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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les revoici : Minustah, OEA, Core Group tous, comme en 2010 soutenant l'insoutenable

Publié par siel sur 19 Septembre 2015, 09:03am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Bon, j'avais mis quelques espoirs dans cette dame trinidadienne.

Bien que sachant qu'elle ne peut que se plier à la politique de son organisation, j'aurais crû qu'elle aurait, pour le moins, pris quelque décisions fortes, concernant notamment les abus sexuels sur les enfants dont des membres de son organisation sont les auteurs.

Parce que femme on pouvait attendre d'elle une certaine compréhension pour les petites victimes innocentes.

Eh bien, on ne l'a jamais entendu prononcer un seul mot sur cette question.

Grosse déception.

Maintenant, la voici qui met ses pas dans ceux de son prédécesseur, M. Mulet, en voulant forcer la popualtion haïtienne à accepter les fraudes, le désordre et les violences présentes sur tout le territoire, le jour des élections, le 9 août.

De même, on aurait pu croire qu'avec le changement à la tête de l'OEA et les déclarations qui promettaient le respect des peuples de M. Almagro, son nouveau secrétaire général, que l'institution se montrerait cette fois-ci plus indépendante. Mais voici que, contre toute attente, elle s'inscrit dans le pareil au même.

Grosse déception.

Quant au Core Group au vu de sa composition, son appui au processus électoral est tout simplement dans la logique de sa politique envers Haïti. De ce Core Group, par contre, il n'y avait rien à espérer.

 

Mais, encore une fois, ce sont les partis politiques haïtiens, les leaders politiques qui se sont mis - volontairement ?- dans cette situation.

Quand on accepte qu'il suffise qu'un parti ait 30 membres pour avoir le droit de s'inscrire aux élections, c'est déjà une aberration dont les conséquences ont été ce folklore auquel on a assisté avec ce nombre exponentiel de candidats.

Quand on accepte d'avoir à la tête de l'organisme chargé des élections, un Opont Petitpatapon qui a, en personne, déclaré avoir été complice d'une fraude grave aux élections, en faisant élire quelqu'un qui, au premier tour, était out, c'est c'est qu'on acquiesce déjà au désordre à venir. C'est même qu'on produit les matériaux pour  le construire.

Quand on accepte que des candidats, pour la première fois depuis 1986,  n'aient pas à présenter un casier judiciaire au CEP, quand on ferme les yeux sur une telle anomalie, c'est qu'on cautionne tous les dysfonctionnements à venir.

Dans quel pays au monde peut-on confier l'examen des lois ou bien la présidence d'un pays à quelqu'un dont on ignore les antécédents judiciaires ?

En cautionnant cette décision inique, l'ensemble de la classe politique et de la société civile : étudiants, enseignants, syndicats, associations, journalistes, cadres, commerçants, entrepreneurs...Etc, acceptaient d'emblée de prendre le risque d'être administrés et gouvernés par d'éventuels bandits réfugiés dans les Assemblées nationales.

Ils ne pouvaient pas ne pas savoir que ces bandits auraient recours à tous les moyens, dont la violence, pour pénétrer dans un espace qui leur garantit l'immunité- et donc l'impunité.

Pourtant, on ne peut pas dire que cette classe politique n'était  pas avertie. On se rappelle comment la chambre des députés a refusé de lever l'immunité de deux députés tèt kale,  impliqués dans le meurtre d'un policier.

 

Il est certain que, le refus de ces gens-là d'approuver ces 3 décisions illogiques  et cyniques, aurait conduit les élections vers une autre voie.

Et qu'ils n'auraient pas offert l'occasion à l'OEA, MINUSTAH et Core Group, de vouloir influer sur le processus électoral.

Le désordre des élections  est imputable au laisser-faire de l'ensemble des partis, des hommes politiques et de la société civile. OEA, Minustah et Core Group ne viennent que l'appuyer et le renforcer.

Et nombreux sont, parmi ceux qui font des déclarations intempestives de nationalisme,  qui se plaignent de l'ingérence étrangère, ceux-la mêmes qui en sont, en sous-main , les artisans.

Aux Antilles françaises ils portent un nom : tanbou 2 bounda.

 

 

 

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