Et puis encore une nouvelle stupidité mensongère et malveillante de Jsudist, un internaute tèt kale.
"Ce sont les dollars et les euros de ces saloperies qui permettent encore a ce coin de terre d'exister, a inclure les salaires de vos dirigeants. On ne mord pas la main qui donne l'aumône."
Jsudist qui ne sait pas que ce ne sont pas " le blan" qui ont découvert l'écriture et voulait faire la leçon à Leslie Péan. Pauvre diable ! - ne sait pas que les hiéroglyphes égyptiens existaient au moment où "le blan" étaient encore dans leur grotte - ne sait pas non plus - ou feint d'ignorer - que les transferts de la diaspora sont bien plus importants que les aides des étrangers.
Sans ces transferts, le pays ne pourrait plus fonctionner du tout. Et pourtant, on ne peut pas dire que les gouvernants haïtiens cajolent ces porteurs d'une manne indispensable à leur propre survie. Au contraire, ils les maltraitent alors même qu'ils s'agenouillent devant "le blan".
Ce rappel incessant, par les réactionnaires de tous poils, du rôle joué dans l'économie haïtienne par les étrangers, a pour objectif d'ancrer fatalisme et soumission dans les esprits. Et également de préserver leurs privilèges, parce qu'effectivement c'est "le blan" qui paie les salaires des députés, sénateurs et ministres.
Haïti, malheureusement pour sa population, produit en quantité des "Jsudist". Il y a eu l'école des Americas pour former les ex-militaires. Il doit bien y avoir une école, genre USAID, pour formater les "soit-disant politiciens" ( Courtoisie John Kerry) et les intellectuels à jouer contre leur camp.
Si effectivement, "le blanc" peut faire ce qu'il veut, cela tient uniquement à sa force armée. Ne pas oublier le débarquement impressionant de marines en Haïti au moment du séisme, ni que l'ambassade US en Haïti est le 3ème plus grande de leurs ambassades dans le monde.
Ca veut tout dire.
Il y a bien sûr le poids du chantage économique. Mais comme nous l'avons vu en 2004 - le gouvernement d'Aristide ne recevait pas de fonds depuis 2002 tout en étant obligé de payer les intérêts de l'argent emprunté mais non reçu : une arnaque. Cependant, il continuait de fonctionner grâce à l'appui populaire.
C'est l'emploi de la force - avec l'achat des zentellectuels mais ça compte uniquement pour l'aspect médiatique : faire du bruit - c'est uniquement l'emploi de la force et la menace d'une guerre civile - comme elle est agitée en ce moment - c'est-à-dire de foutre le bordel dans tout le pays - qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu.
C'est le scénario qui se passe en ce moment au Brésil. A la différence qu'il existe au Brésil des intellectuels et des organisations capables de comprendre les enjeux à long terme de la destitution de Dilma Rousseff. A savoir, comme en Haïti, un retour de la droite dure soumise aux intérêts US.
En Haïti, en dehors de quelques exceptions, ceux qui se prétendaient progressistes - peut-être un moyen opportuniste de se placer politiquement et de faire du fric- ont totalement retourné leurs vestes et se sont placés aux côtés de ceux qui, depuis toujours, vivent grassement de l'exploitation de la population.
Pour expliquer ce phénomène relativement rare dans l'Histoire des peuples -une adhésion quasi totale des intellectuels à la cause des étrangers - il faut comprendre que la classe moyenne haïtienne : politiciens, intellectuels, artistes, patrons d'organisations, sont des héritiers directs ou des alliés du duvaliérisme.
De sorte que, pour eux, la chute du duvaliérisme ne signifait en rien la formation d'un Etat de droit. Il s'agissait, une fois les Duvalier expulsés, qui pour x raisons ne plaisaient plus à la CI, de prendre leur place.
Ce qu'ils se sont empressés de faire en participant à la lutte contre les intérêts de la nation. C'est "Le duvaliérisme sans Duvalier" dont a parlé Barthélémy dans son livre consacré à la question.
Vous noterez que pratiquement tous les éléments issus de la classe moyenne qui occupent l'administration publique du plus haut : ministres, parlementaires, ambassadeurs, au plus bas: simples fonctionaires, agents intérimaires et autres conneries, sont issus de ce groupe des "enfants de Duvalier".
Si vous voyez, un seul haut cadre progressiste dans l'administration haïtienne, faîtes-moi signe.
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