J'ai été étonnée de les entendre reprendre le syndicaliste parce qu'il appelle Jovenel Moïse et Lafontant par leurs noms : "se konsa wap pale de prezidan an" !
Plus obséquieux, plus "sousou" tu meurs ! Révoltant parce que cette manoeuvre tente à laisser passer le syndicaliste aux yeux des auditeurs et surtout à ceux des "zotorite" (délation) pour un homme irrespectueux - alors que vous prenez n'importe quel radio dans le monde et vous entendrez n'importe quel citoyen parler de Sarkozy, Macron, Trump le plus naturellement du monde - et s'inscrit dans la politique de diabolisation des mouvements sociaux dénoncée précisément par ce syndicaliste
A croire que ces journalistes n'écoutent et ne lisent pas la presse internationale.
Dans quels pays au monde appelle t-on un président " Excellence" ?
Dans ceux qui sont des républiques bananières comme Haïti, où tout est bluff, corruption, apparences, prédation, misère et sous-développement.
Les réactionnaires haïtiens qui sont majoritaires dans l'administration, dans le gouvernement, dans les institutions, dans les media et dans le secteur privé, s'emploient à enfermer les Haïtiens dans ce sous-développement mental propice à la soumission aux règles de l'oligarchie, dont la corruption.
De plus comment un "enkilpe" peut-il être une "ekselans"?
Au cours de cet entretien, j'ai retrouvé l'ensemble des stratégies utilisées par un autre "directeur d'opinion" celui de Vision 2000, à chaque fois qu'il s'entretient avec des membres de syndicats ou bien des membres d'associations en opposition avec le régime des tèt kale/bannann : sarcasmes, fausses questions, rires, personnalisation du débat...Un dispositif chargé de ridiculiser, minimiser, stigmatiser l'interviewé, de faire diversion et de dérouter l'auditeur des questions fondamentales.
Or, ici, si le boulot avait été fait de manière professionnelle, les auditeurs auraient dû avoir, à partir des questions posées au syndicaliste, d'abord un compte rendu exhaustif de la nature du problème tel que vu par ce syndicaliste, ensuite ses propositions, et bien sûr le point de vue perso des journalistes en évitant ses histoires triviales, - c'est le mot utilisé à juste titre par Mérilien - d'achat de déodorant, de parfum qui devraient permettre aux profs de ne pas sentir mauvais .
Quel niveau ! Celui des tèt kale, woz/rakèt, bandi legal, nèg bannann qui effectivement trivialisent la société haïtienne avec leurs histoires de "2 Queues nan bounda", de "pete, pete" de"pa vinn kanpe an fas mwen".
Pour finir, si ces journalistes avaient leurs cerveaux dans leurs têtes et non pas dans leurs pieds - ce que leurs interventions montrent - ils devraient penser que même si ces enseignants qu'ils stigmatisent en laissant entendre qu'ils puent, se baignaient dans du parfum, est-ce que les élèves auraient droit aussi au bain de parfum, les salles de classes, les cours, les rues, les maisons où habitent les écoliers ?
Ceci pour vous faire comprendre la nature triviale de cette remarque des journalistes sur l'aspect physique des enseignants qui, non seulement n'apporte rien qu'une insulte de plus, mais en plus enracine la société dans la grossièreté, la vulgarité, le superficiel - les bracelets roses friqués et corrompus vendus comme moun de byen : la richesse est une vertu - servant de camouflage aux actions des "bandi legal" .
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Jounal Maten Caraibes F.M 6-Juin. Haiti Leve ak Deuil sou Deuil. 5 Moun Mouri. Sa tris
Uploaded by La Perle des Antilles on 2017-06-06.
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