L'actualité d' Haïti vue par le New York Times.
Un truc bizarre : le titre de l'article n'a rien à voir avec le fond.
Si dans l'introduction sont présentés Duvalier J-Cl et Aristide, le corps de l'article se focalise sur Martelly.
A noter qu'à l'inverse des déclarations de Kerry et d'autres dignitaires étrangers de passage en Haïti, on laisse entendre, ici, assez clairement que le blocage actuel viendrait du "mépris de Martelly pour le Parlement" et de sa volonté, reflet de son" passé autocratique", de gouverner par décrets.
Il semblerait que les protecteurs US commenceraient à en avoir assez des frasques de leur enfant gâté.
Martelly, de son côté, ne semble pas avoir bien saisi que sa position dépend des USA qui l'ont fait roi.
On dirait qu'il a oublié, que si ce n'était la protection des USA et de la Minustah, ça fait longtemps qu'il aurait été poussé à la démission, tant son régime est honni par la majorité de la population.
Hillary Clinton est en plein démarrage d'une campagne pour la présidence. Le dossier Haïti, dont elle et son époux ont été en charge, peut lui porter préjudice si Martelly persiste dans son rêve de devenir un dictateur à l'image de Duvalier J-Cl qu'il admire.
Il ne faut pas oublier que la photo montrant Bill Clinton serrant la main du "vieux dictateur" a choqué le parti démocrate aux USA.
A noter aussi que, pas une fois, le nom du Premier ministre Lamothe n'a été cité dans cet article.
And the current president, Michel Martelly, remains locked in a standoff with political opponents over long-overdue elections, attracting waves of international dignitaries in recent weeks to try to defuse a crisis that could leave the coup-prone country without a parliament and with a president ruling by decree, an ominous echo of its autocratic past.
L'actuel président, Michel Martelly, reste coincé dans une impasse avec l'opposition sur la question des élections qui auraient dû être déjà réalisées. Un problème qui donne lieu à des vagues d'interventions de dignitaires internationaux ces dernières semaines. Ces personnalités tentent d'empêcher une crise qui pourrait laisser ce pays, enclin aux Coups d'état, sans Parlement et avec un président qui gouvernerait par décrets, un reflet de son passé d'autocrate.
Mr. Martelly, who has made little secret of his disdain for Congress, is now attempting to push forward with the elections by naming his own council to run them, including last month appointing a Duvalier friend and lawyer to the panel, drawing new fire from opponents worried about the influence of the old dictator.
M. Martelly, qui n'a jamais caché son mépris pour le Parlement, est actuellement en train d'avancer vers l'organisation d'élections en nommant son propre CEP, y incluant parmi les membres un ami et avocat de Duvalier. Situation dénoncée par l'opposition qui s'inquiète de l'influence du vieux dictateur.
Although a handful of new hotels have opened or are under construction, a few new garment and other industrial factories have opened, and, officials assert, crime has dropped, there is a sense that Haiti’s redevelopment should be farther along.
Electricity still comes and goes, roads remain choked and potholed, refuse clogs drainage canals and 137,000 people remain in encampments — though that’s down from 1.5 million after the earthquake.
Bien qu'une poignée de nouveaux hôtels se soient ouverts ou sont en construction, que quelques industries d'assemblage et autres usines aient été créées, et que selon les déclarations du gouvernement, la criminalité soit en baisse, on a le sentiment que le développement d'Haïti devrait être plus avancé.
L'électricité continue à venir et repartir, les routes sont toujours en mauvais état, les canaux ne sont pas drainés et 137 000 personnes sont toujours sous les tentes- elles étaient 1, 5 million à la suite du tremblement de terre.
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