Bon. Le titre est de moi.
Je ne pense pas, une seconde que ce soit par respect de la mémoire des luttes popualires que ces deux groupes ne défilent pas.
Mais c'est l'occasion pour moi de rappeler que sous le régimedes Lamothe/ Martelly/Evans Paul des dates importantes dans l'histoire d'Haïti sont délibérément banalisées.
Et je dirais même plus, en choisissant sciemment de transformer ces dates en journées de gouyades, le comité pour le carnaval élu par le régime Tèt Kale, affiche son mépris pour le combat de la population.
C'est assez dingue cette volonté délibérée des élites haïtiennes d'effacer la mémoire.
Ici, en France même les plus réacs des réacs ont conscience de leur histoire commune - même quand des pans de cette histoire ne reflète pas forcément leur idéologie.
Qui aurait idée de ne pas fête le 14 juillet, le jour de la prise de la Bastille marquant la fin de la monarchie ?
Le 7 février, le drapeau haïtien devrait flotter sur tous les édifices publics.
Bibliothèques et universités devraient être mobilisées pour organiser des conférences, des diffusions de films relatant le règne des 2 Duvalier, des lectures de textes des écrivains les plus connus.
A commencer par les livres témoignages de Partick Lemoine " Fort-Dimanche, Fort-la-Mort", de Marc Romulus, Cachots de Duvalier, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Marie Vieux - Chauvet, Félix Morriseau-Leroy, Emile Ollivier, Gérard Etienne, Jean Métellus, Anthony Phelps, Jean-Claude Charles, Gérald Bloncourt, Kettly Mars, Marie-Célie Agnant, Edwidge Danticat ... et tous ceux nombreux que j'oublie de citer.
Le 7 février a u lieu de la fête des gouyades aurait dû être la fête du savoir et de la mémoire revisitée.
Hélas 3X hélas, les Haïtiens sont poussés à honorer le "bounda", comme du temps de l'esclavage. Et à ignorer la participation de leurs aînés - dont nombreux sont ceux qui y ont laissé leur vie- au combat contre l'injustice et l'exploitation aux côtés des masses laborieuses.
"Un peuple sans mémoire est un peuple sans âme."
Déraciner l'âme haïtienne.
C'est l'objectif visé par les zentellectuels, les roses et leurs patrons de la CI : déraciner, déchouke la mémoire des luttes.
Et donner d'Haïti l'image d'un peuple décérébré qui honore ses bourreaux.
Et qui à la réflexion, préfère le "grenn nan bounda": l'insignifiance du nègre de maison.
Le boycott des célébrations des 200 ans d'indépendance du pays faisait partie de cet agenda, avec, il faut le rappeler , la célèbre déclaration de Gérard Latortue Premier ministre d'Haïti en 2004 à M. Dominque de Villepint, Ministre des Aff. étrangères de France: " La France ne doit rien à Haïti"
La messe était dite.
Et, dès ce moment, Haïti était ouverte aux gouyades et salacités martelliennes qui suivront.
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