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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Rapport sur la situation des droits de l'homme en Haïti (1988)

Publié par Elsie HAAS sur 4 Juin 2010, 09:35am

Catégories : #PEUPLE sans mémoire...

Il s'agit de notes sur la période de présidence de L. Manigat

C'est en anglais, mais je voudrais faire remarquer  qu'il est dit au paragraphe 190

que le cabinet de Manigat était dominé par des personnes proches des Duvalier, dont Regala comme ministre de la Défense.

Au paragraphe 192, il est dit que les biens des anciens ministres de Duvalier qui avaient été confisqués par le CNG (tiens donc! des rivalités entre copains)

 leur ont été restitués par une décision de justice, prise sous Manigat.

Les ministres  de Duvalier en question étaient : Mr. Frantz Merceron, Jean-Robert Estimé, Mario Théard and Jean Sambour. 

Mais le 19 mars  1988,  le Ministre des Affaires étrangères a déclaré que ces mesures de justices n'existaient pas et n'ont pas été prises.


Vous noterez la confusion,  brouillard  et embrouillaminis qui règnent dès qu'il s'agit du monde duvaliériste.

Vous remarquerez aussi la présence de duvaliéristes dans le gouvernement Manigat

présence qu'on retrouvera dans l'ensemble des gouvernements jusqu'à aujourd'hui,

à l'exception peut-être du premier mandat, écourté par un coup d'Etat, d'Aristide en 1991.

 

Je voudrais également attirer votre attention sur le paragraphe 191.  dont je vous faits un résumé. Il est dit que étant donné le boycott des élections par l'opposition, elle n'a pas présenté de candidats aux postes de parlementaires. Duvalier de son exil a déclaré que sa popularité était toujours forte dans la mesure où 60% des membres de l'assemblée sont  des duvaliéristes. Ce qui est en contradiction flagrante avec l'Article 291 de la constitution qui interdisait aux duvaliéristes d'être candidats à des postes de la fonction publique pendant 10 ans.  

 

Vous noterez qu'en 1988, 2 ans seulement après le départ de Duvalier Jean-Claude, les duvaliéristes sont  présents  au gouvernement et dominent le  Parlement.

 

 Les duvaliéristes dont le cynisme n'est plus à démontrer

et leurs zentellectuels qui poussent le bouchon jusqu'à jouer aux donneurs de leçon ,

ont dès 1986 non seulement créé le désordre,

fomenté des coups d'Etat, assassiné  les figures progressistes

mais en plus de celà,  ont fait croire

par un jeu habile de manipulation propre aux ti-Malice

que c'était la gauche qui était au pouvoir.

Quelle gauche ?

Une gauche reconvertie au néolibéralisme genre OPL ?

Une gauche qui fricote avec Jessy Helmes, défunt homme politique d'extrême droite et raciste des USA ?

Ca peut encore s'appeler la gauche ?


En réalité, ce sont eux, les macouto/duvaliéristes, qui avaient les réseaux pendant 30 ans, l'argent, les armes et les média qui ont continué "en bas table" à gérer le pays - horriblement mal comme à leur habitude-  et surtout à s'enrichir- très bien par contre.

Et ceci jusqu'en 2004, où là, avec leurs zentellectuels du Collectif Non,

qui leur offrent un tapis rouge, c'est-à-dire une nouvelle virginité,

ils reviennent  comme des enfants de choeur officiellement au pouvoir,

Ils  gèrent le pays toujours aussi dégeulassement qu'ils l'ont toujours fait, 

s'enrichissent comme d'habitude phénoménalement entre 2004 et 2010

tout en continuant à crier hypocritement à  à la faute à l'Etat et aux gauchistes.

 

Bien sûr, il est clair que d'anciennes personnalités de gauche se sont alliées à ces  réseaux duvaliéristes qui leur ont permis de s'enrichir et de continuer à vivre dans le pays, sans être "disparu"  ou assassinés par leurs hommes de main qui portent différents noms selon les périodes: cagoulards,macoutes, attachés, ninjas, fraph, etc.

 

Mais ceux qui dominent  la vie économique du pays de 1957 à 2010, ceux qui ont l'argent, les armes et les média sont les macouto/duvaliéristes qui ont  maintenu la majorité de la population dans une pauvreté abjecte et sont devenus eux-mêmes multimillionnaires en 2 générations.

