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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sentinelle du peuple. Numéro 2 du volume III (juin 2012)

Publié par siel sur 28 Juin 2012, 10:25am

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Ami(e)s lecteurs et lectrices,
voici, ci-dessous et en fichier joint,  la version en français du
numéro 2 du volume III (juin 2012)
que vous envoie l'équipe de la "Sentinelle du peuple", un bulletin
diffusé en créole en Haïti.
La version en créole peut être lue sur le site web :
http://www.santinel.webuda.com
Nous vous invitons à faire connaître ce bulletin autour de vous.

Vous pouvez envoyer des réactions à l'adresse : santinelpep@yahoo.fr

Si vous ne voulez plus recevoir ce bulletin, veuillez le faire savoir
à l'adresse :
santinel.dif1@yahoo.com


Bonne lecture !

Sentinelle du peuple
Pour tout message ne concernant pas la diffusion du bulletin :
santinelpep@yahoo.fr
http://www.santinel.webuda.com/

====================================================================================================
Volume III numéro 2
                                        juin 2012    Prix : 5gourdes

                                          LA SENTINELLE DU PEUPLE

La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple.
La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les
contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis
qui permettent sa publication.


------------------------------------------------------------------------------------Editorial

Les politiciens font la fête sur le dos du peuple parce que nous ne sommes pas vraiment organisés.

Amis lecteurs du journal Sentinelle du Peuple, voici le numéro du mois
de juin. Nous entrons maintenant davantage dans une zone de crise
généralisée. Où que l’on aille, des feux brillent aux quatre coins du
pays. Ce qui met le feu aux poudres, c’est la politique des dirigeants
qui se mettent aux ordres des pays impérialistes voulant nous dominer.
Ce qui fait grandir le mécontentement dans la population, ce sont les
besoins non satisfaits des masses populaires, des travailleurs, des
jeunes professionnels, des petits entrepreneurs et de la masse des
chômeurs. Avec une organisation déterminée et une mobilisation
conséquente, une révolte prolongée sera bénéfique pour la
transformation du pays. Mais si nous restons dispersés et qu’une série
d’organisations insignifiantes se font concurrence, chaque secteur
défendant les petits intérêts de sa chapelle, alors le pays se
dirigera vers une catastrophe. Et les forces dominantes sauront bien
prendre le contrôle de cette révolte et la canaliser dans le sens de
leurs intérêts, comme cela s’est toujours passé dans notre histoire.

Ces forces ont détourné la révolution des esclaves de 1791-1804. Elles
ont réprimé puis récupéré le mouvement agraire de 1843-1848. Chaque
fois que les masses populaires se sont révoltées, les classes
dominantes et les pays prédateurs se sont unis pour affaiblir le
mouvement jusqu’à ce qu’il soit neutralisé. Le mouvement
sociopolitique des jeunes de 1946 était porteur de beaucoup d’espoirs,
mais l’oligarchie et les Américains ont utilisé, dans un premier
temps, l’armée de Magloire puis les macoutes de Duvalier pour casser
les reins du mouvement et l’étouffer. Le mouvement de révolte de 1986
est le premier mouvement social du 20e siècle qui est arrivé à
bouleverser la société et l’Etat. Ils l’ont cajolé,  ils l’ont
réprimé,  ils l’ont passé à la moulinette puis l’ont récupéré.

Actuellement, au moins quatre faux amendements constitutionnels sont
en circulation dans le but de dénaturer la Constitution du pays.
Préval et les parlementaires n’ont pas encore été arrêtés pour fraude
et trahison. Le trafic de drogue, la corruption et la contrebande sont
légalisés. En ce qui concerne les élections, des magouilles sont en
préparation dans les couloirs du palais national pour prendre le
contrôle des collectives territoriales avec les nouveaux
parlementaires qui doivent débarquer. On distribue ici et là des
petites cartes et des petits bracelets roses tandis que se multiplient
les actes d’insécurité et les enlèvements. La faim, le dénuement et le
chômage font vivre un calvaire à la population. Tout cela est le signe
d’une dégradation de l’Etat et d’une déliquescence de la société. La
situation va devenir irrécupérable si nous ne nous dépêchons pas
d’agir.

