J'ai lu avec un certain amusement le texte de M. Camille Loty.
Je dis amusement parce que j'y retrouve toutes les raisons de mes dégoûts passés.
De mon côté, j'ai pris le parti de la dérision avec la pièce de théâtre "Le granlakouZen", dans laquelle l'apologiste des Clinton joue le premier rôle, puisque ce Granlakouzen est son lakou, son hounfort, et qu'elle y prêche toute la journée, entourée d'une cour de flagorneurs qui lui renvoie un miroir complaisant.
Parce qu'elle dit les énormités qu'ils pensent mais qu'ils n'oseraient pas écrire, assez malins pour savoir que si les paroles s'envolent les écrits restent.
L'apologiste des Clinton est instrumentalisée par ces gens-là, bien plus dangeureux, qui l'envoient au front et se cachent derrière son sein.
Si Hillary Clinton est la "Reine du chaos" selon l'auteur Diana Johnstone, l'apologiste de Clinton est la" Madone des zen"
Elle est ce que les Etatsuniens appelent une "mouthpiece". Un microphone, un porte-parole des puissants, un porte-zen.
Pourquoi lui ai-je choisi ce nom de Madone de Zen ?
1- Question zen.
J'avais été très choquée de lire sous sa plume - j'ai encore son texte - que Mandela et de nombreuses personnes de son entourage seraient interdites d'entrée aux USA parce qu' impliquées dans le trafic de drogue. C'était bien avant la mort de Mandela. Et elle lachait ça sur le net sans fournir aucunes preuves.
Cette turpitude, ce zen, était passé comme une lettre à la poste chez ses disciples puisque, qui dit Mandela dit Af. du Sud, et Af.du Sud renvoie à Aristide.
Il y avait également sa défense de Duvalier J-Cl, et le zèle qu'elle montrait à expliquer que tout jugement était inutile, que la loi divine suffisait, que le mec était malade, et que, tenez-vous bien, s'il n'y avait pas de plaintes déposées contre lui, c'était parce qu'in n'y avait pas de victimes. C'était infecte.
Car "La Madone des zen" ne recule devant rien quend il s'agit de défendre l'indéfendable, comme Camille Loty Mallebranche le montre dans son texte.
Je me suis vite aperçu que l'ensemble des commentaires de "La Madone des Zen" étaient de la même teneur. Qu'ils portent sur :
- le créole pas une langue pour cette grande linguiste parce qu'issue du français (latiniste ?)
- le vaudou pas une religion pour cette grande spécialiste de l'histoire des religions
- l'éducation, qui demande des méthodes musclées (comme son papa directeur d'école savait bourrer de coups ses élèves) - on voit le résultat quand les coups remplacent la transmission du savoir - pour cette grande pédagogue.
- l'économie qui devrait se résumer à une stricte application des diktats des Institutions intenrationales : FMI, BM, USAID, UE.
- la politique nationale et internationale, qui se définit entre le camp du bien : "le blan" et celui du mal : les autres non-Blancs
- et sur des individus même qui sont traités de tous les noms à partir du moment où ils n'adhèrent pas à ses niaiseries.
Des propos délirants recouverts d'un vernis de "save". Mais, vous le savez, être "save" en Haïti, c'est discuter de sujets que l'on ne maitrise nullement dans un français pas mieux maitrisé.
Je me souviens avoir dit ironiquement que la Madone des zen nous avait sorti une nouvelle perle.
Eh bien, croyez-moi, ne connaissant pas le sens de l'expression - qui signifie dire une bêtise - elle l'a entendue littéralement et s'est rengorgée comme un paon : "oui, disait-elle, il n'était pas donné à tout le monde de produire des perles."
2 - Question Madone.
L'apologiste de Clinton se présente comme pratiquement une sainte. Elle est pieuse, elle aime faire la charité et elle aime tout particulièrement recevoir des compliments de sa cour qui connaissant le vice de la dame, lui jette des fleurs, la parfume d'encens à toutes les occasions.
Dans la scène d'ouverture de ma pièce de théâtre, elle a le visage grimé en blanc, derrière elle un méga ostensoir en or, à côté des "Nègres" qui l'éventent, d'autres qui balancent l'encens, d'autres qui psalmodient des textes bibliques entremêlés de citations de Kissinger, Reagan, Bush, Clinton. La scène se trouve dans une fumée épaisse un brouillard métaphore de l'obscurantisme des personnages.
