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis qui permettent sa publication.
Editorial
L’ancienne roue motrice s’est déplacée à l’arrière de la remorque. Incroyable !
Nous avons quitté le peloton des pays qui étaient en tête de la libération. Nous avons basculé dans le peloton de queue. Nous avons quitté une position depuis laquelle nous aidions plusieurs pays, plusieurs peuples, à conquérir leur libération pour nous retrouver dans une situation où nous demandons l’aumône une sébile à la main, comme si nous étions incapables de nous prendre en charge.
Nous sommes partis pour perdre l’héritage légué par nos ancêtres. Il faut que nous identifiions les véritables responsables de cette faillite. Ce ne sont pas les femmes et les hommes vaillants de ce pays qui ont provoqué ce ratage. Ce ne sont pas les travailleurs de la terre, nos paysans et nos paysannes, ni les ouvriers et les ouvrières des ateliers d’assemblage et des usines qui ont provoqué cette régression. Ce ne sont pas les madam Sarah, qui triment dur pour élever leurs enfants, qui ont provoqué ce grand retour en arrière subi par le pays. C’est aux grands propriétaires terriens qu’il faut dire merci pour la force de travail de nos grands-parents qu’ils ont exploitée sans limite. C’est aux spéculateurs de denrée qu’il faut dire merci pour toutes les fois où ils ont truqué la pesée du café et du cacao qui leur étaient livrés, volant ainsi les producteurs. C’est aux négociants de l’import-export, aux patrons des ateliers d’assemblage et des usines, qu’il faut dire merci. Ils ont amassé toutes les richesses produites par les travailleurs. Ils ne leur ont pas donné de quoi élever leurs enfants et leur permettre d’apprendre un métier avec lequel ils puissent travailler à transformer le pays.
Par ailleurs, nous devons dire merci aux politiciens. Ils ont donné nos meilleures terres et quantité de nos mines à MacDonald, à la Plantation Dauphin, à Hasco, à Shada, à la Reynolds, à Sedren etc. Ils ont chassé nos parents de leurs lopins de terre pour donner à de grandes compagnies la possibilité de venir dilapider les ressources du pays. Ces grandes sociétés se sont enrichies, elles ont fait des razzias, elles ont déboisé, creusé et ramassé tout ce qu’elles pouvaient pour l’emporter chez elles. Elles ont laissé le pays en ruines. Nous devons dire merci aux politiciens qui ont vendu le pays. Duvalier a donné Sedren et vendu Hasco, Lavalas a donné Maribahoux et vendu la Téléco, Préval a donné Caracol et vendu la Minoterie, Latortue a bradé les fonds maritimes et, prenant la suite, Michel Martelly a livré tout le pays et sacrifié notre dignité. Ils sont tous coupables ! Il faut leur dire merci !
Les grands pays nous ont maltraités. Nous devons leur dire merci. L’Allemagne a souillé notre drapeau. L’Espagne a massacré les Indiens et pillé nos ressources minières. Nous devons leur dire merci. Les Français nous ont réduits à l’état d’esclaves. Rochambeau a fait venir des chiens féroces pour nous dévorer. La France nous a fait payer le prix de notre propre victoire après la guerre d’indépendance. Nous devons lui dire merci. Les Américains nous ont imposé soixante années d’embargo après l’indépendance, ce qui fait que nous avons mal démarré. Ils nous ont officiellement imposé dix-neuf années d’occupation, mais en vérité cela fera cent ans en 2015 que nous vivons sous la domination américaine, qui fait la pluie et le beau temps dans le pays. Nous devons leur dire merci. Ils nous ont donné Dartiguenave, Borno, Vincent, Lescot, Estimé, Magloire, Duvalier, les militaires, Ertha, le deuxième Aristide, Préval, Martelly. Nous devons leur dire merci.
