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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Quelle élite haïtienne? par Rose Nesmy Saint-Louis

Publié par siel sur 25 Septembre 2010, 09:58am

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE

Ce texte

qui a pour sous-titre

"Une élite au niveau du sous-développement du pays"link

 est paru dans le Nouvelliste en 2005.

 

Je me risque à saluer le travail de l'auteur qui

semble vouloir construire son analyse à partir d'enquêtes

sur le terrain.

Ca fait du bien.

Elle n'est pas, bien sûr, la seule.

Il existe des études bien documentées sur Haïti dans presque tous les domaines.

il y a dans ce pays nombre de perles rares, des personnes de qualité,

des chercheurs sérieux, comme l'était Mme Sylvain, par exemple.

Voir Suzanne Sylvain, une grande intellectuelle haïtienne, vue par son mari

Fort malheureusement, les études de ces personnes

sont rarement prises en compte

en tant que pistes pour trouver des solutions adéquates au développement

du pays.

Les élites économiques, qui gèrent  Haïti selon leurs intérêts propres,

s'en contrefoutent totalement.

Elles ont leurs propres agendas

et  préfèrent  mettre en avant ceux et celles

suffisamment domestiqués

pour  pédaler à vide comme un hamster dans une cage

 

Et, quand  il arrive que la demande de changement se fasse trop

pressante,

ces élites sèment la peur et la désolation

pour ramener tout le monde

à la soumission et aux niaiseries.

La recette utilisée ces temps derniers

ne date pas d'aujourd'hui.

 

Extrait 1
"Les problèmes de l'élite remontent à ses propres origines: la construction de la nation et de la société haïtiennes au lendemain de l'indépendance. Etant donné l'analphabétisme littéraire, politique et économique qui sévissait dans la société esclavagiste, un petit groupe d'individus, majoritairement fils de colons, s'est transformé et posé facilement en héritier politique, culturel et économique des maîtres. L'élite haïtienne originelle n'est pas donc la résultante de l'accumulation du capital socioculturel et économique, de la concurrence sociale et de l'exploit d'une catégorie d'individus ayant le goût du risque. Au contraire, elle, avec tout son complexe d'infériorité vis-à-vis du blanc, a spontannément vu le jour avec la déclaration de l'indépendance.

 

Extrait 2

 

Il n'est pas recommandé de chercher l'élite haïtienne dans les arts, vous ne la trouverez jamais. Incapable d'apprécier l'intersémiotique des arts, la communication entre eux et le langage des profondeurs humaines, l'élite ne se distingue socialement que par un ramassis pédantesque, un bric-à-brac culturel mal assimilé. Elle n'a pas un devoir de mémoire envers la société déclinante dont elle fait partie. L'histoire et le patrimoine culturel du pays lui font une frayeur. Les musées du pays sont pour elle des lieux tristes qui font penser à l'inutilite force créatrice des oisifs, aux remords collectifs des aigris, aux dégénérés de la société: les honorables artistes qu'elle considère comme des rêveurs pénitents, des abrutis pauvres refusant de croire dans la force brute de la société aride qu'elle représente. Elle ne s'interesse qu'à la valeur marchande des beaux arts. La peinture? Elle est incapable d'y voir la communication iconique entre l'artiste, son environnement et son monde intérieur. Elle ignore le contenu et la substance du contenu de l'expression artistique. Celle-ci n'a pour elle qu'une fonction décorative. La perfection du paysage architectural du pays est son retranchement dans des châteaux forts ostentatoires, bien bétonnés, dépourvus de poumons végétaux, où l'on ne respire, derrière les murs illusoirement protecteurs, que l'odeur du dollar-tout-puissant. Elle est allergique à toute solidarité humaine. Elle vit dans la superficialité la plus plate et la pauvreté culturelle la plus abjecte.

 

Ce portrait des élites m'a particulièrement interressé

parce que je travaille en ce moment à l'écriture d'une pièce tragicomique

sur elles à partir du boycott de la commémoration du bicentenaire

qui n'est que l'aboutissement de leur remodelage par l'homme

de " la pâte est mauvaise"

le dictateur Duvalier François.


Ce qui est également frappant c'est  son adéquation,

-on pourrait croire

que Rose Nesmy  Saint-Louis s'en est servi comme documents

pour sa recherche-

avec les contributions qu'on lit sur le net

-pas toutes évidemment-

qui

 ressassent plus ou moins les

mêmes  idées .

