J'évoquais le deux poids de mesures à propos de Yele Haïti, la fondation de Wyclef Jean, en comparant le traitement qui lui été infligé en comparaison à celui de la Fondation de Mr, Mme et fille Clnton où les dysfonctionnements - non déclarations aux impôts de certains dons- ont été qualifiés "d'erreurs".
En voici un autre exemple de ce 2 poids 2 mesures.
Il semblerait que certaines ONG estiment que, du fait que ce sont elles qui organisent les campagnes de demandes de dons, l'argent récolté leur appartient.
Comme dans le cas de la Croix Rouge US l'argent provient de contribuables US, il paraîtrait qu'elle considère normal que cet argent retourne à des citoyens US ; leurs cadres , employés, et aux entreprises US.
Les échecs comme celui ici raconté de la Croix-Rouge, sont interprétés généralement comme des maladresses venant du manque d'expérience des intervenants, des difficultés de communication avec les locaux et/ou de la corruption régnant dans ces pays.
Il y a sans doute un peu de tout cela, mais l'échec est dû principalement à l'idéologie (le système de pensées) dominant dans ce secteur.
Chez les acteurs de l'humanitaire, paradoxalement, ce n'est pas l'humain mais le rapport à l'argent qui prédomine.
Rapport à l'argent qui pourrait se formuler ainsi :
- les sommes récoltées par nous sont utilisées comme bon nous semble
- ce que l'on fait pour eux est assez bon. De toutes les façons, nous n'allons pas changer des conditions de vie auxquelles ces populations sont habituées.
- avec ce que nous faisons pour eux, il est légitime que nous ayons des compensations importantes : hauts salaires, villas, 4X4, chauffeurs, restos et méga fêtes, absence prolongée pour cause de voyages A/R à la maison , etc.
C'est pourquoi les discussions qui portent uniquement sur les aspects techniques : réunions faites en langue non parlée par les locaux, problèmes en Haïti avec le cadastre et autres, on laisse de côté, l'idéologie;, facteur le plus déterminant dans la production de l'échec.
Aussi, tant qu'il ne sera pas véritablement abordé, discuté et remis en cause, en Haïti comme au Népal et ailleurs les mêmes maux provoqueront les mêmes effets.
Une des raisons de la mise à l'écart de Yele, c'est qu'il s'agissait d'une ONG100% haïtienne, capable de récolter pas mal d'argent et, vu que ses rapports avec les locaux n'étaient pas les mêmes, susceptible à long terme avoir des résultats effectis et probants. De faire la différence.
D'où la prompte réaction de jeter le bébé et l'eau du bain.
Fin 2011, la Croix-Rouge a lancé une campagne de plusieurs millions de dollars destinée à réhabiliter cette zone désespérément pauvre, durement frappée par le tremblement de terre qui avait secoué Haïti l’année précédente. Ce programme – intitulé LAMIKA, acronyme de Lavi Nan Miyò Katye Pam ou « Une meilleure vie dans mon quartier » en créole – avait pour but principal la construction de plusieurs centaines de maisons permanentes.
À ce jour, aucune n’est encore sortie de terre. De nombreux résidents vivent dans des cabanes de tôle rouillée, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou à des installations sanitaires de base. Lorsqu’il pleut, leurs abris sont inondés et ils se retrouvent contraints d’écoper l’eau et la boue.
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How the Red Cross Raised Half a Billion Dollars for Haiti and Built Six Homes (French)
Le quartier de Campêche s'étend sur un flanc de colline escarpé dans la capitale de Port-au-Prince. Des chèvres fouillent dans les ordures qui n'ont pas été ramassées depuis des lustres. Des...
Fin 2011, la Croix-Rouge a lancé une campagne de plusieurs millions de dollars destinée à réhabiliter cette zone désespérément pauvre, durement frappée par le tremblement de terre qui avait secoué Haïti l’année précédente. Ce programme – intitulé LAMIKA, acronyme de Lavi Nan Miyò Katye Pam ou « Une meilleure vie dans mon quartier » en créole – avait pour but principal la construction de plusieurs centaines de maisons permanentes.

À ce jour, aucune n’est encore sortie de terre. De nombreux résidents vivent dans des cabanes de tôle rouillée, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou à des installations sanitaires de base. Lorsqu’il pleut, leurs abris sont inondés et ils se retrouvent contraints d’écoper l’eau et la boue.
Après le séisme, la Croix-Rouge a reçu une avalanche de dons dont le total s’élevait à près d’un demi-milliard de dollars.
Elle s’est réjouie publiquement des résultats obtenus. Pourtant, le groupe a enchaîné les échecs sur le terrain en Haïti. Des mémos confidentiels, des e-mails de responsables inquiets et les témoignages frustrés et déçus de dizaines de personnes en interne révèlent une succession de promesses non tenues, de gaspillages financiers et de prétendues réussites.
La Croix-Rouge prétend avoir fourni des maisons à plus de 130 000 personnes. En réalité, le nombre de logements permanents effectivement construits est de… six.
Après le tremblement de terre, la PDG de la Croix-Rouge américaine, Gail McGovern, a dévoilé un plan ambitieux destiné à « développer de toutes nouvellescommunautés ». Aucune n’a jamais vu le jour.
Les organisations humanitaires du monde entier ont rencontré des difficultés pour aider Haïti, le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, à se remettre du séisme. Mais l’enquête de ProPublica et de la NPR (National Public Radio) révèle que la Croix-Rouge est directement responsable de la majorité de ses échecs. Ces derniers s’inscrivent par ailleurs dans un schéma récurrent de travail bâclé après des catastrophes naturelles comme l’ouragan Sandy. Pourtant, malgré ces difficultés, la Croix-Rouge demeure l’ONG préférée des citoyens et des entreprises américains dans ce type de circonstances.
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