Nous leur dirons merci. Mais nous n’avons pas la mémoire courte. Tout vient à point à qui sait attendre. Les patriotes, ceux qui sont toujours à l’extérieur du pays comme ceux de l’intérieur, doivent travailler pour transformer le pays, pour réparer tous les dégâts que ses ennemis lui ont infligés. Il est de notre responsabilité de redresser le pays. Nous encourageons tous les efforts accomplis parmi plusieurs organisations pour travailler ensemble afin de rechercher les réponses nécessaires pour remettre le pays sur ses rails. Nous soutenons les efforts qui sont faits dans les syndicats pour que les ouvriers réclament de meilleures conditions de travail. Nous encourageons les organisations paysannes, les organisations de femmes et les organisations étudiantes qui se réorganisent pour avoir plus de force afin d’apporter une réponse adéquate à la situation dans laquelle se trouve le pays, à l’état de misère dans lequel vit la population. Nous disons : ILS NE PERDENT RIEN POUR ATTENDRE. HAITI NE DOIT PLUS REGRESSER.
L’équipe du journal
Sentinelle / Economie nationale
HAÏTI N’EST PAS À VENDRE, NI EN GROS NI AU DETAIL !
Deux positions s’affrontent dans l’espace politique en matière d’économie. L’une d’elles considère le pays comme une société anonyme, la « HAITI S.A. », une grosse affaire qui n’enrichit que les puissants !Pour l’autre position, Haïti n’est pas à vendre et ses ressources doivent servir à améliorer les conditions de vie de tous ses enfants.
Selon la première position, il s’agit de faire de l’argent, d’obtenir des commissions, de faire du courtage afin de devenir millionnaire et de mener la grande vie. De ce point de vue, toutes les politiques publiques, tous les accords, toutes les conventions signées par les autorités étatiques avec les étrangers ont pour point de départ la préoccupation suivante : comment livrer le pays aux étrangers afin d’amasser un magot. Cela s’est passé ainsi sous tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la mort de l’Empereur Dessalines. Mais, durant les cinquante dernières années, le problème s’est amplifié. Ce comportement de rapace s’est aggravé. Les Duvalier, les pouvoirs militaires, Aristide et Préval ont utilisé le pays comme une grosse affaire qui leur appartiendrait. Ils se sont tous entendus avec la mafia internationale et l’oligarchie locale pour organiser le pillage du pays. Pendant qu’ils réalisaient plusieurs millions de dollars sur le dos du pays, la majorité de la population souffrait davantage de la misère et de la faim. Aucun d’eux n’a eu de projet sérieux pour changer la structure coloniale de l’économie et réussir à développer le pays ! Aucun d’eux n’a eu de grand programme en matière d’éducation pour permettre à la population de devenir le propre acteur du changement dont elle a besoin. C’est durant ces cinquante dernières années que le pays a connu toutes ces régressions qui font qu’il est devenu le moins avancé d’Amérique et l’un des dix Etats les plus pauvres du monde.
« La diplomatie d’affaires » : un nouveau slogan mais toujours la même pratique de razzia.
