SOVEREIGNTY VS. INTERVENTION: A REVIEW OF HAITI’S NEW DICTATORSHIP
Written by Isabeau Doucet
Summary executions, disappearances, political prisoners, and rigged elections all took place under the watch of MINUSTAH, the United Nations “peacekeeping” force brought in to replace the U.S., French and Canadian troops that first arrived in Haiti after Aristide was victim of what Podur aptly calls “a geo-political kidnapping.” MINUSTAH not only provided cover for the post-coup death squads, knowingly incorporated paramilitary putschists into the police ranks, and systematically ignored any human rights monitoring, the blue helmets even opened fire on civilians in Haiti’s popular neighborhoods, effectively consolidating the coup by acting as an outsourced military force in a country without an army of its own.
Haiti’s governing institutions and civil society were effectively paralyzed, well before the 2010 earthquake reduced them to rubble. The 2004 coup has made each natural disaster and political crisis another opportunity for greater external control. This is the central dilemma for Haiti today and the effectiveness of what Podur calls the “new dictatorship”: without sovereignty, power eschews all accountability. Foreign donors, NGOs, shareholders, and financiers hold power to dictate political and economic policies that have deadly consequences in Haiti, but “the government is the only organization against which ordinary citizens can make rights-based claims.”
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Traduction :
"Exécutions sommaires, disparitions, prisonniers politiques, élections truquées, tout ceci s’est passé sous les yeux de la Minustah, les « troupes de la paix » de l’ONU amenées en Haïti afin de remplacer les forces françaises, canadiennes et des USA qui furent les premières à débarquer après qu’Aristide ait été victime de ce que Podur qualifie de « kidnaping géopolitique ».
La Minustah n’a pas seulement assuré une couverture aux escadrons de la mort après le Coup, mais à intégrer au sein de la police des paramilitaires putschistes, tout en ignorant systématiquement tout contrôle des droits humains ; les casques bleus ont même ouvert le feu sur des civils dans des quartiers populaires, consolidant le Coup de manière efficace en agissant en tant que renfort armé de l’extérieur, dans un pays qui n’a pas d’armée.
Les institutions de l’Etat et la société civile étaient, sans conteste, paralysées, bien avant que le séisme de 2010 ne les réduisent en débris. Le Coup de 2004 a permis que chaque désastre naturel, chaque crise politique, deviennent une opportunité pour un plus grand contrôle externe.
C’est le dilemme majeur devant lequel se trouve Haïti aujourd’hui et la concrétisation de ce que Podur appelle « la nouvelle dictature » ; sans souveraineté, le pouvoir échappe à tout contrôle.
Les donateurs étrangers, les ONG, les financiers détiennent le pouvoir de dicter les directions politiques et économiques qui ont des conséquences mortelles sur Haïti, mais le gouvernement est l’unique organisation devant laquelle les citoyens peuvent porter leurs revendications."
J'ai traduit ces courtes lignes, sans enthousiasme aucun, sachant que, malheureusement, la majorité des dits intellectuels haïtiens n’y comprendront que dalle. Ca ne leur fait ni chaud ni froid. Ils avanceront que M. Podur a été payé pour écrire ce livre. Même Noam Chomsky serait, selon ces intellectuels, payé. A croire qu'il existerait quelque part dans le monde, une officine gérée par des milliardaires pour financer celles et ceux qui écrivent sur Haïti,ce que les zentellectuels haïtiens n'aiment pas lire.
Déformation professionnelle, eux ne faisant rien sans retour sur investissement. C'est ainsi que le Baron de Ti-Malice de Time is Money avait laissé entendre à ses ouailles que mon blog "Le Monde du Sud" était également financé par cette entité mystérieuse, une sorte de loa, un esprit, qui serait assis sur une pile de dollars utilisés pour payer ceux qui n'adhèrent pas à la doxa néo-duvaliériste, au fascisme. De kamoken, nous voici devenus, selon eux, des terroristes issus de familles monoparentales.
L'indifférence de ces zentellectuels ne tient pas uniquement à une déficience des circuits de leurs neurones, mais à leur endoctrinement et, bien sûr, à leur suffisance.
Ils ont été endoctrinés de manière tellement radicale au cours de leurs études faites aux USA et/ou en France, au Canada, qu’ils se trouvent dans l’incapacité de lire et d’analyser tout discours qui ne provient pas de leurs enseignants.
Le seul discours qu'ils tiennent pour vrai est celui qui leur a été enseigné. De même pour les dits directeurs d'opinion.
Et puis, malheureusement itou, les personnes auxquelles un tel livre pourrait offrir des horizons nouveaux n’ont pas accès à la lecture.
Nous sommes voués à nous enfoncer encore plus loin dans la dépendance, jusqu’à devenir une non-nation, même si, réunions internationales, hôtels de luxe et projets de routes goudronnées se multiplient sur les 27 500km2.
En disant cela , je ne m’inscris pas dans une réclamation de nationalisme,comme celui revendiqué par ceux qui ont fait le coup de 2004 et boycotté la commémoration des 200 ans d’indépendance de ce pays maltraité ; il s’agit avant tout d’appliquer des politiques qui permettent à la population de vivre décemment, dans la dignité et le respect.
Nous sommes très loin du compte.
Cependant, l'optimsite-pessimiste que je suis, répète que nous sommes une jeune nation. 208 ans représentent peu de chose.
Le vide intellectuel de cette période de notre histoire est conjoncturel.
Cette dite élite intellectuelle représente, les "hommes vieux" tels que décrits par Jacques Stephen Alexis. Ceux qui en sont encore à écrire " Ler rève de Duvalier" et à rêver de 'la perle des Antilles" du temps où leurs ancètres étaient esclaves.
Le come back qu'ils ont organisé de l'idéologie prédatrice et criminelle des néo-duvaliéristes ne prendra pas racines dans le pays.
Les nouvelles générations ne sont pas encore nées.
Et ,avec Jacques Stephen Alexis, je répéterai " qu'un pays qui a vu naître Roumain ne saurait mourir".
Mais, il est vrai que les nouvelles du pays ne sont pas bonnes. Et que le décès de Mimi Barthelemy, s'ajoutant à celui de tant de véritables amis d'Haïti, nous emplit d'une grande tristesse. Ca, c'est mon quart d'heure découragement, suite à la lecture de l'article d'Isabeau Doucet.
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