Izquierda debe apoyar a Moreno, propone activista revolucionario
SANTO DOMINGO, República Dominicana.-El médico Carlos Féliz Cuello, activista de larga data en la izquierda revolucionaria, propuso la creación de una propuesta política fuerte encabezada por ...
Le Dr Carlos Félix Cuello vient de sotrir un livre intitulé :" A la recherche d'une option politique alternative au néolibéralisme."
Il demande à l'ensemble des partis de gauche et aux autres secteurs démocratiques du pays d'appuyer la candidature aux prochaines élections présidentielles de Guillermo Moreno. Ce soutien devrait, selon lui, permettre à la société dominicaine de choisir une autre option que celle proposée par les partis PLD, PRD, PRSC et leurs alliés.
Le Dr Cuello dit que cette proposition risque d'être mal accueillie par ses camarades de la gauche révolutionnaire, mais il maintient que soutenir la canadidature de Moreno est la meilleure stratégie pour construire un modèle économique différent de celui en application actuellement, qu'il qualifie de néolibéral.
Moreno est président d'un parti qui se nomme " Alianza Pais". Je n'ai aucune information sur la ligne idéologique de ce parti et son programme politique. Il vous suffira de faire un tour sur le net- pour ceux qui y ont accès- pour en savoir plus.
Ces derniers temps, comme je vous l'ai fait remarquer, ça bouge pas mal, dans le milieu politique en RD. La main mise du PLD sur la vie économique et politique du pays, une chape de plomb qui ne laissait place à aucunes voix dissidentes, semble s'être fragilisée avec les affaires Bautista et Qurino dans lesquels le chef du parti et ex-président, est impliqué de près ou de loin.
Comme vous le savez, j'ai été frappée de voir le peu de cas que faisaient les journalistes haïtiens des réalités de leur, pourtant, proche voisin et deuxième partenaire économique après les USA. Et surtout république voisine, chez laquelle vivent un grand nombre d'Haïtiens et de Dominicains d'ascendance haïtienne. Et où ils envoient leur progéniture faire des études, s'achètent des résidences, vont en vacances.
Pour pallier à ce qui se présente comme une véritable censure de l'information qui ne dit pas son nom, -parce qu'en Haïti la censure est subtile, il suffit de ne pas parler de quelque chose pour qu'elle n'existe point. Aussi simple que ça ! (courtoisie V. Numa de Vision 2000)- j'ai créé cette catégorie sur le blog : Ayiti/RD.
J'ai aussi traduit et mis en ligne, afin que nul ne l'ignore, la déclaration d'un ex-fonctionnaire de la RD dans le secteur de l'énergie, qui affirmait qu'il existait un complot entre les élites de la RD, d'Haïti et l'international pour s'accaparer des richesses de ces 2 pays au dépens de leur population.
Le cas du contrat passé en catimini d'exploitation de l'or en Haïti, avec les Rodham Clinton, semblerait lui donner raison.
Logiquement, il paraît difficile, sinon impossible d'avoir des relations fructueuses et de communiquer sainement avec un pays dont on ignore totalement la politique interne, les diffrents courants politiques, les revendications et les mouvements populaires, les acteurs économiques.
C'est-à-dire que presse libre ou pas, nous en sommes plus ou moins au même point que sous les 2 Duvalier. A savoir qu'un petit nombre de personnes monopolise les infos et que ces relations sont menées en secret, sans concertation avec les universitaires, les commerçants, les organisations, les syndicats du pays.
A l'inverse, la presse de la RD qui ne se réduit pas un seul journal ou deux comme en Haïti, permet à ses lecteurs de suivre l'actuatilé des relations entre la RD et Ayiti et, grâce à cette diversité de l'offre, donne à s'exprimer des points de vues divers, opposés sur ce sujet de discorde.
Pour je ne sais quelle raison, les intellectuels haïtiens restent persuadés qu'ils ont plus de mérite que ceux de l'autre côté de l'île. Bien sûr, les Dominicains, n'ont pas une kyrielle d'écrivains gade dzafè, qui recoivent des prix de l'Espagne, comme ceux d'Haïti de la France. Cependant, ils ont un petit paquet d'économistes, de juristes, d'hsitoriens aussi bien formés si ce n'est mieux. Dans l'ensemble moins connus et bien moins corrompus.