De même que les autres pays impérialistes ayant des intérêts en Haïti, les gouvernements américain et français ont toujours voulu que les candidats accédant au pouvoir soient ceux qui leur étaient inféodés. Depuis avant 1957 jusqu’en 2000, ce sont toujours ces puissances qui ont mis à la présidence et aux autres postes importants placés au sommet de l’Etat des gens qui leur permettent de continuer à piller le pays sans retenue. C’est seulement lors des élections de 1990 que, par ses mobilisations, le peuple est parvenu à imposer son candidat à la présidence. Mais nous savons tous comment ces pays ont réussi à appliquer « la correction démocratique » et à récupérer le chef de l’Etat. Nous avons tous constaté comment Hillary Clinton et son mari, Bill Clinton, sont venus s’ingérer dans les élections de 2010 pour appuyer Michel Martelly. Ils ont démontré, une fois encore, que la politique du pays ne se trouvait pas entre les mains du peuple haïtien. Dans ce cinéma politique, les électeurs sont devenus des pions et des marionnettes. Ce sont des affaires de business de grandes entreprises, de grandes multinationales, qui se sont réglées ainsi dans le pays. La décision de sélectionner Sweet Mickey pour en faire le nouveau président a été un très bon coup pour plusieurs secteurs, certains basés à l’extérieur d’Haïti et d’autres à l’intérieur. Sous prétexte de « diplomatie d’affaires », beaucoup de ressources qui devraient servir à la transformation de la société disparaissent. C’est seulement une petite poignée de pilleurs, étrangers et haïtiens, qui met la main sur elles :
- La famille Clinton a débarqué et une équipe d’hommes d’affaires américains très riches sont venus acheter beaucoup de terres fertiles dans plusieurs zones d’Haïti. Ils se sont associés secrètement dans diverses compagnies de téléphone, dans la zone franche de Caracol, dans une société de transport aérien, dans le ciment etc. Ils transfèrent de l’argent ici et là, par-dessus la tête du peuple haïtien.
- Les hommes d’affaires dominicains renforcent leurs activités commerciales en Haïti. Actuellement, leurs transactions commerciales avec Haïti leur rapportent chaque année plus de 2 milliards de dollars américains. Haïti est devenu leur deuxième plus gros client après les Etats-Unis. On vend des marchandises dominicaines dans tous les départements. Ils remportent tous les gros contrats de construction de routes et de ponts en Haïti. Alors qu’ils se font de l’argent sur notre dos et s’ingèrent dans les affaires politiques d’Haïti, ils exploitent le racisme pour empêcher les descendants d’Haïtiens d’influer sur la politique de leur pays au moment des élections. Et ils se préparent à retirer leur nationalité à plusieurs dizaines de milliers de Dominicains et de Dominicaines d’ascendance haïtienne.
- Le gouvernement canadien, pour sa part, s’arrange avec les grandes sociétés exploitant les mines de ce pays pour qu’elles aillent piller activement les ressources minières d’Haïti. Actuellement, ces compagnies, installées dans le Nord et le Nord-Est, travaillent avec la Banque mondiale pour obtenir une modification de la législation haïtienne sur les mines, afin de pouvoir accaparer sans contrôle nos ressources minières.
- Les membres de l’oligarchie locale sont comme des griots et des ménestrels de palais. Quel que soit le président, ils chantent ses louanges. Aujourd’hui, tous ceux qui étaient avec Préval dans INITE sont passés du côté de Tèt Kale. Ils font du racket, ils font des fausses factures ou de la sous-facturation, ils obtiennent des contrats scandaleux pour l’éclairage public, la réparation des routes, la construction de bâtiments, la fourniture des uniformes et du matériel scolaires. L’oligarchie profite de la gabegie régnant dans l’économie du pays, surtout au niveau du programme PETRO-CARIBE, pour amasser millions sur millions.
Le pays n’est pas à vendre, ni en gros ni au détail !
La politique qui consiste à faire d’Haïti un business personnel, et qui est liée depuis 1994 à l’occupation militaire, d’abord par le MINUAH puis par la MINUSTAH, a fait du pays un vrai bazar où certains se servent à volonté, alors qu’un grand défi nous attend. Haïti a besoin d’un Etat qui soit véritablement national, qui devra fermer les vannes du pillage et avoir une autre approche économique, reposant sur une meilleure mise en valeur des ressources et du patrimoine du pays ; en même temps, il devra défendre ses intérêts devant toutes les autres nations. Grâce à l’intelligence de la population, à la créativité des techniciens et des scientifiques patriotes d’Haïti, nous sommes capables d’inventer notre propre manière de rebâtir le pays, de refonder la nation et de retrouver la place que nos ancêtres voulaient avoir dans le monde.
