Dans n'importe quel pays du monde, à l'arrivée d'un nouveau président,
les média s'intéressent a profil des individus qui forment son équipe..
Qui sont ses conseillers ?
Quel est leur cursus académique,?
Leurs itinéraires professionnels ?
En France, par exemple, les média de droite comme de gauche
tracent régulièrement les portraits des Ministres et conseillers du
président Sarkozy, indiquant les influences qui orientent son programme politique.
Car, comment appréhender une situation sainement
si on n'a pas toutes les données
en main ?
En Haïti, rien de tel.
L'ormeta prévaut.
Les raisons de ce silence sont d'abord que les journalistes, dans un pays
aussi, disons, fluctuant qu'Haïti, peuvent craindre des représailles sérieuses
et même des menaces contre leur vie en transmettant des informations
qui auraient l'heur de déplaire aux personnages influents.
VOIR Elections fantasmagoriques haïtiennes (2)
Il en résulte une auto-censure qui fait le lit des zen.
Ragôts et rumeurs
se répandent à profusion.
Lesquels crèent un brouillard masquant la réalité
engendrant confusions et impuissance
Une sorte d'ambiance "immatérielle" (hé,hé!) plane
sur le pays renforcée par les contes à dormir debout à base de
"bébé pilonné," "marb cousus dans leurs parties génitales","femme accouchant
d'un bébé poissson" et autres sornettes
utilisées par les pouvoirs d'extrême droite
pour mystifier le peuple "le plus docile au monde " (hé hé !"
Cette technique "d'enfumage" permet aux acteurs politiques d'agir
dans la non transparence et dans l'impunité
pour imposer au peuple des programmes politiques anti-sociaux.
Ces Informations, même dans une pseudo-démocratie
sont pourtant indispensables pour se faire une opinion
et analyser la politique promue par la nouvelle équipe qui
sera à la tête d'Haïti.
Ensemble de raisons à l'origine de cette initiative
de présenter aux lectrices/lecteurs
quelques informations recueillies sur le net sur la garde rapprochée
de Martelly.
Commençons par le "coordonateur", celui chargé de faire la transition
des dossiers entre le gouvernement sortant et celui qui entre en scène
dans quelques jours.
Daniel Supplice
Daniel Supplice est né à Port-au-Prince le 9 février 1951, éthnologue, sociologue, passionné d’histoire et collectionneur de documents anciens haïtiens. Il a fait ses études primaires et secondaires à l’Institution Saint Louis de Gonzague à Port-au-Prince et ses études supérieures au Wentworth Institute of Technology, Boston, Mass ;Faculté d’Ethnologie, Université d’Etat d’Haïti ; University of Miami (Graduate school).
Il a occupé les postes suivants :
Consul général à Tokyo, Japon (1973-1974) ;
Premier secrétaire, ambassade d’Haïti, Rome, Italie (1974-1976) ;
Premier secrétaire, ambassade d’Haïti, Mexico, Mexique (1976-1977) ;
Directeur général adjoint de l’Immigration et de l’Emigration (1977-1979) ;
Directeur général de l’Immigration et de l’Emigration (1979) ;
Sous-Secrétaire d’Etat de l’Intérieur et de la Défense nationale (1979-1981) ;
Sous-Secrétaire d’Etat des Affaires sociales (1981-1983) ;
Secrétaire d’Etat des Affaires sociales (1983-1985) ;
Secrétaire d’Etat de l’Immigration et de l’Emigration (1985) ;
Secrétaire d’Etat de la Sécurité sociale et du Logement (1985) ;
Ministre des Affaires sociales (1985-1986).
Pas d'informations concernant la période entre 1986 et 2011.
Sa carrière dans l'administration commence en 1973 et s'achève en 1986.
Nous avons là un éminent serviteur du duvaliérisme.VOIR link
En "docile" fonctionnaire de l'Etat militaro/macoute/duvaliériste,
M. Supplice a gravi les échelons dans la hiérarchie, années après années.
Débutant en tant que consul et terminant comme Ministre.
Longévité et gratifications qui sont l'expression
d'une fidélité sans failles à la dictature militaro/macoute/duvaliériste
et à son chef Duvalier JCL.
Dictature qui, comme chacun le sait, était très chatouilleuse.
Le moindre écart au dogme et c'était la disgrâce.
VOIR DUVALIER
Prochaine présentation : Laurent Lamothe, conseiller économique de M. Martelly.
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