Ces journalistes que tout le monde connaît et qui se désignent comme "directeurs d'opinion", n'ont jamais mené d'enquêtes pendant les années du régime Lamothe/Martelly/Evans Paul/ Laleau.
Au contraire, ils se sont fait comme devoir de dissimuler les faits, de les enterrer ou de les banaliser. Leur slogan insipide étant "Kite peyi a mache" . Et qu'importe que ce pays soit précipité dans une ravine !
Martelly se prend 20 000 $ par jour de per diem... Pour eux c'est "normal" de chez normal. Une pécadille, Haïti c'est l'Arabie Saoudite, grâce à la manne Petrocaribe. Le président est un mineur, répètent-ils à l'envie, comme les clones mal dégrossis qu'ils sont à force devenus.
Et puis, n'est-ce pas : "Jamais un président n'avait montré tant de sollicitude envers son peuple." Du cynisme pur jus...
Pendant tout le mandat de Martelly, ils ont passé leur temps à dézinguer les sénateurs opposants qui réclamaient des comptes sur la gestion des finances publiques.
"Se pa zafè peyi yap regle" Autre formule très usitée par les journalistes en question, dans le but de noyer le poisson - circulez il n'y a rien à voir - et de mettre tout le monde dans le même sac.
"Tous les politiciens haïtiens sont des voleurs, tous les Haïtiens sont des corrompus. Et ils ont choisi avec Martelly et Jovenel, ceux qui leur ressemblent le plus".
Ca aussi, ça fait partie des trucs à répéter, présents dans le manuel intitulé : "Techniques de communication pour devenir un excellent chien de garde" qui leur a été distribué en même temps que les enveloppes au Palais national par Jura.
Un Jura extrêmement admiré dans cette profession pour ses talents de "vendeur". C'est tout dire...
C'est sur ces trois pierres: "kite peyi a mache, se pa zafè peyi ya pe regle, nou tout nou koronpu", que les journalistes installent leur marmite et font cuire le "manje kochon" qu'ils "vendent" à la population en tant qu'information.
Une information aussi polluée que les matelas "pèpè", d'occasion, qui sortent quotidiennement du port de Miragoâne pour être vendus dans les marchés de la capitale.
Leurs informations sont, selon eux, toujours de bonne source : Guyler Delva, Stanley Lucas, "youn gwo zotobre" une autorité, une personne proche du président, dans le Palais national. Etc.
Bien entendu, on est prié de les croire sur parole, parce que ces journalistes sont des "gwo chabrak" qui sont copains du président, du Premier ministre, des présidents de la Chambre des députés et du Sénat.
La plupart du temps ces journalistes inventent des pseudo confidences, qui ne seront pas démenties par les concernés dans la mesure où ça les arrange. Et même que plus d'une fois, ils sont ceux qui dictent le message à faire passer à ces journalistes.
Leurs informations sont, selon eux, toujours impartiales. Ils prétendent que bien que kòkòt ak figawo avec les tèt kale, ils donnent la parole à tout le monde.
Mais il faut voir avec quelle différence de traitement : l'invité woz/rakèt est écouté avec courtoisie, rarement contredit. Mieux, en général le journaliste s'arrange pour abonder dans son sens et lui donner raison. "Ya bon banania."
Avec les opposants, c'est une autre affaire : irrespect, aboiements, dérision, mensonges sont appelés en renfort de manière systématique pour infirmer leurs propos, les rendre inaudibles et se moquer deux.
Comme une meute de chiens enragés, ils leur mordent les chevilles et tentent de leur sauter à la gorge. Pour en finir au plus vite avec eux, faute de ne pouvoir les "manje" comme le maire des Cayes, M. Fortuné, les "exterminer" comme suggéré par l'ex-sénateur Zenny de Jacmel, ou bien les "assassiner" comme le passionné d'éducation, Resmarais souhaitait que le Commissaire Ocname Dameus fasse à l'ex-ministre de la Justice Camille Edouard.
Parfois, ils font semblant de porter une critique contre le régime. On applaudit et on se dit : tiens, il y a de l'espoir, on dirait que la profession se réveille. Mais patatras, espoirs à terre, parce que rapidement les critiques sont remplacées par des louanges - et sur le même sujet svp. - dès qu'une enveloppe fait son chemin du Palais national jusqu'au journaliste ou au PDG de la station de radio.