Agissant dans le cadre de la mobilisation du peuple, l’Etat national devra se doter d’un grand programme national bien conçu pour restaurer l’espace territorial et réhabiliter l’environnement du pays. La jeunesse de tous les quartiers des villes et de toutes les sections communales doit se conscientiser et se mobiliser pour que le pays retrouve sa fierté et pour redéfinir à la fois la façon dont la population vit avec la nature et comment elle utilise les déchets qu’elle produit. Dans le cadre d’un programme national de réforme agraire et de développement rural, le nouvel Etat doit, ensemble avec la population, résoudre la question de la sécurité foncière, relancer et protéger l’agriculture paysanne familiale, développer les systèmes d’irrigation, réorganiser la pêche, faciliter la transformation sur place de la production et améliorer grandement la façon dont se fait le commerce en Haïti et les conditions dans lesquelles il est pratiqué.
Les politiques publiques doivent donner la priorité aux intérêts du pays et au bien-être de la population. Les ressources du pays ne doivent plus être pillées et dilapidées, mais être utilisées pour faire fonctionner l’économie du pays. Tous les travailleurs, paysans comme ouvriers, tous les artisans, tous les professionnels, doivent avoir un revenu qui leur permette de vivre, eux et leur famille. Le nouvel Etat, agissant en commun avec les professionnels patriotes et l’ensemble de la population, devra développer un autre système d’éducation, basé davantage sur la culture populaire et les besoins du pays ; il devra construire un autre système de santé, liant médecine traditionnelle et médecine moderne, pour permettre à chacun de bénéficier de la prévention et de soins corrects. Mais le pays ne parviendra jamais à ces changements si le mouvement social et populaire ne s’unit pas pour écarter les politiciens traditionnels, briser les chaînes de l’occupation, le soustraire aux griffes des multinationales et de l’oligarchie et récupérer la souveraineté populaire.
Gasner JOSEPH
Sentinelle / Réflexions sur le mouvement social de 1986
LE MOUVEMENT DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE EST ARRIVÉ À SON TERME EN 2010, MAIS IL N’A PAS ÉCHOUÉ !
En général, les jeunes et les autres personnes qui ne connaissent pas l’histoire d’Haïti ont tendance à estimer que le mouvement social qui a contribué au renversement de la dictature des Duvalier a été un échec parce qu’il n’est pas parvenu à établir un Etat démocratique formel, comme cela s’est passé dans quelques autres pays d’Amérique latine durant la même période des années 1980. Certains secteurs de la presse, beaucoup de jeunes manquant de formation politique et une série d’intellectuels confus ont tendance à faire du secteur populaire et du secteur démocratique les seuls responsables du fait que l’on n’ait pas réussi à établir une démocratie formelle dans le pays. C’est qu’ils oublient dans leurs analyses le rôle joué par les ingérences impérialistes pour réprimer, ou bien récupérer, le mouvement. Ils oublient aussi comment l’oligarchie locale s’est alliée avec toutes les forces macoutes réactionnaires, en kaki, en soutane, en costume etc., pour faire barrage au mouvement afin de l’empêcher d’accéder au pouvoir.
L’objectif et la stratégie du mouvement social de 1986.