Les autorités et les bourgeois dominicains s’ingèrent dans tous les
aspects de notre vie nationale. Ils s’occupent de notre vie politique,
de notre économie, de notre commerce et de notre éducation. Ils gèrent
pratiquement la population le long des 315 kilomètres de la frontière.
Que ce soit pour l’hôpital, les soins médicaux, les télécommunications
ou le commerce des produits agricoles, c’est au pays voisin que
s’adresse cette tranche de la population pour obtenir des services. Il
va nous falloir beaucoup de temps pour nous dépêtrer de cette
situation inextricable dans laquelle nous ont mis nos dirigeants et
les pays rapaces. Subrepticement ils nous amènent à abandonner à
l’Etat et aux classes dominantes dominicaines notre droit à
l’alimentation et nos droits de peuple souverain. Allons-nous rester
les bras croisés et laisser le pays devenir un marché en libre-service
pour les bourgeois dominicains et les multinationales américaines,
françaises, canadiennes et espagnoles installées en République
dominicaine ?

Nous irons d’échec en échec si nous ne sommes pas capables de mettre
sur pieds un solide instrument politique national et de le doter d’un
projet de société démocratique et populaire. Seule la combinaison
d’une direction politique vigoureuse avec une mobilisation unitaire,
dans le cadre d’un projet alternatif conséquent, pourra nous sortir du
désastre politique dans lequel nous nous trouvons.  L’un sans l’autre
reviendrait à gaspiller son énergie. Et les politiciens retors
continueront alors à faire la fête sur le dos de la population.
L’équipe du journal

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Sentinelle / Contexte national
LE BILAN D’UNE PREMIERE ANNEE DE POUVOIR DE SWEET MICKY.


Dans sa campagne, le candidat Micky avait promis le changement à la
population. Il avait dit qu’en deux temps trois mouvements il ferait
en sorte que les sinistrés puissent quitter les tentes et il s’était
engagé à ce que l’école devienne gratuite. Une année plus tard, le
président a présenté son bilan. Ayant tous les toupets, il n’a pas
honte de s’attribuer la note de 8,5 sur 10. Sweet Micky prend les gens
pour des abrutis s’il croit pouvoir leur raconter n’importe quel
boniment.

Une année supplémentaire de misère et d’abus pour les pauvres !

Dans les départements de l’Artibonite, du Nord-Ouest, du Nord-Est, du
Plateau central, de l’Ouest, du Sud-Est et du Sud, plusieurs  communes
continuent à souffrir de la faim en raison des inondations, de la
sécheresse et de la cherté de la vie. Dans des quartiers populaires
tels que Cité Soleil, Jalousie, Martissant, et dans les camps de
déplacés de Port-au-Prince, les habitants doivent déjà faire face à
une grave crise alimentaire en raison de la cherté de la vie. La
marmite de riz, vendue 110 gourdes au mois de mars, se vend
aujourd’hui à 125 gourdes ; la marmite de haricots noirs est passée de
175 gourdes à plus de 200 gourdes ; le gallon d’huile a grimpé de 275
gourdes à 325 gourdes. Où est l’amélioration promise par Martelly ?

Plus de 400 mille sinistrés du tremblement de terre vivent toujours
sous les tentes dans les camps de déplacés ; plusieurs milliers de
familles sont sous la menace d’être expulsées en employant la violence
ou le feu. Depuis la venue au pouvoir de Sweet Micky, on a déjà vu
brûler le camp du Lycée Toussaint, le camp Acra à Delmas 32, celui de
l’Ecole nationale République d’Argentine, celui du Mausolée, le camp
Megamart, le camp de Mormon à Delmas 30, le camp Adoquin et le camp de
Delmas 24 ; et récemment cela fut au tour du camp de Delmas 2 d’être
ravagé par un incendie. Micky avait promis des maisons aux déplacés ;
or depuis qu’il est devenu président, c’est du feu et des coups de
bâton qu’il leur a distribués.

