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Le droit des immigrés haïtiens au centre des débats
Cette année, environ 5 000 migrants (4 868) ont péri en mer, dans des déserts éloignés ou dans des montagnes difficiles d'accès. Ce bilan, deux fois plus lourd que l'année dernière, fait de...
"Haïti is open to business" mais pas à ses citoyens.
"Ayiti ap dekole " oui... en plusieurs morceaux.
Un article paru dans le journal économique Forbes, donne des pistes pour penser à un développement réel, non dans le bluff et qui puisse réellement avoir un impact sur le quotidien de la population.
L'auteur démontre qu'Haïti et les USA souffrent d'un même handicap.
Les deux pays n'exportent pas assez.
Cet article (en anglais) promeut deux choses : l'exportation et la transformation des produits au niveau local.
Exportation de quoi ? Deux exemples sont pris pour étayer le propos: le vétiver et la mangue.
Pour ces deux produits l'auteur préconise une trransformation locale en amont de l'exportation.
Au lieu d'exporter la matière première brute, créer des usines, par exemple pour le vétiver, qui en fassent de l'huile essentielle, des savons, de l'eau de cologne, des parfums qui seraient exportés.
Pour la mangue, même processus. La transformer à un niveau industriel sous forme de mangues séchées, confitures,sirops, bougies, etc.
Tout ceci étant susceptible de créer des emplois.
A l'inverse, l'auteur de l'article, présente les installations, telles que Caracole, vouées à la sous-traitance, comme inefficaces pour faire décoller Haïti. Selon lui, Haïti ne serait pas concurrentielle dans ce domaine. Partout dans le monde, dit-il, on peut trouver de la main d'oeuvre bon marché pour ce genre de travail et avec de meilleures conditions au niveau de l'infrastructure pour faciliter l'exportation.
Ce constat, nous le faisons sans arrêt sur ce blog. Non seulement parce que les sweatshops offrent des salaires misérables aux employés, mais aussi parce que ce système promu par le FMI, enrichit les quelques dix familles qui en font le commerce et appauvrit le pays.
En effet, en échange de quelques emplois, l'Etat investit dans les infrastructures coûteuses et ne touche pas de taxes. Si on faisait la balance entre gains et pertes, on se rendrait compte que l'Etat est déficitaire, et mieux, que c'est lui qui, en réalité, paie pour l'embauche des salariés.
Comme, en Haïti, nous n'avons pas droit aux chiffres réels, mais à une propagande qui nous parle du nombre de personnes embauchées mais pas de l'apport financier de l'Etat à l'établissement de ces zones franches et de ce que cela lui rapporte, il est difficile de faire le décompte.
En tous les cas, si la sous-traitance a pu ailleurs, en Chine par exemple, aider à baisser le chômage, c'est qu'en même temps, la Chine produit une quantité énorme d'autres biens pour l'exportation. La sous-traitance ne représentant qu'un parmi les secteurs de son'économie. Alors qu'en Haïti, il est dans le pôle dominant.
Pareil pour le tourisme. C'est avec une sorte d'accablement que nous avons suivi les gesticulations en tout sens de Martelly/Lamothe/ Balmir-Villedrouin. Le type de tourisme, que cette équipe promeut, est extrêmement diffcile à mettre en place et à devenir compétitif par rapport aux pays de la Caraïbe qui ont des décennies d'avance.
Le tourisme est une industrie comme une autre, avec des régles bien précises qui ne souffrent pas l'improvisation, ni les voeux pieux à coups de slogans et de plaquettes colorées.
Haïti mériterait à la fois un projet plus sage et ambitieux : de par la richesse de son histoire, de sa nature (même avec le déboisement ) -nous avons des grottes, des cascades, des îlets, des plages totalement merveilleuses- et une population jeune, travaileuse et ingénieuse. Il aurait fallu aider les PME en leur offrant à la fois des prêts et les services d'architectes afin de construire un parc hôtelier original alliant modernisme et esthétique du pays.
Ce qui ne signifie pas l'exclusion des grosses machines comme les resorts, du style du projet de l'Ile-à-Vache, mais leur intégration dans une approche globale et non pas une création d' ilots dans un ensemble laissé sans eau, élecricité, égouts, écoles etc.
Tout ceci demandant un travail de réflexion, concertation, planification, programmation...avant l'exécution.
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