Je sais que je vais me faire encore plus mal voir que d'habitude...Du coup, là, c'est l'enfer assuré avec toutes ses tortures dont sont friands (miam, miam) les représentants de la chrétienté civilisée.
Mon avis perso, c'est que des élections ne devraient pas se tenir en Haïti dans le contexte actuel où les habitants du pays sont encore plus que d'ordinaire en situation de vulnérabilité.
Vous croyez, que vous et moi aurions envie d'aller voter quand tout ce que nous possédions aurait disparu ?
Largué sans aucune idée de ce que demain sera ?
Le fait d'organiser des élections après l'ouragan Matthew, comme en 2011 après le chaos provoqué par le séisme, montre d'abord le mépris des classes possédantes pour la population.
Et démontre leur stratégie de profiter du chaos ( Naomi Klein) pour imposer leur agenda : Martelly a été élu président d'Haïti, après avoir été placé au deuxième tour par les Clinton. Il a emporté 700 000 voix. La majorité des électeurs s'était tout bonnement abstenue de voter.
L'oligarchie, la CI et ses medias, les zentellectuels, les "personnalités" primées et récompensées par l'empire de la diaspora et du pays, se sont empressées pour camoufler la fraude, de transformer cette sélection en un choix de la majorité -stupide- des Haïtiens. 68% était leur chiffre fétiche qu'ils balançaient sur toutes les antennes, se gardant bien de mentionner le taux d'abstention. 68% sur combien de votants ?
Ki mele yo ! L'important c'est 68%. Point barre. (Courtoisie V. Numa de Vision 2000)
Ces automates, ces cerveaux-lents, ces neuronkloroxés, sont allés jusqu'à clamer haut et fort que l'élection de Martelly était la SEULE et la première élection fiable en Haïti depuis 1986 - et pourquoi pas depuis la naissance de la nation haïtienne.
Grâce à cette élection sans faute, Haïti faisait enfin son entré dans la démocratie et - très important dans le bagage propagandiste - dans le rang des pays civilisés, avec comme chef d'Etat, un représentant incontestable de la "Civilisation", le tèt kale, chanteur grivois et bandi legal : Martelly.
Les Hosanna fusaient de toutes parts.Les opportunistes, les mêmes qui s'étaient empressés en 1991 de se défaire du gros bleu macoute, en quête de jobs, se sont empressés de se parer de la tête au pied du woz/rakèt pour faire belle figure au palais national.
Ceux qui oseraient contester la victoire sans appel du "bandi legal", ne sauraient être que des aigris, des jaloux, des ratpakaka, des qui "veulent empêcher Haïti d'avancer" . Et autres tentennad, produits de la propagande de la firme espagnole Sola à destination de ce même secteur de la classe moyenne qui pousse aujourd'hui des cris d'orfraie devant le " dechouke" d'Aristide.
Par le suite, 5 années plus tard, - je continue à avancer que la vérité finit toujours par surgir - Opont jette un pavé dans la mare en avouant - un remords ?- avoir participé à une fraude sous la direction de la CI.
Face à cette déclaration d'Opont, vous aurez remarqué que la CI, les Clinton, l'oligarchie des commerçants, les zentellectules, les politiciens à bâbord et à tribord, la classe moyenne offusquée par le "dechouke", sont restés muets comme carpe - en dehors du politologue Sauveur Pierre Etienne, chef de l'OPL, qui a prétendu vouloir trainer Opont devant la justice -mais chacun savait qu'il n'en ferait rien- l'homme n'ayant aucunement les moyens de ses dires.
Donc voici ce qui s'est passé en 2011 : une arnaque.
Et c'est cette même arnaque qui risque de se reproduire.
La situation actuelle n'est pas différente de celle d'après le séisme de 2010.
Les acteurs derrière le "bandi mafia", Jovenel Moïse sont les mêmes qui se trouvaient à faire la promotion du "bandi legal", Michel Martelly.
C'est la même boite de com. d'extrême-droite, décriée partout en AM du Sud, pour ses pratiques "sucias", sales, qui vend le nèg bannan nan aux 14 comptes en banque. Et qui veut faire avaler la banane aux Haïtiens pour les bananer. Et avec mes excuses pour l'expression vulgaire mais appropriée, "la leur mettre bien au fond". Fransè pale, fransè konprann !
Ce sont les mêmes qui ont été les organisateus de la fraude de 2011, de celles de 2016 qui se disent aujourd'hui "impatients de travailler avec un président élu." Comprendre "leur" président élu. L'actuel ambassadeur US en Haïti, suite à la défaite d' Hillary Clinton, ne pourrait être qu'en effet impatient de conclure cette affaire organisée par son camp avant d'être remplacé par la nouvelle administration.
