Pour preuve de la faiblesse des institutions haïtiennes, M. Boumba a expliqué que le Bureau des mines chargé d’émettre les permis d’exploitation ressemble à une «peau de chagrin».
«C’est comme un dépot de fatras à l’intérieur ; des documents sont éparpillés partout.»
Son personnel n’a souvent pas de voitures pour parcourir le pays, et c’est à bord de véhicules appartenant aux compagnies minières étrangères qu’il voyage vers les lieux d’extraction, souligne Gerardo Ducos, qui a mené les travaux d’Amnistie internationale en Haïti de 2004 à 2012.
«Les compagnies minières font signer des contrats d’exploitation à des gens qui ne savent ni lire ni écrire, a dénoncé M. Boumba, et l’État n’a jamais informé la population quant aux dangers de l’extraction minière.»
Métro a ainsi pu voir un exemplaire d’un de ces contrats décriés par M. Boumba. Celui-ci accordait à l’entreprise tous les droits sur un lopin de terre. En guise de signature, cependant, le propriétaire n’avait apposé qu’une empreinte de son pouce.
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Le gouvernement haïtien et ses bailleurs de fonds étrangers ont placé l'industrie minière au cœur des efforts de redressement économique d'Haïti. Un choix qui en inquiète plusieurs, dont Ni...
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