C'est écrit par : EVAN WHITT0N
Vous pouvez le lire en anglais, hélas, hélas, ici link
Hélas, parce que le récit est délicieux.
On apprend un tas de trucs. Comme, par exemple, l'historique de l'Oloffson,l'hôtel, propriété actuelle de Richard Morse, cousin de Martelly. Il a été construit par le président Sam, (vous savez celui s'était fait sortir de l'ambassade de France où il s'était réfugié et déchiqueté par une foule en furie qui lui reprochait d'avoir fait assassiner certains de ses opposants), pour en faire sa résidence. Le pauvre n'a jamais pu y habiter. Les Américains au moment d 'occupation en font un hôpital, puis, le propriétaire devient un Suédois (d'où le nom). Et au moment de la présence de l'auteur en 1984, c'est une Américaine qui en est la propriétaire.
On rencontre aussi des personnages connus, parmi eux : M. Walter Bussénius propriétaire de l'Hôtel Mont Joli au Cap Haïtien, M. Issa El Saieh, grand collectionneur d'art haïtien...
Ca commence comme ça :
Haiti
HAITI is an extraordinary place. Even as you drive in from the airport (the Francois Duvalier international airport, who else?) you feel you're in a place like no other in the world. There are six million people in Haiti, one million in Port-au-Prince, and all of them, it seems, on the street at any given moment of the day or night. The city is more or less a shantytown, relieved by the faded glories of some fine hotels.
Haïti est un lieu extraordinaire. Même quand vous conduisez de l'aéroport (l'aéroport François Duvalier- de qui d'autre pourrait-il s'agir ?) vous avez l'impression d'être dans un lieu qui ne ressemble à rien d'autre ailleurs dans le monde. Il y a six millions de gens en Haïti, 1 million vit à Port-au-Prince, et tous semblerait-il, sont dans les rues à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. La ville est plus ou moins un bidonville, dont l'aspect est atténué par par la gloire fanée de quelques jolis hôtels.
Il y a cet autre passage que je vous traduis parce qu'il corespond à ce qu'il m'est encore arrivé de constater dans la campagne haïtienne, là où les gens produisent encore des vivres. Et où ils ne consomment pas de produits importés, comme le salamis de la RD dans lequel ont été retrouvées des matières fécaleslink
Poverty-stricken as they are, Haitians look a lot better than most Western people, probably because they don't eat as much, and certainly don't eat any junk foods. There are no fat people in Haiti.
Alors que la pauvreté leur colle à la peau, les Haïtiens ont bien meilleure allure que les gens des pays occidentaux, probablement parce qu'ils ne mangent pas beaucoup, ne mangent pas de cochonneries (junk food). Il n'y a pas de gens gras en Haïti.
Et cet autre passage qui décrit dès cette époque, 1984, la ruée des églises évangéliques :
Vaudou, or voodoo, or vodun, the African religion with a dash of witchcraft seems sadly to be getting to be a thing of the past, except for staged performances for tourists, driven out by the hordes of US evangelical churches, notably Baptists who are plying their trade in Haiti.
Le vaudou ou voodoo, ou vodun, la religion africaine avec une goute de sorcellerie, à l'exception des spectacles de théâtre pour les touristes, semble mallheureusement devenir une chose du passé, repoussé par des hordes d'églises évangéliques US, notamment les Baptistes, exerçant leur commerce en Haïti.
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