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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Capituler ou passer en force comme en 1984, 1994, 2004, 2014

Publié par siel sur 18 Septembre 2014, 13:22pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Capituler ou passer en force comme en 1984, 1994, 2004, 2014

1984

1984 : Plus de 200 paysans furent massacrés à Jean-Rabel après une manifestation pour l’accès à des propriétés terriennes. La Conférence des évêques haïtiens lança un programme d’instruction partout dans le pays (mais de courte durée).

En 1984, pour la première fois depuis le début de la dictature des Duvalier, des émeutes éclatèrent, et les populations des bidonvilles mirent au pillage les entrepôts de nourriture. Les émeutes anti-gouvernementales eurent lieu dans toutes les villes principales du pays.

Les premières émeutes ont commencé en mai 1984 dans la ville de Gonaïves. Malgré la répression habituelle, les échauffourées et les manifestations ne cessèrent pas. Les écoliers et les lycéens manifestaient aux cris de : « A bas la misère, à bas le chômage ». A Raboteau, Gonaïves, le 14 mai, les premières pancartes sont sorties, inscrivant clairement ce que tout le monde pense : Aba la mize. Les ministres, envoyés sur les lieux, sont insultés. Les manifestations suivent les paroles et elles gagnent La Fossette au Cap, puis Hinche. La révolte du peuple a commencé et elle n’est pas prête de s’éteindre…

En mai 1984, le bidonville de La Fossette, au Cap, s’émeute.

1994

Les exactions des forces armées se multiplient sans être capables de ramener le calme et cvont permettre aux USA d’occuper le pays...


La Cité Soleil mise à feu et à sang

Quelque 70 hommes, femmes et enfants sont morts lors d’une attaque lancée par des membres du FRAPH contre un quartier pauvre de Port-au-Prince connu sous le nom de Cité Soleil, en décembre 1993. Certains ont été brûlés vifs dans l’incendie provoqué par les membres du FRAPH, d’autres ont été abattus alors qu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Plusieurs personnes ont été portées manquantes, leur corps n’ayant pu être retrouvé. Selon certaines sources, les militaires et les policiers se sont contentés de regarder tandis que les sapeurs-pompiers, lesquels dépendent de l’armée, n’ont rien fait ou rien pu faire pour lutter contre l’incendie. Il semble que l’attaque ait été menée en représailles de la mort d’un militant du FRAPH tué la veille au soir. Selon des groupes locaux de défense des droits de l’homme, les habi­tants du bidonville n’étaient pas responsables de sa mort.

Attaques répétées contre le bidonville de Raboteau près de Gonaïves

(département de l’Artibonite)

29 septembre 2004, nouvelle intervention des USA pour enlever du pouvoir Aristide.

Bureau de l’Information et de la Communication de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti communique, "ce mardi 14 décembre 2004, la MINUSTAH, a entamé, à 4 heures du matin, une vaste opération de sécurisation de Cité Soleil, l’un des quartiers de Port-au-Prince abritant les bandes armées" :

"Cette opération de grande envergure a pour objectif le rétablissement de l’ordre et de la loi dans cette partie de la capitale haïtienne".

"Elle a nécessité l’implication des troupes terrestres brésiliennes, jordaniennes, sri lankaises et de l’aviation chilienne, ainsi que des Unités de Police Constituée (Formed Police Unit -FPU) de la police civile de la MINUSTAH issues des contingents jordanien et chinois".

"Le quartier Cité Soleil est actuellement sous contrôle des forces de la MINUSTAH. Aucune perte en vie humaine ni blessure n’a, jusqu’à présent, été rapportée. Les forces de la MINUSTAH comptent installer et maintenir une présence permanente et transférer graduellement la responsabilité de la sécurité de Cité Soleil à la Police Nationale d’Haïti".

Pourquoi ces opérations d’envergure sont-elles toujours dirigées contre des quartiers populaires (Bel-Air, Cité Soleil), alors que les bandes armées et d’autres gangsters violent l’ordre et la loi sur tout le territoire du pays, depuis que le coup d’Etat a renversé l’ordre constitutionnel et rétabli l’état sauvage illégal. Parce que la Minustah est là pour écraser les milieux populaires ...

Avec la présence des troupes et forces de police venant de l’Argentine, du Bénin, de la Bolivie, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Chine, de la Croatie, de El Salvador, de l’Espagne, du Guatemala, du Ghana, de la Jordanie, du Mali, du Népal, du Niger, du Paraguay, du Pérou, du Portugal, de la Roumanie, du Sénégal, du Sierra Leone, de Sri Lanka, du Tchad, du Togo, de la Turquie, de l’Uruguay, et de la Zambie, Haiti est devenue une véritable tour de Babel politique et militaire. Les USA et la France font presssion pour intervention militaire plus violente explique le chef brésilien des forces de la Minustah !!!

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