Depuis vendredi, le président Martelly s'en est allé avec toute sa cour,
ses têt bef, ses motocyclettes (le must des cadeaux en ce moment, grâce à un de ses copains qui en fait commerce )
ses gardes du corps, son épouse, ses ex-militaires, ses ministres,
ses secrétaires d'Etat, ses parlementaires affidés,
sans oublier ses cantines et ses glacières
dans son fief de Côte de Fer,
pour y fêter dignement son anniversaire pendant 5 jours,
comme il se doit pour un si grand chef d'Etat.
De vendredi à hier mardi,
la ville de Port-au-Prince a profité de ce long week -end
pour respirer.
Pas de scandales.
Pas de meurtres.
Pas de kidnappings.
Pas d'étudiants battus.
Pas d'homme portant tèt kale et bracelet rose
menaçant de son arme un opposant au président.
Pas de cortège présidentiel avec 10 4X4 fonçant tête baissée,
sans égard pour les piétons,
sak pa kontan anbaké/ m fè sa m pito.
Ce n'était pas tout à fait la démocratie
parce que les pseudos, présumés ex-militaires continuent leur invasion du territoire national.
Dieu merci, pour l'instant, la Minustah est là pour les empêcher
de mettre le pays à feu et à sang.
Mais presque.
Les bourgeois, sur les hauteurs, ont pu dormir sur leurs 2 oreilles,
sans crainte d'être brusquement sortis du lit
par une troupe d'hommes armés
demandant rançon et tafia.
Les deshérités sous les tentes,
ont, eux itou, passé une nuit paisible.
Sans incendie..
Leurs enfants n'ont été ni brûlés, ni tués
Ils ont pu voir le jour se lever ce mardi matin
sans pleurs, ni cris.
Le télé djol, le bouche à oreille
raconte que
les habitants de Port-au-Prince
auraient fait une pétition
pour demander que le Président Martelly établisse sa résidence à Côte de Fer.
Ils se proposent de se cotiser
pour lui construire dans la ville natale de son papa
un palais digne de son immense prestige.
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