A travers ses luttes, le mouvement démocratique et populaire de 1986 poursuivait quatre grands objectifs : i) en finir avec l’Etat dictatorial autoritaire ; ii) établir la souveraineté populaire dans le pays ; iii) changer l’Etat traditionnel en Etat démocratique ; iv) améliorer les conditions de vie des classes défavorisées de la société. Quelques secteurs de gauche voulaient pousser plus loin les revendications du mouvement pour aboutir à un pouvoir populaire dans le cadre d’un Etat national, démocratique et social. Mais, contrairement aux secteurs « démocratiques », la gauche anti-impérialiste, patriotique et populaire ne s’est jamais donné réellement les moyens de développer sa ligne politique au sein de la société. Le mouvement social est resté sous l’influence des « démocrates » et des populistes, et a compté sur plusieurs leviers stratégiques pour mener la lutte : i) organiser et mobiliser la population aux quatre coins du pays, en milieu rural comme en ville ; ii) l’organisation et la mobilisation des Haïtiens et des Haïtiennes vivant à l’étranger pour porter la lutte au sein des pays impérialistes ayant des intérêts ici ; iii) isoler les forces réactionnaires sur le terrain politique national et international ; iv) forcer les militaires et l’international à organiser des élections démocratiques afin de parvenir à prendre le pouvoir. La détermination des masses populaires a permis au mouvement de remporter deux grandes victoires : a) le vote de la constitution de 1987, qui traçait la voie pour la réalisation des quatre grands objectifs du mouvement ; b) la victoire de la branche populiste Lavalas aux élections de 1990. Mais faire appliquer la constitution et gérer le pouvoir allaient se transformer en deux grands pièges pour les branches du mouvement qui avaient remporté ces victoires.
Les luttes sont parvenues à briser l’aspect autoritaire de l’Etat mais elles ne sont pas arrivées à en finir avec son aspect traditionnel. Au contraire !
L’occupation militaire du pays, l’accession de l’équipe de Martelly à la tête du pouvoir, les amendements pourris apportés à la constitution de 1987 et le retour de Jean-Claude Duvalier, cela constitue un ensemble de signes qui indiquent que le mouvement social est arrivé à son terme. La situation politique a évolué ainsi au cours des vingt-cinq dernières années pour plusieurs raisons : 1) les secteurs « démocratiques » et populistes ayant pris la tête du mouvement regroupaient un ensemble de réformistes qui n’étaient pas réellement unis derrière une vision et un projet de changement, et qui n’ont pas pris le temps d’analyser ce qu’était vraiment le contexte international dans lequel prit fin la guerre froide : une entente entre les puissances impérialistes et quelques secteurs de la bureaucratie des anciens pays de l’Est pour développer une nouvelle forme de pillage dans le monde, dans le cadre des politiques néolibérales ; 2) malgré la résistance des forces populaires face à la violente répression qui a suivi le coup d’Etat de 1991, la direction politique Lavalas et de nombreux « démocrates » se sont laissé récupérer par les impérialistes et l’oligarchie locale pour en arriver à replâtrer eux-mêmes l’Etat traditionnel ; 3) les forces patriotiques anti-impérialistes n’ont pas compris la mission historique qui leur revenait à ce moment-là ; beaucoup d’entre elles se sont mises en retrait et ont abandonné les masses populaires à la domination des réformistes ; 4) il ne s’est pas construitde vraie direction politique nationale unitaire ; les luttes populaires sont restées sous le contrôle de leaders charismatiques et de personnalités politiques n’ayant pas de lien organisationnel conséquent avec le mouvement social.
La bataille qui commence contre l’occupation du pays et le pillage des ressources naturelles, les luttes qu’entreprennent les travailleurs pour améliorer leurs conditions de travail et le processus actuel de rapprochement, qui vise à ce que de nombreuses organisations politiques, sociales et populaires s’engagent dans une démarche unitaire, voilà des signes qui indiquent que le pays veut entrer dans un nouveau cycle de mobilisations. Mais pour qu’un nouveau mouvement social vigoureux fasse sa réapparition dans le pays, il faut qu’il tire vraiment les leçons de tous les mouvements qui l’ont précédé, aussi bien en Haïti qu’à l’étranger, et en particulier des luttes politiques, sociales et populaires d’Amérique latine.
Rose ALMONACY
L’occupation du pays gagne partout du terrain !
Organisons-nous partout pour défendre notre pays !
Organisations sociales, organisations politiques conséquentes,
un seul mot d’ordre : un large mouvement patriotique pour la libération du pays !
santinelrepons@gmail.com http://www.santinel.webuda.com Facebook :santinelpepla
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