Si je diffuse cette vidéo, ce n'est évidemment pas pour me moquer, ou vous inviter à vous moquer du parlementaire.
Non. Ce serait trop facile et peu productif.
La vidéo est là pour essayer de comprendre un truc dont je vous ai déjà parlé par rapport à la visite bizarre de Martelly en RD, le fait qu'il ait été décoré encore plus bizarre et les contrats signés, vite fait, par Lamothe en contravention avec la Loi qui veut que le Ministre d'un gouvernement démissionaire ne peut pas s'engager pour le pays.
Bof, me direz-vous ? C'est quoi la Constitution ?
Duvalier s'était bien fait réélire pour un 2ème mandat en 1961, avant même la fin du premier.
Et puis après il s'était fait Président à vie.
Revenons à la visite de Martelly. Je vous avais dit que Martelly donnait l'impression d'être l'otage de 2 bandes alliées,
celle des duvaliéristes avec les Mayard, Supplice, Cinéas, Day, Racine, Lamothe, Balmir et le reste de la clique du côté haïtien
et de l'autre, du gouvernement de la RD et de ses hommes d'affaires comme Bautista.
En regardant cette vidéo, on a la même impression de malaise.
Lamothe muet et toujours plus que bizarroïde à côté de Lambert qui semble avoir peur de lui.
Si peur, que ce type qui a carrément fait + d'études que Lamothe, se retouve comme un égaré qui ne sait pas qu'il est en Colombie et qu'il vient pour participer au Sommet des Amériques.
C'est ainsi que de grands intellectuels haïtiens perdaient totalement la boule face à des Ti Boulé, Axel Benjamin et autres macoutes, tant ils étaient saisis de peur.
Quand Lambert demande à cette bizarre femme -décidément il y a plein de gens bizarroïdes autour de Lamothe/Martelly- de lui souffler où il est, et de quelle réunion il s'agit,
on le sent absent, préoccupé par autre chose, son regard est mort.
Presqu'aussi mort que celui de Lamothe.
On devine plus ou moins que cette préoccupation est de ne pas déplaire à Lamothe qui se trouve à côté de lui.
On sent qu'il sait qu'il doit faire atention à ce qu'il dit et de satisfaire Lamothe.
On sent que Lambert a peur.
On le dirait prêt à demander l'asile politique en Colombie.
Finalement, en bon jaquot répète terrifié par le maître, il arrive à terminer comme il faut par la tirade sur la nécessité pour le parlement et l'exécutif de travailler ensemble.
Ouf, semble dire Lambert, je suis arrivé à le dire.
Lamothe à côté ne bronche pas. Il écoute.
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