ONU pour les victimes du cholera : 181 millions
181 millions de dollars et « au moins le même montant » vont être mobiliser par l’ONU pour améliorer d’urgence la réponse à l’épidémie de choléra en Haïti en faveur des victimes de la maladie et de leurs familles, a indiqué jeudi 29 septembre un haut responsable des Nations unies, David Nabarro.
en faveur des victimes et de leurs familles, comme l’a promis son secrétaire général Ban Ki-moon.
Cette aide devrait représenter sur une durée de 3 ans “au moins la même somme” de 181 millions de dollars, a précisé le Dr Nabarro.
Toutefois ,il n’a pas précisé la manière dont ces aides seraient réparties ni le nombre de personnes qui en bénéficieraient, les discussions étant toujours en cours sur le mécanisme exact.
Ban Ki-moon doit annoncer cet ensemble de mesures fin octobre.
Le plus urgent est de financer la réponse au choléra parce que les cas ont augmenté de 30% environ cette année par rapport à la même période de 2015, a déclaré dans un entretien le conseiller spécial pour le développement durable et qui négocie avec le gouvernement haïtien et les donateurs.
Bon. Je ne peux pas jurer que l'ONU tiendra parole. Parce qu'annoncer une chose et la réaliser, ça fait deux.
En tous les cas, encore une fois un grand merci à tous les progressistes qui se sont engagé dans cette bataille, malgré l'obstruction systématique du gouvernement tèt kale et de la CI.
J'entends encore une fois Martelly au micro de RFI, déclarer sur son ton habituel de "ki melem", que "le choléra c'est fini, on n'en parle plus".
J'entends encore l'absence de réaction des zentellectuels, des media locaux et des directeurs d'opinion auto-proclamés.
J'entends les voix abominables de l'ensemble des réacs attribuant aux Haïtiens la maladie et avançant que leur refus de le reconnaitre, était un syptôme de leur tendance au "marronage" et à accuser "le blan" de ce dont ils étaient eux-mêmes reponsables.
J'entends les voix des Haïtiens de la diaspora : scientifiques, journalistes, et simples acteurs sociaux qui n'ont eu cesse de dénoncer la Minustha et qui ont refusé avec courage d'abandonner le combat, bien que confrontés à une machine de guerre médiatique et finacière qui entendait les mettre à genoux.
A tous ces citoyens et citoyennes, aux étrangers qui ont participé à ce que la vérité éclate, je dis Honneur et Respect. Vous avez mérité de la patrie. Le peuple haïtien vous en sera reconnaissant à tout jamais. Et moi, ça me fait super plaisir qu'on ait pu en arriver là.
Sachez-le, vous représentez une grande lueur d'espoir pour l'avenir du pays qui sans votre aide risquerait de régresser aux mains de la fachosphère stupide et méchante.
Et, bien qu'en majorité appartenant à la diaspora et à des milieux divers, vous avez su, en ne lâchant rien, mener ce combat ensemble. Comme vous l'aviez mené contre l'affreuse machination pour faire du sida une maladie venue d'Haïti.
Ce pourquoi, le peuple haïtien, compte énormément sur vous autres, progressistes qui avez les moyens intellectuels et financiers pour appuyer son combat contre les discriminations, les abus et les exploitations.
Vous avez montré que vous pouvez être les voix que les sans voix n'ont pas à l'intérieur du pays.
Parce que, que nous n'ayons comme mes petits-enfants qu'une grand-mère haïtienne, que nous soyons ministre de l'Economie du Canada ou patronne de la Francophonie, nous sommes perpétuellement renvoyés à notre histoire passée. Et donc à ses réalités actuelles sur lesquelles, libres à nous de nous engager ou pas dans l'objectif d'apporter notre (petite, moyenne ou grande) contribution.
Je sais bien que chacun a sa vie, fait ses affaires et est préoccupé par mille et une choses. Cependant, intégré au pays d'accueil ou pas, écrivain primé, metteur en scène, académicien successfull ou pas, nous sommes même si nous voulons faire l'autruche, interpellés par nos origines haïtiennes proches ou lointaines.
Et si nous voulons être en harmonie, un tant soi peu avec nous-mêmes, nous regarder dans une glace, il nous est impossible de ne pas oeuvrer à ce que ce pays et sa population redressent la tête.
De cette diaspora-ci, qui ne fait pas uniquement dans la charité mais qui est capable d'être la voix des sans-voix, les Haïtiens de l'intérieur ont grand besoin.
Et c'est grâce à ce pont entre progressistes de l'extérieur et ceux de l'intérieur qu'il sera possible de sortir du monde absurde, inhumain dans lequel CI/USA, oligarchie locale et leurs complices appartenant à la classe moyenne "arrivée", aidés de leurs mercenaires issus des milieux deshérités, veulent à tout prix maintenir les Haïtiens.
Mesdames et messieurs de la diaspora, merci pour cette victoire.
Jovenel Moïse ne pourra pas affirmer comme son mentor Martelly que " les HaÏtiens sont tous des menteurs et des voleurs qui font porter au "blan" la responsabilité de leurs propres saletés."
Pour terminer, je voudrais mettre mon chapo ba devant trois femmes. Medam sa yo fè kèm kontan. Elles ont sans arrêt posé des actions et écrit pour informer le public et dénoncer les mensonges de l'ONU et du régime tèt kale. Trois femmes, dont j'espère qu'elles ne prendront pas offense de voir leurs noms ici cités - en ordre alphabétique :
Junia Barreau
Dady Chery
Ezuli Dantö
An verite Nou merite
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