C’est le titre d’un cahier spécial du journal Libération
Qui a invité du 14 au 19 janvier
des zentellectuels zécrivains zhaïtiens à témoigner
Sur le tremblement de terre.
Et ô divine surprise !
Se retouvent rassemblés tout le généreux, sympathique, solidaire
compassionnel et fraternel monde du Collectif NON et du G184.
La fine fleur des résistants et des Don Quichotte à l’haïtienne.
Ca alors pour une surprise, c’est une surprise.
Ca commence d’ailleurs très fort :
"Haïti est connu pour produire des dictateurs, des cyclones, et maintenant des tremblements de terre."
Ben voyons ! Quelle intro !
C'est original de chez original,
comme disent les jeunes.
C’est clair que pour Libé, Haïti ne saurait être connue
ni pour Toussaint Louverture, ni pour sa victoire contre l’armée de Napoléon.
Allez-voir pour Alexandre Dumas !
Et pour ajouter dans la dramatisation racoleuse :
La plupart des textes de ces huit pages spéciales nous ont été envoyés de Port-au-Prince entre répliques du séisme, tentatives pour sortir les corps de voisins ensevelis, pannes d’électricité et expéditions pour trouver de l’eau, par des hommes et des femmes qui se sentaient miraculeusement survivants.
Avec ça si le lecteur n’apprécie pas le service
C’est qu'il fait la fine bouche.
Quelle témérité!
Dire que ces malheureux étranges voyageurs
ont dû nonobstant l’absence
d’électricité, de réseau internet se sacrifier, une fois de plus
pour se pardon, pour mettre à la Une d'un quotidien français
leur pays.
On reste baba devant un choix d'écrivains
pour le moins inattendu.
Et aussi tellement, comme dirait l’autre, discrets dans leur douleur.
Merci qui ?
Merci Papa Libe.
Pendant ce temps-là , le N°1, le Pape du Collectif Non
Le subtile politologue qui disait, en 2004, que si les Haïtiens devaient voter
Ils éliraient à une écrasante majorité Guy Philippe.
L’écrivain internationalement connu de la France
ancien directeur de cabinet du ministre de la Culture
sous le gouvernement de facto de Mrs Alexandre (tiens où il est passé celui-là ?)/ Latortue
A pris ses quartiers au journal Le Point.
Noblesse oblige.
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