Je m'étais avancée à tort en pensant que les intellectuels francophones haïtiens seraient satisfaits de partager la gloire de M. Laferrière et mettraient, pour un temps, un frein à leurs complexes qui se manifestent par des cris de victoire à chaque fois que l'un d'entre eux obtient une reconnaissance quelconque de la RF( République française);
NB. Pour rappel : M.Trouillot est l'auteur d'un livre " La Belle amour humaine" dont le titre a été emprunté à Jacques Stephen Alexis qui débutait par Compagnes et Compagnons son message de voeux pour l'année 1957 et l'intitulait : "la belle amour humaine 1957."
Ce texte de l'écrivain Jacques Stephen Alexis n'a bien entendu rien à voir ni en pent ni an pentu avec et le fond et la forme du roman de M. L. Trouillot.
Ce qui est étonnant est qu'ici, l'entrée de quelqu'un dans un dictionnaire ferait l'objet d'une brève. En Haïti, il donne lieu à un édito.
Le dérisoire dans cette affaire de Larousse, est que dans cette même période est annoncée la déportation imminente ( Cette fois-ci pour de bon, n'est-ce pas ingénieur Prépetit !) des Dominicains d'origine haïtienne et de Haïtiens illégaux- même situation au Canada.
M. Laferrière a déclaré que ces histoires d'identité "l'emmerdent". L''AY Di ( ID) , avoir ou ne pas avoir de papiers d'identité est une source non pas d'emmerdes, mais de souffrances et de drames pour les Dominicains d'origine haïtienne auxquels les 2 pays ont négligé de fournir des pièces d'identité.
Hélas, les histoires d'identité (papiers, langue culture ) sont déteminantes pour une bonne partie des hommes et femmes sur cette planète. Et la littérature du monde en fait le récit.
Les "rapatriés" de la RD, trouveront-ils leur place - pas dans le Larousse - mais dans un pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue pour certains ?
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