Le Core Group a demandé à Martelly d'écrire à l'OEA pour solliciter son appui aux élections frauduleuses, tel que cette institution l'a fait à plusieurs reprises dans l'histoire récente, notamment en 2010.
Jude Célestin avait fait les frais de l'expertise de l'OEA.
Cette instiution qui avait fermé ses portes à Haïti lors de sa création pour plaire aux USA, que l'on croyait devoir prendre un peu d'autonomie avec l'arrivée d'Almagro à sa tête -c'était en tous les cas sa promesse - s'est montrée totalement de parti pris en s'immiscant récemment dans les affaires internes du Venezuela.
Ce qui a valu à M. Almagro une lettre de rupture de l'ex-président Pepe Mujica dont il avait été le ministre des Affaires étrangères.
On peut comprendre que les représentants à l'OEA du gouvernement du Venezuela et celui du Nicaragua n'aient pas voté pour cette énième ingérence dans les affaires haïtiennes en vue de les faire coller avec les plans de la CI.
Notez que l'Uruguay est parmi les 2 pays qui possèdent le plus important contingent de troupes au sein de la Minustah.
Et qu'il y a eu cette histoire de viol d'un jeune homme à Port Salut par quelques uns de ses militaires. Le cas s'étant terminé par le versement d'une sorte de pot-de-vin à quelques membres du régime rose par l'Uruguay. D'après Lamothe, une partie de cette somme aurait été utilisée pour peinturlurer la misère du bidonville de Jalouzi de couleurs gaies. Bien évidemment rien de tout cela n'est vérifiable, Lamothe jusqu'à son départ ayant refusé avec la complicité de la CI de rendre compte de l'utilisation de son budget aux parlementaires.
Rappelez-vous également qu'à plusieurs reprises, le président Pepe Mujica avait menacé d'enlever ses troupes si Martelly ne s'engageait pas dans des élections.
Evidemment, Martelly n'a pas fait d'élections et l'Uruguay ne s'est pas retirée de la Minustah. C'est M. Almagro, actuellement chef de l'OEA, qui était à l'époque minsitre des Aff .étrangères de l'Uruguay.
On voit à travers ce rappel qu'il existe un certain nombre de conflits d'intérêts qui ne permettent pas d'augurer de la neutralité d'une OEA dirigée par Almagro.
Ce ne serait pas étonnant qu'il puisse exister un lien entre sa complaisance envers le régime rose, le maintien du contingent uruguayen malgré la menace réitérée de se retirer si Martelly ne réalisait pas d'élections et la promotion d'Almagro à la tête del'OEA,. Une institution que chacun sait être dépendante des USA.
Et par conséquent du Core Group.
Comment les Haïtiens pourraient -ils se fier à une institution qui a avalisé les fraudes et qui se trouve sous la tutelle du Core Group dont les actions tendent à déstabiliser le pays ?
Les Haïtiens peuvent d'autant moins se fier à M. Almagro que la résolution de la crise haïtienne dans le sens prévu par la CI - maintenir les résultats du premier tour sans vérifications- est cruciale pour le roi et la reine d'Haïti qui sont en pleine campagne pour remporter les primaires. Et font tout ce qui est possible pour que la question haïtienne ne surgisse pas au milieu de cette campagne.
Et même si l'OEA faisait semblant de vérifier...
On sait ce que ça a donné en 2010 : la confirmation des résultats frauduleux plaçant Martelly en deuxième position.
Les Haïtiens, analphabètes mais pas amnésiques, savent parfaitement qu'il serait irrationnel de faire confiance à l'OEA. Ils savent parfaitement de quel côté de la balance penche cette institution. Ils savent que la CI essaie de légitimer les fraudes en utilisant les pays d'AM du Sud et des Caraïbes.
Ce qui est pénible c'est de constater l'unanimité de ces ex-colonies à collaborer au saccage de la démocratie en Haïti, leur totale absence de résistance au diktat de leurs anciens maîtres.
De même que les Haïtiens, ils font dans le genre " le blanc a dit que tu est mort, donc tu es mort, allez ne relève pas la tête, recouche-toi sur ta paillasse, déjà les préparatifs sont faits pourr chanter ton enterrement."
Sans compter que tous ces peuples constituant l'OEA devraient être reconnaissants à Haïti pour leur avoir indiqué le chemin vers leur libération.
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Crise politique : L'OEA se propose comme médiateur une nouvelle fois
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