C'est la neutralité à la sauce woz/rakèt de ces journalistes qui font la queue pour recevoir une enveloppe au Palais national, ou ceux qui ne veulent pas perdre la clientèle de leurs hôtels, la publicité, les contrats de l'Etat pour vanter les prouesses de l'ex- nèg bannann nan, et de sa caravane que lui seul pilote avec les deniers publics.
Ce n'est pas sans raison qu'ils sont qualifiés de "vendeurs de micro". Moi, je dirais "aboyeurs" qui était un métier dans le temps, ici en France, qui consistait à crier sur les places de marché la qualité d'un produit, d'un marchand.
Nous avons l'équivalent en Haïti avec 2 catégories d'aboyeurs - en dehors de ces journalistes - .
Ceux qui munis d'un haut-parleur (presqu'un micro) font la promotion de médicaments périmés et de remèdes miracles qui soignent toutes les maladies; ceux qui appellent le public à être sauvé en rejoignant leurs églises.
Ces journalistes haïtiens - ceux dont il s'agit ici et que vous n'aurez aucun mal à reconnaître - font un travail qui s'apparente à leurs confrères des feuilles de choux, où affabulations, témoignages saugrenus, anecdotes sanglantes et/ou pseudo-mystiques, mensonges délibérés, contre-vérités se succèdent et sont aussi vite enterrés.
Si ces journalistes avaient quoi que ce soit de professionnel, s'ils avaient eu la moindre crédibilité, ils auraient commencé par enquêter sur le riz pollué déversé à Tabarre. Une affaire récente qui touche à la santé de la population.
Et même s'ils sont morts de trouille, qu'ils ont la peur au ventre de finir criblés de balles comme M. Jean Dominique qui s'intéressait de trop près au sirop empoisonné des Boulos, ils auraient pu faire un collectif, un konbit, et même faire appel à des journalistes d'investigation étrangers pour les "koje", leur assurer une certaine sécurité.
Il est possible de constater comment grande est la responsabilité de ce groupe de journalistes haïtiens - qui fonctionnent également en association de connivence - dans la prédation des Fonds PetroCaribe à partir de cet ensemble non exhaustif de considérations et de faits qui mettent en évidence leur collaboration à partir de pratiques dépourvues de l'éthique indispensable à la profession.
Ce qui fait que, c'est tout à fait normal, logique, que ces journalistes, bien avant la sortie du rapport, se soient mis à "aboyer" qu'il n'était que politique (sic), préparant l'opinion publique à ce que M. Doré avait concocté dans sa macoute : l'invalidité du rapport, non pas pour son contenu mais pour supposé vice de forme.
Onondieu avait annoncé la couleur en disant dans un entretien avec l'un de ces journalistes "embedded " que le rapport pouvait être invalidé d'office et ne pas même être reçu par la bande des woz/rakèt qui squattent les 2 Chambres.
De même que ces journalistes n'ont même pas mis le nez dans le rapport de l'UCREF dévoilant les méthodes obscures de management de l'inculpé fait-président et ont "vendu" le mensonge gros comme une maison qu'il s'agissait d'une fabrication pour empêcher le populaire (sic) candidat d'accéder à la présidence.
Alors même que, si ces journalistes là avaient un petit brin de professionnalisme et de conscience du bien commun, ils auraient fait leur boulot de mener leur propre enquête, plutôt que de se précipiter pour appuyer la thèse du "règlement de comptes politique".
La bataille contre la reproduction du système réactionnaire, prédateur, veule et méchant des Duvalier, doit intégrer celle contre les journalistes qui, quotidiennement, "vendent" à la population les abus en tant que vertus .
Ces journalistes aux ego et à la panse gonflés à éclater, considèrent les réseaux sociaux comme des ennemis, parce qu'ils sont fréquentés par des intellectuels qui, à l'inverse d'eux, ne considèrent pas la population comme des "bayakou" méritant d'être dirigés par des "bayakou", mais comme des personnes dignes de respect et capables de penser par elles-mêmes, sans l'aide de l'Espagnol Antonio Solà et de directeurs d'opinion programmés pour les mener à l'abattoir, ou les envoyer en exil.
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