Au mois d’avril, les nouveaux cas de choléra ont été multipliés par
trois. Plus de 300 mille autres personnes sont sous la menace de cette
maladie que nous a apportée la MINUSTAH. Cependant, le nombre de
centres de traitement a diminué ; il y en avait 101 peu après que
l’épidémie a éclaté, et il n’en reste plus que 30 pour tout le pays.
En 2010, plus de 128 ONG se donnaient en spectacle en train de lutter
contre la maladie ; six mois après les élections, il n’en restait plus
que 48 ; et maintenant c’est à peine si on en compte une vingtaine.
Martelly et la communauté internationale, c’est du pareil au même ;
ils nous racontent des mensonges pour arranger leurs affaires et,
pendant ce temps, ils nous enfoncent davantage dans la misère.

Une année de honte pour la nation !

Depuis un an, le pays a connu scandale sur scandale. Au moment
d’accéder à la présidence, Martelly a prêté serment sur une version
amendée de la Constitution tandis que Préval en publiait une autre. Le
scandale des amendements à la Constitution a éclaté. Martelly
s’amusant à jouer sur les divisions internes à son équipe, le pays a
passé plus de trois mois sans gouvernement. Les Américains et les
Nations unies en ont profité pour nous fourguer en douce le dénommé
Conille. Cherchant à se sortir d’affaire, Martelly a essayé d’obtenir
de lui qu’il signe une lettre de démission avant même sa ratification
comme Premier ministre.

Peu de temps après l’entrée en fonction du gouvernement
Martelly/Conille s’est répandue la rumeur de la double nationalité du
président, de ministres et de secrétaires d’Etat. Le Parlement s’est
soi-disant saisi du dossier pour mener une enquête. Pendant ce temps,
l’épouse du président et sa famille, des amis du président, des
membres du cabinet et des parlementaires prenaient part à toutes
sortes d’histoires de corruption et de transactions avec l’argent de
l’Etat. Au milieu de toutes ces affaires malhonnêtes, une rumeur a
éclaté dans la presse, concernant de l’argent sale que le sénateur
dominicain Bautista aurait partagé avec Micky ; cette histoire a
révélé que le Président était impliqué à fond dans la mafia. Quant au
scandale de la nationalité, il s’est envenimé au point d’aboutir au
départ de Conille vers la poubelle de l’Histoire.

Pendant longtemps, lors des soi-disant négociations pour former un
gouvernement, les parlementaires se voyaient remettre des
dessous-de-table de manière discrète ; or aujourd’hui, c’est depuis la
tribune du Parlement que des sénateurs et des députés dénoncent le
type de corruption pratiqué à cette occasion. Selon plusieurs
parlementaires, la grande majorité de leurs collègues a reçu 3,5
millions de gourdes pour voter en faveur du Premier ministre Lamothe,
qui est à la tête de la bande de Martelly. Plusieurs sénateurs dont le
mandat s’achevait au mois de mai ont voté pour le Premier ministre
soit pour avoir un poste dans le gouvernement, soit pour obtenir de
l’argent afin de préparer les prochaines élections, soit parce qu’ils
ont besoin d’une couverture, vu que beaucoup d’entre eux devraient
aller en prison en tant que trafiquants de drogue, assassins/criminels
ou pilleurs des caisses de l’Etat.

Tous ceux qui connaissent les dessous de la politique savent que ce
sont les Américains qui ont fait sortir l’affaire de la double
nationalité du président et de plusieurs membres de son administration
; ce sont eux aussi qui ont fait semblant de ne rien savoir et ont
mené les tractations pour l’entrée en fonction de la bande
Lamothe/Martelly. Le principal deal conclu lors des discussions sur
tous ces scandales était que les impérialistes américains
s’engageaient à refermer le dossier de la double nationalité afin
qu’il puisse poursuivre son mandat, en échange de quoi le pouvoir
devait se mettre à plat ventre pour accomplir leurs quatre volontés en
ce qui concerne les amendements frauduleux, l’organisation des
prochaines élections-sélections, la mise sous contrôle de quelques
brigands et une gestion plus discrète de l’armée des « assaillants ».
Le pouvoir Martelly n’est bon à rien ; c’est une honte et un véritable
danger pour le pays ; il est bien parti pour offrir aux impérialistes
les dernières petites richesses qu’il nous reste. Progressistes,
patriotes, démocrates conséquents, qu’attendons-nous encore pour unir
nos forces, et nous mettre en marche avec le peuple pour partir à
l’assaut ?