J'ai arrêté de lire les productions de la bande du "Granlakouzen " tout bonnement parce que tant de débilités fatiguent. Et que, finalement, on a vite fait le tour de leurs radotes parce que les réacs ne savent que se répéter.
Par contre, je dois dire que cette plongée anthropologique dans "l'univers impitoyable" du Granlakouzen, façon Texas, m'aura permis de comprendre un tas de trucs contre lesquels mon esprit butait.
Notamment, le rôle actif - même si dissimulé sous des tonnes de confitures/littératures - de la classe moyenne issue du duvaliérisme pour faire échouer la transition démocratique.
Et jusqu'à aujourd'hui où je vous parle, c'est ce même segment dont fait partie la Madone des Zen qui s'emploie à maintenir Haïti dans un Etat de non droit.
Il le font, en s'opposant systématiquement à la justice, tout en prétendant le contraire (c'est le côté Madone). Ils appuient les prédateurs. Camille Loty Malebranche évoque la position de la dame par rapport au choléra, soutenant l'ONU et accusant les Haïtiens. Mais peut-être ne sait-il pas que la dame a eu exactement la même position, à propos du viol de ce jeune homme de Port-Salut par les soldats de l'Uruguay. Il était le coupable qui avait provoqué ces soldats, comme on dit d'une femme violée qu'elle en porte la responsabilité parce qu'elle aurait due rester à la maison.
La Madone des zen, c'est le genre à vous expliquer que la police US fait bien son travail que les AfricainsAméricains qui se sont fait assassiner l'avaient bien cherché.
Le jeune assassiné alors qu'il rentrait chez lui ? Il n'aurait pas dû aller acheter des sucreries, ni porter une capuche. Et si le type qui l'a assassiné avait voulu abuser de lui sexuellement - ce dont nous ne savons rien - il aurait dû se laisser faire.
Le gosse qui jouait avec un faux pistolet dans un jardin ? Encore un coupable né. Il devrait savoir qu'en tant qu'enfant Noir, ce type de jeu lui est interdit. Seuls les enfants Blancs sont autorisés à jouer avec de faux et vrais pistolets sous le regard bienveillant des flics.
L'homme qui cherchait ses papiers pour les présenter à la police et qui s'est fait assassiné en présence de sa femme ? Il aurait dû savoir qu'en tant qu'AfricainAméricain, il ne devrait pas posséder un permis d'arme, et encore moins conduire une voiture la nuit. Ce qui est résevé aux Blancs.
Vous pensez que je caricature. Pas du tout.
La "Madone des zen " est une teigne qui raisonne crochu comme un zen qui assassine réellement et/ou qui tue la pensée . Zen signifiant hameçon.
Donc, voila. Tout ce que dit Camille Loty Malebranche sur les prises de positions réactionnaires de cette personne est vrai et peut être documenté. il n'invente rien. Ce ne sont pas des zen.
Cependant "La madone de zen" n'est que la "mouthpiece", la propagandiste de même que les "radiomen" et éditorialistes autoproclamés directeurs d'opinion, d'un secteur dominant de la classe moyenne constitué de zentellectuels, d'artistes, de politiciens, hommes d'affaires, fonctionnaires, tous issus d'une même matrice : le fascisme duvaliérien.
Et ils sont bien plus nombreux que l'on ne croit.
Et leurs actions pour torpiller la démocratie qui vont du coup d'Etat, à l'assassinat ciblé de progressistes sont beaucoup plus nombreuses qu'on ne le sait.
Le rôle de "la Madone des zen" est de " vendre "( courtoisie V. Numa de Vision 2000) le système mortifère établi par les oligarchies locales et internationales comme l'unique alternative pour "sauver" Haïti.
Car cette race de gens parlent toujours de "sauver" Haïti, alors que dans les faits il faudrait qu'Haïti se sauve d'eux.
C'est-à-dire, s'en débarrasse.
Il arrive un moment où il est urgent de faire le ménage.
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Haïti, honnie soit la lumpen apologie de Clinton et de l'impérialisme! par Camille Loty Malebranche
Dès le départ, je tiens à préciser que peu chaut la part de faux et de vrai dans ce que les médias rapportent de la fondation Clinton, lequel fut coprésident de la commission intérimaire pou...
urai
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