Part du budget en nette diminution
Agriculture : 9 milliards tombe à 6 milliards -----> diminution de 33%
Sante publique: environ 12 milliards 71 millions à 6 milliards 964 millions --------> diminution de 42 %
Part du budget en nette augmentation
Tourisme: 1 milliard 613 gourdes ----------------------------> augmentation de 354%
Primature: 1.2 milliard 1.90 milliard -------------------------> augmentation de 61%
Défense: 239millions de gourdes ----------------------------> augmentation de 33%
Commerce industrie : de 1 milliard à 1 milliard 992 ------> augmentation de 94%
Affaires Sociales: 1.9 a Milliard à 3.3 milliard
Vous pouvez écouter les réflexions du Sénateur Steven Benoit qui a voté contre le budget. il exprime son indignation face aux incohérences d'un budget qui augmente de manière exponentielle les enveloppes du Premier ministre, du président, de la communication, du tourisme et de la défense ( dans un pays occupé par la Minustah) et qui, d'un autre côté, baisse ceux de l'agriculture (alors que ces vils menteurs prétendaient rembourser les dettes de Petro Caribe avec des produits agricoles) et de la santé (alors que chacun connaît la gravité des problèmes de santé et d'hygiène dans le pays)
A entendre le constat fait par M. Benoit de la manière hors la loi dont le pays est gouverné, on reste déconcerté par le fait que l'ensemble de l'Assemblée nationale, sénateurs y compris aient pu le voter.
Une véritable hérésie. Un crime contre l'humanité pour reprendre les mots employés par Steven Benoit.
Mais ce qui est encore plus stupéfiant, c'est l'état de stupeur dans lequel se trouve l'ensemble de la population haïtienne, partis politiques et organisations civiles qui semblent totalement passifs (on appelle ça, paraît-il, de la résilience) face à ces abus.
On croirait des moutons heureux de se faire tondre.
C'est comme si, un peuple entier ( intellectuels et travailleurs tous ensemble) acceptait de disparaître, acceptait de se soumettre à l'exploitation, à l'humiliation, au mépris.
Ce qui n'est pas pour ne pas nous rappeler l'esclavage. Ou plus près de nous la papadocratie (dictature de Duvalier François, surnommé papa doc).
Est-ce dû à l'absence d'éducation formelle de la majorité, à la corruption et au je m'en foutisme de la minorité des lettrés, à la propagande du gouvernement relayée par des média serviles et incompétents, à la peur ?
Le portrait fait par Benoit de cette administration, s'il est juste, est totalement angoissant pour l'avenir de ce pays parce que creusant encore plus profondément le trou dans lequel il se trouve.
Au même moment, même si la corruption existe dans les deux parties de l'île, le gouvernement de la RD a augmenté les enveloppes de l'Education et de la Santé dans son dernier budget.
Et augmente également le volume de ses exportations en Haïti...
Pendant ce temps, Martelly est en balade à Cuba, où soins de santé et éducation sont délivrés gratuitement à la population
Et prépare, "tèt kale, tèt drèt", son abomination de carnaval des fleurs.
Pendant ce temps là, un militant qui organise une manifestation est arrêté comme responsable des dégâts perpétrés par des manifestants que la police n'a pas arrêtés.
Comment ça se fait que les policiers ne soient pas équipés de caméra comme ailleurs, afin d'identifier les casseurs quand ils ne les attrapent pas en flagrant délit ?
Benoit termine son entretien en disant que dans le futur les membres du gouvernement seront jugés et iront en prison pour leurs les actes inconstitutionnels, leur gabegie.
On aimerait bien le croire. Mais quand on lit le livre de Turnier " Quand la nation demande des comptes", on constate que tout au long de l'histoire d'Haïti, aucun des dirigeants, ministres et cie n'ont jamais été jugés, même quand ont pu être établies les preuves de leurs vols, exactions et crimes.
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