J'ai découvert ce livre sur internet.
Il est particulièrement intéressant parce qu'il s'agit
d'un témoignage de vie.
Il existe très peu de récits de vie écrits par des Haïtiens.
L'expérience de Cassagnol, sa petite enfance, les malheurs pécuniers de sa famille,
l'ambiance dans laquelle il grandit,
les anecdotes et descriptions de la vie sociale
offrent au lecteur tout un pan de la réalité haïtienne
dans les années 1960.
Tout ceci, vu de l'intérieur par un membre de la classe moyenne.
J'ai choisi de vous présenter ce court extrait qui permet
de rappeler au passage qu'"Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir."
parce qu'il est condamné à répéter les mêmes erreurs.
Et donc condamné à stagner
Ou pire, comme les Haïtiens aujourd'hui, à régresser à la vitesse grand V.
L'extrait :
"Je ne me suis jamais laissé prendre aux balivernes de ceux qui croyaient que Namphy allait faire quelque chose pour le pays.
Parfois, j’arrivais difficilement à contrôler ma colère et je leur disais :
« Comment Namphy a passé les 30 ans de Duvalier à l’ombre du pouvoir, des centaines de civils et de militaires ont été limogés pour des pécadilles ; c’est Jean-Claude lui-même qui l’a choisi avant de partir
et vous croyez qu’il fera quelque-chose pour le pays ? Vous êtes encore des enfants.
Il fallut les assassinats de la première organisation d’élections particulièrement le massacre perpétré à l’Ecole Argentine Bellegarde pour convaincre l’Haïtien, que le Macoutisme était bien vivant.
Et dire que certains membres de la Convergence vitimes de cette même armée, souhaitent le retour de cette « Force d’occupation », la vraie responsable qui de complicité avec certaines puissances étrangères sont à l’origine des malheurs de ce pays.
J’étais tellement vexé de l’attitude de certains avec qui pourtant j’ai combattu le duvaliérisme que pendant un certain temps, je me suis abstenu de tout contact avec eux."
Vous pouvez lire le livre ici :link
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