Les problèmes liés à l'absence de cartes d'identité dénoncés déjà en 2011 par les Observateurs, sont les mêmes.
La non-délivrance de cartes d'identité est un moyen connu pour éliminer des votes une partie des électeurs - ce qui a systématiquement cours aux USA avec les Africains-Américains, les Latinos et les Blancs pauvres.
Bref, tous les signaux sont au rouge.
Si la classe politique haïtienne, la société civile et les Haïtiens en général désiraient réellement prendre le chemin d'un Etat de droit, ils travailleraient à créer les conditions indispensables pour réaliser des élections fiables et non pas organiser le spectacle couteux et sans intérêt pour la nation, voulu pour la CI et ses agents locaux.
Il aurait fallu utiliser ce moment pour établir un état des lieux post séisme, post Martelly, post ouragan Matthew, organiser des rencontres avec la population, restructurer les institutions mises à mal par 12 ans de gabegie, s'attaquer à réparer les fondations de l'édifice et non pas à lui donner un coup de peinture avec des élections.
Privert et son cabinet - même si à mon goût comportant trop de rouge et noir - aurait dû rester en poste pendant encore une année. Leur mission aurait été de déblayer le terrain, d'assainir les comptes publics, de mettre de l'ordre dans les différents ministères dont celui de la justice. En un mot de faire le ménage qui s'impose après 5 ans de la catastrophe, non naturelle, Martelly.
Privert a cédé aux injonctions de la CI et à la puérilité des politiciens haïtiens qui se voient tous présidents et qui n'ont pas le bagage intellectuel, ni les convictions pour dépasser leurs projets de réussite personnelle et embrasser une vision du futur du pays.
Ces élections ne sont pas seulement une idiotie - compte tenu des conditions dans lesquelles elles doivent se réaliser - mais, bien plus grave, s'inscrivent dans la continuité des élites haïtiennes à creuser des trous sans prévoir d'échelle pour en sortir. A crier "fèmen bayè a", après que les cabris soient sortis de l'enclos. A se vivre dans un éternel présent, sans tenir compte du passé, refusant de se projeter vers l'avenir.
Or, l'avenir c'est aujourd'hui. Demain se construit au présent.
Et il ne faudra pas s'étonner des résultats de cette déroute de l'intelligence.
Ce n'est pas parce que "leblan" a dit qu'il faut faire des élections,que les élections devraient être faites.
D'ailleurs, depuis quand les motivations et les actions de "leblan", au cours de toute l'histoire d'Haïti de 1804 à maintenant, ont été positives pour le peuple haïtien. ?
Ce serait quand même le moment de se poser la question ? Vous ne croyez-pas ?
Allez, Haïtiens, faîtes un effort pour penser, une fois n'est pas coutume, au bien commun. Pour comprendre en quoi ces élections sont un énième tromperie.
Fermez les yeux et imaginez que vous vivez dans une case insalubre sans eau, électricité et sanitaires, que vous dormez sur des linges infects, que trouver de quoi manger pour vous et vos enfants est tous les jours une aventure, que tout autour de vous vos voisins se trouvent dans la même situation où" tout moun pa moun", vous pourriez croire que des élections seraient à même de transformer vos conditions de vie ?
Ces élections en guise de omparaison, sont semblables au peinturlurage du bidonville de Jalouzi pour lequel Lamothe dit avoir dépensé une partie de l'argent octroyé par le gouvernement d'Uruguay, suite au viol commis par certains de leurs soldats sur un jeune Haïtien.
Au lieu d'améliorer ou de reconstruire l'habitat, le gouvernement rose tèt kale , s'est contenté de le badigeonner.
Eh bien, les élections c'est ça. Rien que du vent, de la tôle rouge. Dans la continuité du slogan " Haïti est ouverte aux affaires".
Rien qu'un badigeonnage qui plait à la CI, laquelle n'en a rien à cirer des Haïtiens., ni des sousous, ni des zentellectuels, ni des "joueurs" politiciens, ni de la classe moyenne et encore moins des laissés pour compte.
Pourquoi seraient-ils concernés, alors que chez eux ils ne le sont pas par rapport à leur propre population, blanche de surcroit.
L'élection de Trump, elle est due à quoi, selon vous ?
En tous les cas, étant donné que les dés sont jetés, l'électorat haïtien se doit de voter contre le candidat de "l'establishment", Jovenel Moïse, et l'envoyer se faire voir ailleurs, dans sa circonscription, où il aura tout le loisir de peinturlurer les bidonvilles et de distribuer des bananes.
Privert dit avoir hérité d'une administration endettée
Le Nouvelliste.com - Site internet du Nouvelliste quotidien publi� � Port-au-Prince (depuis 1898) : National, International, Haïti, Economie, Culture, Sociét�,Sport, Editorial, Petites Anno...

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