 

Il faut bien voir que  c'est sous le règne de ces macouto/duvaliéristes que les mesure les + défavorables à la paysannerie ont été prises : abattage des porcs créole, dumping du riz Miyami et maintenant semences Monsanto.

 

Tant que ces macouto/duvaliéristes détiendront les rènes de l'économie avec la complicité de l'international, Haïti ne pourra que s'enfoncer dans la déchéance.

 

The Inauguration of Leslie Manigat on February 7, 1988
OEA/Ser.L/V/II.74
doc. 9 rev. 1
7 September 1988
Original: English

REPORT ON THE SITUATION OF HUMAN RIGHTS
 IN HAITI
 

          186.          On February 7, 1988, Leslie Manigat, a former professor of political science, who served as director of the Haitian Foreign Ministry of Political Affairs office from 1957-1960 until he broke with François Duvalier in 1960, and then spent 23 years in exile in France, the United States and Venezuela, was inaugurated President of Haiti.

 

          187.          President Manigat, in his inaugural speech, called for national reconciliation with the opposition which had boycotted the election from which he had emerged the President.

 

          188.          Members of the opposition who boycotted the elections, such as Mr. Marc Bazin, called on President Manigat to investigate the killings of the candidates Athis and Volel and the killings on November 29, in order to establish his legitimacy and also as to issue a calendar in order to implement various measures stipulated in the constitution, such as administrative decentralization, the formation of departmental assemblies and the creation of a court of accounts.

 

          189.          The Episcopal Conference on January 23, 1988, had denounced the "abstention of the majority" of the population during the January 17, 1988 elections and the widespread fraud as regards those who did participate.  The Bishops warned that the January elections, in spite of the fact that they did not result in deaths, constituted a challenge to the political morale of the country.  The Church stated that "what is at issue here is the future of the people, their development and their progress".  Contradicting the notion that Mr. Manigat's government was a democracy, the Bishops asked "How is one to envisage the future of the people outside of a democratic society?"  The Church warned the people not to resort to violence because violence would only engender more violence, and called for a dialogue among the different representative sectors of the population.

 

          190.          A dialogue was never initiated.  President Manigat appointed a cabinet dominated by figures closely connected to the Duvalier period.  Maj. Gen. Williams Regala who had been placed on "inactive" duty was able to serve as Minister of Defense.  Article 269 of the Constitution prescribes that the Police come under the jurisdiction of the Justice Ministry when, in fact, it remains under the control of the Ministry of the Interior.  Lt. Gen. Namphy's self-designation as Commander-in-Chief prior to the January 17, 1988 elections was not questioned, or submitted to the National Assembly as stipulated by the Constitution.  Although a civilian President was installed there was no doubt that the military held on to power.

 

          191.          As regards the new Haitian Parliament, since no candidates from the boycotting parties participated in the elections, Jean-Claude Duvalier's claim from exile of his continuing popularity and the assertion that 60% of the members of the National Assembly are Duvalierists is probably accurate.60   It can be expected that if any one can identify who is a Duvalierist in Haiti that person is Jean-Claude Duvalier.  This in flagrant contradiction with Article 291 of the constitution which prevents any Duvalierist from becoming a candidate for public office for a period of ten years.

 

          192.          Three former Duvalierist Ministers whose goods had been confiscated by the CNG were entitled to a restitution of their property pursuant to a judicial decision under the new Manigat Government.  Four human rights organizations protested the "scandalous" restitution measure in favor of Mr. Frantz Merceron, Jean-Robert Estimé, Mario Théard and Jean Sambour.  By March 19, 1988 the Foreign Minister stated that these judicial measures did not exist and had not been taken.61

 

                193.          As regards the Investigative Commission set up to shed light on the November 29 massacre, the members of this Commission were unable to identify the individuals responsible.62   The report was allegedly completed on January 15, 1988, but it was not made public until April.  Although not in a position to identify individual perpetrators the "Committee feels there is reason to believe the macoutes and the Duvalierists collectively reduced to fighting banishment and forced to defend themselves, might have been the perpetrators of the acts".

 

          194.          It concludes that "the 29 November elections, had they been held, would have contributed to the taking of power by the candidates of the national Concerted Action Front, and these candidates would have presented a basically anti-American alternative". 

http://www.cidh.org/countryrep/haiti88eng/chap.2d.htm


 

 

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