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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Un nouveau départ pour Haïti Autour du nouvel essai de Hérold Jean-Francois, « Citoyenneté et État de droit en Haïti »

Publié par Alterpresse sur 2 Janvier 2018, 22:35pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Pour Hérold Jean Francois, les conditions socio-économiques d’existence où manger devient une « priorité » - il faut ajouter ‘absolu’ - ne facilitent pas « la participation à des taches citoyennes ».

A souligner que cette extrême précarité est en partie à la base des pratiques clientelistes qui se développent dans notre société. Voilà pourquoi les entités politiques semblent beaucoup plus se pencher sur des stratégies de se servir de la précarité pour assouvir des intérêts de pouvoir que pour rechercher des voies d’amélioration des conditions de vie.

Dans cette société, dominée par la précarité - entretenue ! -, règnent également l’impunité et la corruption - la société est « prise en otage par les malfrats » -, des problèmes cuisants que la « faiblesse institutionnelle », notamment celle de la justice, ne permet pas d’adresser correctement.

La seule « institution » omniprésente et qui tend à monopoliser l’ensemble des pouvoirs serait la présidence. Le régime instauré par la constitution de 1987 avec trois pouvoirs distincts : l’exécutif, le législatif et le judiciaire, ne parvient pas encore à « dompter » le chef de l’État « tout puissant ».

L’État de droit devient ainsi « un rêve inaccessible ».

L’État qui devra prioriser l’intérêt commun « n’est pas né ». Il est à venir cet État qui devra travailler à la transformation du pays.

Pour cela, préconise l’auteur de « Citoyenneté et État de droit en Haïti », il faudra jeter « des passerelles » en vue d’un « dialogue social ».

La société civile devra elle aussi jouer sa participation en se dynamisant. Il y a probablement sur ce point un défi énorme, car le contexte conditionne les actions de la société civile. Il y a une profonde réflexion à faire et des réponses essentielles à trouver. On est encore à s’interroger sur les causes de la faible participation aux dernières élections générales 2016-2017, soit autour de 21%. Participation décevante également à la marche contre la corruption du 5 décembre 2017, contrairement à la multitude mobilisée de manière récurrente en République Dominicaine.

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