Ce texte a été écrit en 2009. A cette époque on subodorait, on pressentait, que toute cette infame propagande sur le monde merveilleux "d'avant ces vingt-cinq dernières annnées", comme ces gens-là disent pour parler du temps de la dictature des 2 Duvalier, préparait le public à la remise en selle des duvaliéristes. Cependant, on ignorait que leur méchanceté irait aussi loin que de faire rentrer Duvalier Jean-Claude en Haïti et de mettre un homme qui avait pris sa carte de macoute dès l'âge de quinze ans au pouvoir.
Le texte :
Les nostalgiques d’extrême droite, les "gwo soulye" de la papadocratie ont leur vision particulière de l’histoire qui se définit par une opposition bien tranchée
(pas la tête mais l'opposition,) entre :
Le Bien = les forces de droite et leur parangon (modèle) de vertu et papa à vie, Duvalier + l'armée, les macoutes, les USA et bien sûr Pinochet le nec plus ultra.
Le Mal = les kamoken, les communistes, la gauche, la théologie de la libération, lavalas, les syndicalistes et Fidel Castro, auquel il faut ajouter un nouveau venu dans la détestation Hugo Chavez.
Cette manière particulière de voir l'histoire fait, par exemple, qu'aujourd'hui encore, ils sont ultra fiers du chantage de Chalmers envers les USA pour obtenir de l'argent pour la construction de leur aéroport François Duvalier en échange d'un vote visant à exclure Cuba de l'OEA.
En se rappelant cet événement honteux, ils s'exclament : "Nous avions du prestige à l'époque !"
Alors que cette année même, 2009, la plupart des pays d'Amérique Latine s'excusent contre ce vote et l'expliquent par le fait qu'il étaient tous gouvernés à l'époque par des dictateurs protégés par les USA.
Sur le net, je lis :
«Sommes-nous en train de revivre le drame de 1986, monté de toutes pièces
par les prélats de l’Église catholique? Le slogan : LEGLIZ SE NOU, NOU SE LEGLIZ
a éclaté notre société en transformant Haïti en une véritable jungle. »
Nous avions eu auparavant :
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute à la « bamboche démocratique »
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute au vaudou.
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute à pas assez de privatisation.
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute à la dissolution de l’armée .
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute aux Kongo, kokorat, aux « hommes qui sont aussi des rats », aux marrons et autres bossales.
Les malheurs d’Haïti, c’est la faute à ceux qui font des fautes de français.
Les malheurs d'Haïti, c'est la faute au créole.
Bienvenue donc à ce nouveau slogan réac :
"Les malheurs d’Haïti, c’est la faute à l’Eglise catholique ".
Attention ! Pas du temps béni du chef suprême des macoutes et de son bébé,
où l'Eglise catholique se tenait silencieuse, mais à partir de 1986 seulement.
1986, la date maudite pour les militaro/macoutes/duvaliéristes
Comme 1804 pour les proesclavagistes.
Après 1804, c'est la "jungle" avec le peuple de sauvages qui veut être libre.
Après 1986, c'est la "jungle" avec, entre autres, un "Moloch Tropical".
MOLOCH TROPICAL
L'Eglise catholique avant 1986, elle était gentille.
Et puis, il y avait bien des Monseigneurs qui étaient eux-mêmes de fieffés macoutes connus et reconnus.
Ah, c'était le bon temps de la perle des Antilles,
pardon de la présidence à vie du président éclairé, le titan qui a maintenu 80, 90% de la population du pays dans le "faire noir" de l'analphabétisme. VOIR Haïti de 1976 à 1985: le journal de Marylou
Ouais, c'était le bon temps, où les tribuns des journaux le "Nouveau Monde", "Le Matin", "Le Nouvelliste", les égéries de la papadocratie pouvaient raconter n'importe quelle insanité en étant garantis d'être mielleusement encensés, flattés et honorés de titres plus ronflants et grandiloquents les uns que les autres.
Bien entendu, tous les Haïtiens devraient savoir impérativement que ces gens-là, les filles
et garçons de cour des Duvalier, étaient de parfaits humanistes, généreux, respectueux du peuple, honnêtes, braves et acteurs dynamiques en faveur du développement du pays.
Et qui sont devenus riches en travaillant à la sueur de leurs fronts, en investissant, en créant des emplois, en innovant.
Des mecs honnêtes qui n'ont ni crimes ni vols sur la conscience.
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