L'Insee publie son Portrait social de la France : il se fait largement l'écho de l'impact de la crise sur la vie difficile de beaucoup de nos concitoyens. Ce genre de rapport public devrait être au
http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-faucoup/191114/le-choix-de-l-inegalite
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Ce second choix se place dans le même esprit de compréhension des réalités et de recherches de solutions et de moyens adéquats pour se diriger vers une société où l'homme ne serait pas son propre bourreau et choisirait de faire sienne cette sentence de Terence :"Je suis un homme : rien de ce qui touche un homme ne m’est étranger."
Un livre qui devrait intéresser les intellectuels haïtiens, au moment où la jalousie est présentée par les éditocrates comme motivation prioritaire de ceux qui critiquent un système de gouvernement haïtien ancré sur l'exclusion, l'injustice et le racisme.
Haïti étant une colonie économique et intellectuelle, l'idéologie du courant néolibéral dominant dans les mère-patries (France, Canada, USA) y est largement diffusée.
Les réalités mexicaines nous donnent une idée du résultat concret sur une société de la mise en application de cette idéologie.
Savoir "se vendre" en vue d'une réussite personnelle au dépens du bien commun est "vendu" comme une valeur de progrès.
Ce sont les thèses version soft du Tea Party.
Par exemple, "la société ne peut pas être une "baby sitter " ( aussi simple que ça, that's it, etc. courtoisie V. Numa ) déclaration comique si ce n'est cynique quand on sait l'absence totale de support de la société à la vie des gens.
Ce dont témoigne ici un voyageur.
Absence que les ONG comblent en grande partie- d'où le nom de République des ONG, alloué à Haïti.
L'enfant qui naît sans accès à l'eau, à la santé, à l'éducation, au logement devrait ne pas s'attendre à être "bebisite" par la société et briser toutes ces barrières pour réussir. Pour se "vendre" ? Et pourquoi pas se prostituer dès le berceau ?
Prenons le cas de ce jeune M. Pié,si la société dominicaine ne l'avait pas "bebisite" en d'abord reconnaissant ses capacités et ensuite lui donnant les moyens de s'entraîner, aurait-il eu une quelconque chance d'obtenir cette médaille d'or ?
Tout ça pour dire que cette tendance à dénoncer " l'assistanat" des gens, venue des milieux conservateurs occidentaux n'a vraiment pas sa place en Haïti, où la société à l'inverse de "bebisite" ses citoyens, leur plongerait plutôt la tête sous l'eau.
Comme concluait l'auteur de l'article, c'est bien l'autonomie de la majorité des citoyens, leur volonté de s'en sortir qui soutiennent le pays, assurent la survie de l'entité Haïti et l'empêchent de "de-kole" :
"Alors,qu'est ce qui fait tenir le pays debout ? La réponse se trouve chez le peuple haïtien. Leur ingéniosité, leur ambition, leurs talents, leur amour pour l'éducation et leur dévotion à la famille ..."
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