"En Haïti, aucune issue à la crise politique n'a encore été trouvée après le report sine die des élections, présidentielle et législatives, du 24 janvier. Cependant, le président, une star de la chanson sous le nom de Sweet Micky, est au cœur des conversations. La raison ? La sortie de son nouveau tube carnavalesque, une chanson dans laquelle il attaque sans finesse ses détracteurs."
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Haïti: le président Martelly règle ses comptes en chanson - Amériques - RFI
En Haïti, aucune issue à la crise politique n'a encore été trouvée après le report sine die des élections, présidentielle et législatives, du 24 janvier. Cependant, le président, une star...
http://www.rfi.fr/ameriques/20160202-haiti-martelly-president-chanson-banane-election-carnaval
2 observations :
1- Ce ne sont pas ses "détracteurs" mais ses opposants qui portent des critiques justifiées sur sa gestion ultra négative du pays au cours de ses 5 années de mandature.
2- Il aurait été une mission impossible de demander à Martelly ou à son alias Sweet Micky de la" finesse".
Rappelez-vous que M. Martelly dans son invitation aux touristes à venir visiter Haïti, avait mentionné comme atout "les belles femmes" du pays. (Celles-là même qu'ils traitera publiquement de prostituées)
Roublardise et finesse n'appartiennent pas au même registre. Bien que certains Haïtiens aient une forte propension à les confondre en définissant, par exemple, le vocable intelligent par : roué, roublard, opportuniste, intriguant, arriviste, indélicat, parvenu, grossier, gwo soulye... E latriye
Martelly a usurpé le pouvoir en 2010 grâce à la CI, aujourd'hui il sait que ce qui était un secret, est connu de tous.
Cette ultime provocation de Martelly a pour but de le sortir de ce poste d'usurpateur et de traite à la nation qui lui est maintenant accolé quoi qu'il fasse.
Et du regard négatif posé sur lui par l'ensemble de la population haïitienne - mis à part ses copains du groupe de bandi legal, sa cour, les militaro/macouto/duvaléristes et leurs alliés gnbistes qui ont profité grassement de ses 5 années de bamboche à travers une prédation organisée des ressources de l'Etat ( voir les 20 000$ US de per diem par jour, les carnavals en série, les pots de vin versés par Bautista, le prélèvement de taxes au nom de la noble cause de promotion de l'éducation... E latriye)
M. Martelly veut être aimé précisément parce qu'il est détestable.
Il n'a pas réussi en tant que président à devenir un personnage charismatique en dépit des efforts des media, alors il tente en tant que Sweet Micky de reprendre la main, de susciter la ferveur de ses fans sans laquelle il n'est rien.
Quand on pense que ce monsieur rêve de se représenter aux élections présidentielles dans 5 ans, quand on pense qu'il trouverait comme en 2010 des zélites zentellectuelles pour soutenir sa candidature...
On se rend compte que le problème ne vient pas du peuple mais des dites élites qui sont loin de représenter un modèle positif. Comme le dit le dicton : le poisson pourrit par la tête.
Ce qui explique pourquoi la chanson de Martelly est jouée sur une majorité de radio. "Ni respect, ni dignité, ni honte" tel pourrait être leur slogan.
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