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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


legrandsoir.info, Que se passe-t-il ?"- Les prémices d’une révolution globale

Publié par siel sur 26 Février 2011, 10:55am

Catégories : #INTERNATIONAL

 

Galaad

Résonnances

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS

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Le double pilier du pouvoir

La partition politique du monde semble pouvoir aujourd’hui être réinterprétée : les clivages de civilisation, religieux, politiques, nationaux, sur lesquels reposaient le jeu du réalisme politique international, semblent céder la place à une autre forme d’opposition où les peuples, détachés comme jamais de l’idée de nation, pourraient se retrouver dans une forme d’ internationale, opposé à une autre internationale : celle de l’oligarchie mondiale qui pratique depuis longtemps, elle, une certaine solidarité, celle des alliances entre puissants, sans distinction de religion, ni de valeurs, dont nous avions déjà eu vent en découvrant les étranges rapports des familles Bush et Ben Laden, et qui ne cesse de se faire jour, ici et là, comme en témoigne également l’affaire Affaire Alliot-Marie. On découvre que les dirigeants font depuis longtemps des affaires entre eux, forment une classe internationale qui s’entraide à étendre son pouvoir, sans souci des valeurs et des peuples qu’ils sont censés représenter. Or les échos qu’a rencontré la révolution tunisienne ont, eux, montré qu’une immense partie de la population mondiale partage désormais une conscience commune d’oppression, unis, par delà les clivages nationaux ou religieux, comme on l’a vu sur la place Tahrir en Egypte, par une volonté de démocratie réelle, un désir d’égalité, et une tolérance qu’on osait à peine soupçonner.

Sur quoi reposent ces pouvoirs oligarchiques, aujourd’hui en danger ? Principalement sur le double pilier de l’ennemi intérieur et extérieur, dont les médias, contrôlés par le pouvoir lui même, par des groupes d’influences proches de ce pouvoir, ou bien simplement guidés par la manne économique que constitue le caractère sensationnel et polémique des informations, offrent à profusion des images déformées et monstrueuses. En effet ce pouvoir repose sur la mise en scène d’une guerre de civilisation, l’instauration, parfois monté de toutes pièces, d’un état d’urgence, la favorisation ou l’invention, parfois, d’un terrorisme international, la stigmatisation des étrangers, des pauvres, avec, en toile de fond, la guerre économique généralisée, et donc la croissance nationale comme seul horizon idéologique. Ce « réalisme », fondé sur l’idée que le monde, selon la doctrine de Hobbes, est une guerre de tous contre tous, a servi de base à ces politiques de soi-disant protection des bons citoyens contre l’ennemi intérieur ou extérieur (le terroriste, le voyou, le sans-papiers, le rom aussi bien que l’économie chinoise) ornées de déclarations sur la nécessité de sanctions, de punitions dans des termes brutaux et populistes dont le « Jusque dans les chiottes », de Poutine, le « Karcher » de Sarkozy, les « Etats voyous » ou l « ’Axe du Mal » de Bush sont quelques exemples.

Le dénominateur commun à tous ces pouvoirs est donc de se fonder sur l’exclusion d’une ou plusieurs minorités et le refus catégorique du dialogue. Ainsi les problèmes économiques, ou le désespoir politique, qui sont, dans la plupart des cas les causes effectives de la violence, de la délinquance comme du terrorisme, sont systématiquement occultés au profit d’une analyse « morale », de la vieille ficelle du bouc émissaire, qui tente de faire valoir que l’origine du mal ou des difficultés que chacun subit, sont dues à cette minorité exclue, à son incompatibilité inhérente, sociale, raciale ou religieuse, avec le mode de vie dominant.

L’horizon de cette politique, est évidemment un horizon d’extermination. Mais l’exemple de la Shoah interdit désormais à toute politique, sauf exception, de franchir ce pas, et il s’est avéré plus profitable pour les marchands d’armes, les affairistes, les dictateurs comme les « démocrates » occidentaux, d’entretenir des conflits larvaires insolubles, de maintenir le chaos dans la durée ( en Tchétchénie, en Palestine, en Irak, en Afghanistan, mais aussi en banlieue, ou comme on l’a vu avec la communauté rom) en rendant la vie de certaines minorités insupportable, afin que celles-ci deviennent effectivement dangereuses. Maintenir l’insupportable, favoriser la radicalisation des mouvements d’opposition : le Hamas en Palestine, les radicaux islamistes en Tchétchénie, les Talibans, d’abord financés par la C.I.A…) afin de gouverner leur propre peuple par la peur, en s’en prétendant les défenseurs et les gardiens de l’ordre. Voici, en substance, la technique, plus consciente qu’on ne le croit, de ces nouveaux pouvoirs.

Le nationalisme de cette nouvelle aristocratie n’est donc évidemment que de façade, les démocrates font des affaires avec les dictateurs, les religieux avec les laïques, les mollah eux-mêmes prospèrent sur la guérilla afghane, le trafic de drogue et sont, paraît-il, de grands amateurs de Whisky. S’ils s’affrontent parfois, c’est n’est donc pas en tant que nation défendant leurs valeurs, mais comme des clans rivaux, au nom d’intérêts peu généraux puisqu’une grande part des richesses de leur nation est entre leurs mains. Leur discours nationaliste n’a pour but que d’être l’écran derrière lequel ces hommes étendent leur influence.

Car pendant ce temps, ces hommes qui se jouent des lois pour se faire réélire bien au delà de ce que permet leur constitution, ou bien, comme Poutine, pour rester au pouvoir dans l’ombre d’un président fantoche, se sont enrichis à des niveaux exorbitants (on parle de 70 milliards pour Moubarak, mais que dire de Poutine, de Berlusconi, et même de l’Angleterre, où 80 % des ministres sont des millionnaires). Dans ce fonctionnement proprement mafieux. Il est donc normal d’assister, au sein même de « républiques démocratique » au retour de la vieille pratique aristocratique de l’hérédité et de la « préférence familiale » (Sarkozy fils, famille Ben Ali, Moubarak, Bush, affaire Woerth) car dans un tel contexte, on privilégie d’abord sa famille, puis son clan, et l’on accorde du pouvoir aux hommes que l’on a choisi qu’à la proportion dans laquelle on les mouille dans nos affaires.

L'article :http://www.legrandsoir.info/Que-se-passe-t-il-Les-premices-d-une-revolution-globale.html

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