Luc HENRY
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Sentinelle / Economie
HAÏTI SE TRANSFORME EN DECHARGE, EN DEPOTOIR, EN CIMETIERE
POUR TOUTES SORTES DE REBUTS EN PROVENANCE DE L’ETRANGER.


En l’absence d’une politique économique et commerciale bien définie et
protectrice des intérêts du pays, Haïti devient une décharge où tous
les contrebandiers viennent abandonner toutes sortes de marchandises,
de produits dont la date a expiré et même de déchets. Les dirigeants
haïtiens ne se donnent pas la responsabilité de défendre les intérêts
de la population et d’assurer sa protection. Leur seul objectif est de
profiter des avantages du pouvoir tout en permettant à une poignée de
gens de s’enrichir. C’est une des principales raisons expliquant la
situation de délabrement du pays. Les dirigeants ne sont pas
intéressés à changer les conditions de vie de la population.

Prendre le pouvoir, devenir chef, voilà un signe de réussite
personnelle. C’est ce qui rend toutes les compromissions possibles en
vue d’accéder au pouvoir. Comme ce sont les Américains, les Français
et les Dominicains qui mettent au pouvoir les candidats de leur choix,
nos politiciens doivent effectuer plusieurs visites dans ces pays
étrangers. Ce sont les négociations conduites en cachette avec ces
pays étrangers qui vont déterminer l’attitude de ces individus après
avoir accédé au pouvoir. Dans ce cadre, nous allons aujourd’hui nous
intéresser au commerce entre Haïti et la République dominicaine.

La complicité des dirigeants haïtiens avec la mafia internationale a précipité notre économie au fond du trou.

Ces compromissions ont permis aux Américains de venir chercher nos
paysans pour aller couper la canne à Cuba et à Saint-Domingue de 1915
à 1987. Elles ont permis aussi aux Américains de venir abattre les
porcs créoles des paysans en 1982-1984. Cette politique servile a
facilité la tâche aux bourgeois dominicains pour envahir nos marchés
avec leur production et se procurer pour presque rien quelques-uns de
nos produits à la frontière. Cette attitude de petit domestique a
conduit le Président Préval, en octobre 1997, à signer avec les
Américains un accord qui leur permet de venir gérer directement sur
notre territoire le dossier de la drogue. C’est cette même attitude
servile qui fait que, depuis 1981 jusqu’à aujourd’hui,  les
politiciens ont signé ou voté toute une série de lois, de conventions,
de traités et d’accords néo-libéraux. Mais cela, ce n’est qu’une
partie des décisions néfastes que nos dirigeants ont accepté de
prendre et qui ont fait plonger notre économie, semant la faim et le
chômage dans le pays. Nous n’avancerons jamais d’un pas si nous ne
nous libérons pas de tous ces accords néo-libéraux pourris qui
détruisent la production nationale.

Les classes dominantes dominicaines mangent, boivent et fument sur notre dos.
Quand un sot vous donne ses biens, il faut être un imbécile pour ne pas les prendre.

Actuellement, le commerce de la République dominicaine avec Haïti
engendre un chiffre d’affaire qui atteint les 2 milliards de dollars
américains. Et c’est sans compter le commerce clandestin passant en
contrebande. Ce qui fait qu’Haïti est devenu le deuxième partenaire
commercial de la République dominicaine après les Etats-Unis. Ce
commerce concerne surtout l’alimentation (œufs, volaille, bananes,
pates, sucre, farine, huile, confiserie, friandises, jus de fruits en
bouteille…), les engrais, les matériaux de construction (ciment, fer,
tôles, planches…), les articles pour la maison (mobilier, céramique,
savon,  dentifrice, lessive etc.). Depuis la fin des années 80, la
bourgeoisie dominicaine s’investit dans l’exploitation de nos sites
touristiques (la Citadelle) sans aucun accord avec l’Etat haïtien.

