Je lisais la déclaration de Jude Célestin : " Ils seront seuls dans leur mascarade."
Ne pas cautionner cette action néfaste est le moins qu'il puisse faire.
Mais, encore une fois, où étaient tous ces dirigeants de partis au cours des 4 années de "mascarade " du régime rose ?
Pas plus que les voix de la CI, ne se sont fait entendre celles des leaders de l'opposition.
Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un communiqué officiel émanant d'un de ces partis ou bien d'organisations civiles, dénoncant le fait que Martelly ait sélectionné des agents intérimaires à la place de maires élus.
Rappellez-vous que c'est Martelly lui-même qui avait déclaré devant un public à NY que "qu'il suffisait de laissr le bandit mettre un pied pour qu'il s'empare de tout l'espace." Martelly savait parfaitement de quoi il parlait sachant qu'il s'était donné pour nom " bandi legal"
Or, si vous suivez les actions de ce régime de son arrivée à aujourd'hui, tout porte l'empreinte du désordre et de la violence.
J'entends dire que l'oppostion est fautive pour avoir mis des bâtons dans les roues de Martelly.
Or, depuis l'arrivée de Martelly, le pays est submergé par des scandales. Encore une fois, il suffit de lire la catégorie Rose Rakèt de ce blog pour avoir un tableau de l'ensemble des secousses et mauvais traitemens infligés pendant 4 ans au peuple haïtien.
Peut-on mettre sur le dos de l'opposition la qualité de ces manifestations d'un président récemment élu ? Est-ce l'opposition qui l'avait poussé à aller faire un rara dans la rue ? A vouloir forcer les portes de la Fac. d'Ethnologie ?
Je lis cet artice dans lequel, sans surprises, fidèle à lui-même, Martelly ment comme un arracheur de dent. Vous vous souvenez de sa déclaration sur la réception des Domincains d'origine haïtienne et des Haïtiens chassés de la RD " Nous recevrons nos frères, debout dans la dignité"
Le premier reponsable du désordre en Haïti est Martelly qui, par ses mensonges constants et ses refus sytématiques dans tous les domaines d'agir conformément à la Constitution, a déstabilisé le pays.
Pour avoir refusé de respecter la constitution et d'organiser des élections, il aurait dû être démis par le Sénat, et nous n'en aurions pas été là.
Mais comme Core Group, Minustha, OEA, UE, Club de Madrid, USA se sont positionnés dès le départ en appui d'un homme qu'ils ont sélectionné, l'opposition avait très peu de marge maneuvres.
D'autant plus que la propagande des roses sur tous les media et les forums entretenait tout particulièrement les classes moyennes dans l'idée d'une soit-disant reconstruction d'Haïti.
Même quand se sont passés : l'arrestation de G. Brandt, l'histoire affreuse du juge Joseph ou bien la disparition de Evinks Daniel, ou bien la libération de Sonson la Familia, le Core Group, la Minustah, l'UE, le Club de Madrid et les USA, n'ont absoulument rien eu à redire de cette situation.
Dans ces cas-là ils avancaient ne pas vouloir interférer dans les affaires intérieures du pays.
Par contre, les voici peu animés par ce souci, quand il s'agit de cautionner des élections frauduleuses en faveur d'un statu quo qui leur sied.
En réalité, l'opposition de la rue, qui est différente de celle des institutions et partis, avec tous ses défauts que l'on connaît, son manque de moyens financiers et son peu d'indépendance par rapport au Core Group, Minustah, Club de Madrid, UE, OEA, USA + les Conze locaux et les "directeurs d'opinion" serviles, a protégé malgré tout, les Haïtiens de la méchanceté des roses.
Rappelons que, c'est grâce à elle, que cette histoire de Moloskot et de cartes roses quasiment de macoutes, vendues contre port d'armes autorisé et autres avantages, a été dévoilée. Rappelons que c'est grâce à elle et à l'obstination des avocats pauvres que le dap piyan de la femme du président et de son fils sur les affaires de charité et de sports a été forcé de s'arrêter.
Bien que sa tâche ait été rendue particulièrement difficile par le soutien inconditionnel de l'armée de la CI (Minustha) et de sa police (PNH) au régime rose et à la force de frappe de la machine de propagande médiatique, l'opposition ( de la rue) a pu, dans certains domaines (répression notamment) freiner les ardeurs des "bandi legal".
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