Il suffit de comparer, par exemple, le nombre de psychologues qui travaillent dans les établissements scolaires en RD et en Haïti. Après le séisme, nous avons fait une expérience intéressante avec un psychologue guadeloupéen dans un établissement scolaire avec des élèves de première et de terminale. Il fallait voir comment ces jeunes étaient avides de comprendre, les questions qu'ils posaient sur la peur, la douleur, la mémoire, le deuil. Combien de psychologues haïtiens sont allés converser avec des scolaires sur les conséquences post-traumatiques du séisme ?
C'est donc, en collaboration avec ce noyau de personnalités dominicaines qui sont sur la même longueur d'onde que leurs collègues haïtiens, parce qu'intéressées comme eux au bon fonctionnement de leur pays- que peut se réaliser une nouvelle approche des relations Haïti/RD.
Parce qu'il est clair que que le courant PLD de Fernandez, et ses alliés de l'extrême droite qui atisent et entretiennent la haine du peuple haïtien, n'ont aucun intérêt à ce que le statu quo change ni en RD ni en Haïti..
Parlant d'intellectuels haïtiens, il s'agit de personnes qui auraient la capacité de ne pas sombrer dans l'émotionnel tapageur et de prendre de la distance avec les zen, les racontars; qui ne seraient pas à la fois des contempteurs des Haïtiens qu'ils insultent à longueur de journée et en lettres majuscules sur le net, les opposant à des peuples soit-disant civiliZés, au sein desquels, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ils incluent ceux parmi les élites dominicaines qui pratiquent un anti-haïtianisme pathologique.
Comme disait si justement cette ex-étudiante ici, ils détournent élégamment leur regard. Et, tout comme les Dominicains, ils reportent leurs frustatrions et colère sur les victimes haïtiennes transformées en empêcheurs de commercer et vivre tranquillement leurs vacances en RD.
Je lis avec assiduité la presse de la RD. Et, si dans les commentaires on trouve en majorité des propos odieux de bêtise - mais à peine plus racistes que ceux proférés par les Haïtiens sur leurs propres compatriotes - on y découvre également des analyses de contributeurs qui détricotent la stratégie de l'utilisation politique de l'anti-haïtianisme par les élites politiques et économiques des deux pays.
C'est quelque chose que vous trouverez rarement chez les Haïtiens qui, du directeur d'opinion auto-proclamé à l'intellectuel de télé et donneur de leçons, se cantonnent dans deux postures : soit les Dominicains sont tous des racistes, soit, à l'opposé, il ne s'agit que de chicanes. Discours qui protège et dédouane les élites des deux pays de leurs responsabilités et de l'intérêt sociologique, économique et politique qu'elles trouvent à dresser ces deux peuples l'un contre l'autre.
Pendant ce temps, les affaires continuent.
D'ailleurs vous aurez remarqué le silence total des dites élites haïtiennes sur cette question. Dans ce cas précis, nous n'avons pas droit à une commission de la société dite civile pour trouver des pistes de négociations et les proposer au gouvernement.
Des personnes comme Edwin Paraison qui connaissent bien le dossier auraient du être officiellement consultées - d'autant plus qu'il reçoit des menaces des extrémistes dominicains- et que la moindre des choses serait que le gouvernement haïtien montre sa solidarité avec son combat - les associations d'Haïtiens en RD et en Haïti, ceux qui travaillent sur la frontière, des intellectuels qui ont réfléchi sur cette problématique, des économistes, la parole de tout ce monde devrait être écoutée, pesée afin d'être intégrée dans les positions du gouvernement.
Au lieu de ce processus dynamique d'inclusion des forces vives du pays dans le débat, nous avons droit comme, hélas dans tous les domaines, à une pratique rétrograde similaire aux accords entre Balaguer et Duvalier.
Pourquoi ne pas laisser Supplice préparer avec Valdez -comme cela se fait dans tous les pays- une rencontre entre les 2 ministres ? Et prendre la pose avec son homologue?
Cet exemple, illustre, encore une fois, le manque de sérieux du gouvernement haïtien dans les négociations avec la RD (comme on l'a vu avec Casimir) et son absence de respect pour le peuple haïtien.
Dans l'article du Nouvelliste dont le lien est ci- après, on nous présente la délgation haïtienne composée de 5 personnes avec noms et fonctions. Par contre, pas un mot sur celle de la RD. Et dans la presse de ce pays, je trouve ça, et ça bien loin des rodomontades grenn-nanboundaistes : "Haïti ne fera pas d'excuses" et ce qui, ici est fanfaronné comme un pas de géant en avant.
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