Des parcs industriels et des zones franches dominicaines vont
s’installer tout au long de la frontière. La société CODEVI a déjà
monté ses ateliers d’assemblage à Ouanaminthe, sur 400 hectares de
bonnes terres agricoles dans la zone de Maribahoux. C’est Aristide
qui, en avril 2002, a ainsi liquidé une des ressources du pays, avec
la complicité de ces Messieurs-Dames de l’ADHI. Aujourd’hui les hommes
d’affaire dominicains projettent d’installer des supermarchés et des
banques dans le pays. Ils sont en négociation avec les banques déjà en
place ; soit ils s’associent avec elles, soit ils créent des filiales
de leurs propres banques. Dans le secteur des travaux publics, ils ont
déjà le contrôle du marché ; en effet, la plupart des travaux de
construction ou de réparation des routes sont effectués par des
entreprises dominicaines. Elles sont également présentes en force dans
le ramassage des décombres. En outre, les autorités dominicaines se
trouvent actuellement derrière un projet de prise de contrôle de
l’éducation. Ne trouvant pas d’université ici, plus de dix mille
étudiants haïtiens sont partis à Saint-Domingue. Et voici que sous le
prétexte de nous avoir offert un bâtiment pour une université, les
autorités dominicaines passent maintenant à une seconde étape : elles
ont décidé de venir la gérer à notre place avec leurs propres
enseignants. Voilà à quel niveau en est arrivé Haïti aujourd’hui !

C’est l’Etat et la politique du pays qu’il faut redéfinir complètement
si nous voulons prendre en charge à nouveau Haïti.

D’après l’ambassadeur dominicain José Serulle Ramia, il y avait en
2009 plus d’un million d’Haïtiens en République dominicaine. A la même
époque, 20 mille Dominicains se trouvaient en Haïti. La crise
économique s’ajoutant aux conséquences du tremblement de terre, le
nombre d’Haïtiens à l’étranger a augmenté. Nous ne pouvons pas nous
permettre de ne pas avoir de vision claire sur le type de relation que
nous devons développer avec un pays qui est notre voisin immédiat,
dans lequel demeurent tant d’Haïtiens, et qui est notre premier
partenaire commercial. Nous devons disposer d’une véritable politique
diplomatique, qui doit s’inscrire dans le cadre d’une vision globale
concernant la progression du pays avec des avancées pour toute sa
population. C’est à partir de là que nous pourrons définir également
une politique économique, commerciale et migratoire. Alors, nous
pourrons signer avec tous les pays partenaires un bon traité
commercial et un bon accord économique protégeant les intérêts
d’Haïti. Mais, pour en arriver là, nous devons retirer l’appareil
politique des mains des domestiques serviles. Nous devons retirer le
pays des griffes de l’impérialisme. C’est la seule façon de mettre fin
à la gabegie, au laisser-faire et au pillage, pratiqués au détriment
du pays, afin de remettre en valeur la production nationale. Mais ce
discours restera du domaine du rêve éveillé si les progressistes, si
les patriotes, si les démocrates conséquents, résidant à l’intérieur
ou à l’extérieur du pays, ne se rassemblent pas dans un front
patriotique commun pour prendre le pouvoir, pour transformer les
rapports à l’intérieur de la société, pour changer la nature de l’Etat
et développer un autre mode de relation avec les pays étrangers.

                            Gasner JOSEPH

L’OCCUPATION DU PAYS GAGNE PARTOUT DU TERRAIN !
ORGANISONS-NOUS PARTOUT POUR DEFENDRE NOTRE PAYS !
ORGANISATIONS SOCIALES, ORGANISATIONS POLITIQUES CONSEQUENTES,
UN SEUL MOT D’ORDRE : UN LARGE RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERATION DU
PEUPLE HAÏTIEN !


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