C'est ce que j'ai lu dans la presse.
Pourquoi le patron de Digicel demande un audit ?
D'abord, pou youn, le patron de Digicel a commis une faute grave en acceptant
d'appliquer une mesure prise par Martelly sans consultation avec le législatif,
donc totalement illégale selon la loi du pays.
Deuxièmement, aucune loi n'autorise un Etat à taxer des étrangers.
C'est-à-dire que des Haïtiens qui ont ,soit adopté une nationalité étrangère,
soit ont une carte de résidence ne peuvent être soumis qu'à l'impôt du pays dans lequel ils travaillent.
Légalement Haïti ne peut pas prélever
de taxes sur des étrangers qui ne résident pas sur son territoire.
Ce qui fait que tous les clients de Digicel à l'extérieur d'Haïti pourraient, à juste titre,
porter plainte contre la compagnie,
contre la Banque de la République d'Haïti,
contre Michel Martelly pour abus d'autorité, grivellerie et corruption.
Parce que l'affaire ne se présente pas limpide du tout, vu ceci également lu dans la presse :
« Lors d'une réunion avec le Comité des finances du Sénat en Décembre, le gouverneur de la Banque de la République d'Haïti [Castel Charles] a déclaré que seulement 4,8 millions de dollars [américains] se trouvent au compte de la FNE et qu'aucun retrait n’avait été fait du fonds et que cela représentait tout l'argent collecté à partir des frais de 1,50 $ [américaine] sur les transferts. ». Les chiffres de M. Castel de 4,8 millions de dollars le mois dernier ont été contredits par l’ancien conseiller en éducation de Martelly, Gaston Georges Merisier, qui a annoncé le 30 septembre que l’impôt sur les appels téléphoniques et les transferts avait rapporté quelque $28 millions de dollars [américains]. Le FNE a été conçu et est administré par Laurent Lamothe, ministre des Affaires étrangères, sans contrôle parlementaire.
"http://www.haiti-liberte.com/archives/volume5-25/Le%20sénate ur%20Moïse.asp
Les associations de la diaspora au Canada, aux USA et en France devraient,
non seulement appuyer la demande d'O' Brien,
mais appeler à la grève en demandant d' arrêter tout bonnement d'appeler en Haïti
et d'envoyer de l'argent via les maisons de transfert, tant que l'audit n'aura pas été réalisé.
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