Les Etats-Unis partagent la préoccupation exprimée par la Mission Conjointe OEA-CARICOM d’Observation Electorale (MOEC), en ce qui a trait aux rapports et allégations de fraudes autour des résultats définitifs du second tour des élections législatives du 20 mars publiés par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), suite au processus de contestation.
Après avoir réexaminé les résultats et les matériels fournis par le CEP, les Nations-Unies, et les observateurs internationaux, nous n’avons trouvé aucune explication quant au revirement observé dans les résultats définitifs pour 18 cas des législatives, et lesquels cas, à l’exception de deux, profitent au parti au pouvoir.
Ces revirements incluent, parmi d’autres, le cas d’un candidat du parti au pouvoir qui avait été placé en troisième position selon les résultats préliminaires, et qui aujourd’hui remporte la première place suivant les résultats définitifs. Dans son cas, les résultats montrent une augmentation de 55.000 votes ; de 90.000 votes obtenus pour les préliminaires, il a gagné avec plus de 145.000 votes.
Deux autres candidats du parti au pouvoir avaient été placés en deuxième position suivant les résultats préliminaires, et les résultats définitifs du CEP montrent que le total de leur vote est le double de ce qu’ils avaient obtenu pour les préliminaires, et pour l’un d’entre eux, ces résultats montrent également que ses votes dépassent le total des votes enregistrés pour toute sa région.
En tant que partenaire qui a été invité par le gouvernement haïtien pour supporter et participer au processus électoral, les Etats-Unis appellent le Gouvernement d’Haïti et le Conseil Electoral Provisoire à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne ces 18 cas où ces revirements ont été notés.
Les Etats-Unis appellent également la Mission Conjointe OEA-CARICOM d’Observation Electorale à vérifier les documents supportant les résultats définitifs publiés par le CEP pour ces 18 cas en vue de faire montre de transparence et afin que le peuple haïtien soit assuré de l’impartialité de ces résultats. Le peuple haïtien, qui a participé avec beaucoup de patience dans les deux tours des élections, n’en mérite pas moins.
A défaut d’explications publiques et d’une révision de la part de la Mission Conjointe OEA-CARICOM d’Observation Electorale (MOEC), la légitimité des sièges de ces candidats est mise en question. [Communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince]
Bizarre, vous avez dit bizarre...
Martelly est "invité" à Washington.
Il s'entretient avec H. Clinton.
Puis il dénonce les fraudes aux législatives.
Puis l'ambassade US sort un communiqué allant dans le même sens.
Bizarre, vous avez dit bizarre...
Les Etatsuniens semblent vouloir écarter Préval
d'abord en éliminant Jude Célestin,
puis en remettant en cause les résultats des législatives.
Il y a un truc qui m'échappe dans ce marigot.
Quand est-ce que Préval est devenu personna non grata ?
Lui qui avait reçu les félicitations de l'ex-ambassadrice US,
pour avoir divisé Lavalas
et maintenu en exil Aristide.( Voir Wikileaks)
Lui qui vante à la rond badé,
à tous vents,
le pragmatisme "sweet"
des baron-samdi duvaliéristes morts-vivants
d'hier, aujourd'hui et demain.
Sak pase ?
Que se passe-t-il ?
Est-ce que le financier de Martelly
également financier d'Obama
aurait un compte personnel à régler avec Préval ?
Par exemple, une histoire de Première ministre
associée du financier et
renvoyée brutalement à la direction de son ONG culturelle
toute puissante ?
D'autre part, ne pas oublier que le financier en question
a des vues sur l'Habitation Leclerc et le quartier de Carrefour Feuilles
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7649.html
et qu'il a signé un accord avec les Mevs
en vue d'implanter des ateliers d'assemblage
http://www.ww4report.com/node/7820
Il semblerait qu'autour de Martelly
et donc d'Haïti, se mène une foire d'empoigne
pour s'accaparer les "maigres" ressources du pays
"le plus pauvre de l'hémisphère ouest"
qui, néanmoins, a la 4ème plus grande ambassade US au monde.
Ce qui expliquerait le déplacement de Mme Clinton en Haïti
pour imposer Martelly,
alors qu'on se trouvait en pleine révolution tunisienne
et qu'en principe elle avait des chats plus importants à fouetter.
Wait and see.
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