Comme par exemple :

 

"Pour tous ceux qui font une vraie analyse de la societe haitienne, je conclus que l'Haitien a plus de haine que l'amour en lui.  Insecure, il cherche toujours des raisons de discorde. 

Lorsqu'il ne trouve pas un motif d'attaques, il en invente.  Il ne vit que pour cela.

  Il ne peut pas aimer."

 

Observez bien que la phrase manque totalement de logique

On commence par  "pour tous ceux qui font une vraie analyse"

on s'attend à ce que suive un  " ils "

enchaînement logique, non ?

Mais pas du tout.  C'est  un "je " qui arrive.

La phrase est totalement déséquilibrée mais

l'important au niveau de la propagande

c'est qu'elle laisse entendre

que "ceux qui font une vraie analyse de la société haïtienne"

ne peuvent être que d'accord avec

"je  conclus" (à partir de quoi d'ailleurs)

que l'Haïtien "ne peut pas aimer"

L'Haïtien ne "peut pas aimer."

serait donc une conclusion de" je"

et "de tous ceux qui font une vraie

analyse de la société haïtienne." (sic)

C'est bien tordu.

Mais, comme disait l'autre faut bien tordre,

pour remodeler la mauvaise pâte haïtienne.

 

 

  Extrait 3

La distinction intellectuelle? Un simple diplôme universitaire au rabais, voire même un certificat de fin d'études secondaires, donnent d'emblée à l'haïtien le droit d'appartenance au "nirvana" intellectuel. S'il est capable de bien rabâcher les rapports des organisations internationales, qui souvent s'éloignent des profondes réalités du pays, il est un potentat intellectuel à vie. Toutefois, on n'a pas besoin d'une montagne de brevets de compétence ou de diplômes pour s'initier aux choses de l'esprit, mais de la rigueur, de la discipline, de la productivité, de la curiosité et de la profondeur intellectuelles. Ces qualités ne s'acquièrent que par la production et la soif inextinguible de l'interrogation de soi et de son environnement. Il n'y a qu'une poignée d'haïtiens, issus majoritairement de la classe moyenne, chez qui prédomine la vie intellectuelle productive. Ils sont les "princes" du savoir qui appartiennent à la petite et fragile "noblesse" intellectuelle du pays. Cependant, ne s'engageant pas tous réellement dans la fortification intellectuelle de la société, ils ne constituent pas un phare pouvant guider le pays vers l'exquisité de la connaissance inhérente à toute élite intellectuelle.

 

Ce qui donne  généralement un galimatias  pédantesque

en complète déconnection

avec les réalités du monde

et dont l'objectif (tordu, retors)

est d'opposer
  avec une constance rare, Haïti, à des mondes  dits civilisés

un jour la RD, l'autre le Rwanda, ou bien Singapour, etc, etc.

où les gouvernements seraient faits d'homme de "haute moralité"

et avec "la connaissance"

Propos qui ne peuvent que faire sourire ceux qui quotidiennement

sont informés de la "haute moralité" des chefs d'Etat

(Berlusconi, Reagan, Bush, Clinton, Sarkozy, Blair, Kagame, Léopold roi des Belges ?)

dans les" pays civilisés" au rythme des scandales

de corruption et de prévarication

qui émaillent la vie politique de ces pays "civilisés."

Un exemple parmi d'autres : 

ce pot pourri de clichés, de poncifs et de lieux communs

( Attention en "fransè pale, fransè konprann,"

des lieux communs

ne signifient pas des lieux d'aisance... quoique...!

l'expression vient du latin, etc, etc,

et s'emploie pour signifier "l'usage de  banalités avec lesquelles tout le monde est censé

être d'accord."  

  Voici donc un modèle

de la "bêtise qui pense"

"Partout dans le monde et dans les pays "civilisés", ceux qui sont à l'avant garde de la politique de leur pays ne sont pas des semi-illettrés ou des prolétaires.  La profession exige un certain standard, un certain prestige, un protocole,  une haute moralité et la connaissance.  Sans la connaissance, un chef d’état ne saurait planifier la production nationale, analyser et créer des marchés, projeter des rendements à long terme, obtenir et évaluer des résultats.  "

Attention, lectrices et lecteurs : marque déposée Madone des zen

imitation interdite sous peine de contagion.

 

L'article de Mme Saint-Louis  http://www.irsp.org/editorial-26.htm


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