En questionnant tout le monde et en faisant des recherches sur internet, j’ai pu, pour la première fois, découvrir les atrocités qu’ont commises les troupes américaines en Haïti durant l’occupation de 1915 à 1934.
En effet :
« 1915-1921 : Plusieurs milliers de civils et de combattants désarmés sont tués par les forces d’occupation américaines, alors que ces dernières combattent, avec l’aide de la gendarmerie haïtienne commandée par des officiers américains, une insurrection armée de paysans, les Cacos , principalement dans les campagnes du Centre et du Nord-Est du pays. (La guérilla des Cacos représente la seule véritable résistance armée à l’occupation américaine et est organisée et menée par Charlemagne Péralte, exécuté par un officier américain le 31 octobre 1919, avant d’émerger plus tard comme une figure héroïque nationale.).
Le nombre total, même approximatif, de victimes demeure inconnu. La mémoire collective haïtienne garde vivace le souvenir des exécutions sommaires, dont la plupart ont probablement lieu de juillet à novembre 1915 et surtout de 1918 à 1921, périodes de résistance ouverte à l’occupant.
En 1918-1919, les prisonniers et blessés Cacos sont systématiquement exécutés une fois désarmés. Des ordres clairs sont passés, par écrit, à cet effet (in Gaillard, 1981:32-39,49,214,307).
La torture des Cacos ou de supposés Cacos par les Marines était également pratiquée : pendaison par les parties génitales, absorption forcée de liquide, et ceps, pression sur les tibias à l’aide de deux fusils.
Outre les violences et exécutions commises sur des combattants désarmés, l’armée américaine et ses auxiliaires haïtiens auraient également perpétré des exactions et de nombreuses tueries contre la population civile.
Selon des témoignages oraux, recueillis par l’historien Roger Gaillard (1981, 1983), ces exactions incluent des exécutions sommaires, viols, maisons mises à feu après y avoir enfermé des familles entières, pendaisons, civils brûlés vivants et un notable enterré vivant.
La mémoire collective dans les localités touchées conserve le souvenir des noms, en Créole, des gradés américains qui ont commis des actes de violence contre les civils : Ouiliyanm (lieutenant Lee Williams), Linx (Commandant Freeman Lang) et le capitaine Lavoie (Gaillard, 1981:27-71).
H.J. Seligman (in Gaillard, 1983), journaliste américain ayant enquêté sur place à l’époque, affirma que les soldats américains pratiquent le bumping off Gooks, le tir contre des civils, comme s’il s’agissait d’un sport ou d’un exercice de tir.
Un rapport interne de l’armée américaine, en juin 1922, reconnaît et justifie l’exécution des femmes et des enfants, les présentant comme des « auxiliaires » des Cacos (in Gaillard, 1983:259).
Un mémorandum confidentiel du Ministère américain de la Marine (in Gaillard, 1981:238-241) s’élève contre « des tueries aveugles (« indiscriminate ») contre les indigènes qui se sont déroulées pendant plusieurs semaines ».
H. J. Seligman évalue, en juillet 1920, le nombre des victimes innocentes, hommes, femmes et enfants, à 3,000.
R. Gaillard (1983:261), totalisant victimes innocentes et Cacos morts au combat, avance le nombre de 15,000.
M. Duret, à la fin de son article, laisse entendre que le gouvernement en choisissant cette date tragique de l'histoire haïtienne pourrait ignorer sa signification.
M. Duret est un diplomate.
Si le gouvernement pouvait l'ignorer la première année, le fait qu'il récidive en dépit des nombreuses protestations montre soit qu'il est sourd, soit qu'il s'en fout.
M. Duret conseille à ce gouvernement de décaler la date, avant ou après le 28 juillet.
Je vous l'ai dit, M. Duret est un diplomate et il ne dira pas comme moi que ce carnaval des fleurs, initié par Duvalier J-Cl, n'est pas seulement une stupidité mais aussi une offense aux victimes de l'occupation US et de la dictature des 2 Duvalier.
Victimes des Duvalier dont on n'a jamais fait le compte, la majorité étant des gens du peuple.
Paysans forcés à l'esclavage dans les bateyes, paysans spoliés, abusés et tués par les macoutes, ouvriers, artisans, petits commerçants également tués ou faits disparus.
Compte auquel il faudait ajouter les milliers de boat-people fuyant la misère et le pouvoir militaro/macoute et morts dans les nauvrages de leurs embarcations.
M. Duret est diplomate et optimiste.
Parce qu'on imagine mal, ce gouvernement tèt kale, tèt marto, revenir sur une de ses décisions, si le béton, comme ils disent , ne monte pas au créneau.
Or, comme le rappelle, M. Duret, la mémoire de ces événements n'a pas été transmise, ni jamais été marquée (comme en RD par exemple) par des célébrations officielles au souvenir des nombreuse victimes.
Alors, le béton ira bambocher au carnaval des fleurs où il pourra gouyer et taffiater comme son son modèle de président.
On risque d'avoir, après les bébés du carnaval de février qui naîtront en octobre de cette année, une nouvelle vague à naître au mois de mars 2015.
A cette augmentation démographique, ajoutons celle des maladies. Il n'existe pas de toilettes publiques à Port-au-Ptincei. Vous savez comment les gens se débrouillent ? Eh bien, ils improvisent dans l'espace public.
La date ne change rien au fond.
Le carnaval des fleurs qu'il débute le 27, le 28, ou le 29, n'est pas seulement le carnaval de la goujaterie mais une fête contre la dignité, contre la mémoire, contre la régulation des naissances, contre la santé.
En somme une fête contre le peuple.
De plus, il existe d'autres enjeux cachés derrière l'organisation de cette festivité, lesquels enjeux sont liés à la visite de Martelly/Lamothe à Miami sous prétexte de "tournée médiatique" ou de rencontre pipo avec la diaspora. Ces deux trucs miami et carnaval des fleurs sont liés. Martelly n'est pas libre. Il a des dettes et obligations qu'il ne peut pas ne pas respecter, sauf à aller devant de graves dangers contre lesquels les bracelets roses, tout wanga qu'ils sont, ne seraient d'aucune efficacité.
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