Un article important qu'il faudrait lire, et dont les réflexions demanderaient à être analysées et discutées.
Quand on voit sur les réseaux socio les commentaires affligeants d esottise et d'une grande méchanceté sur le peuple, on se demande à quelle catégorie sociale leurs auteurs appartiennent.
Quand on voit un certain nombre de personnes écrire " Vive Duvalier" ou bien " Vive Martelly", sans être capables d'aller plus loin que ce " vive " Qu' a apporté d positif Duvalier au pays - leur demande t-on ? Invariablement la réponse est la même " les rues étaient propres". Pourtant les 2 dictateurs ont passé 29 ans au pouvoir sans avoir créer les infrastructures indispensables à son développement. Peu leur chaud que les indicateurs économiques montrent que le PIB des Haïtiens a baissé pendant cette période ...
De même, le refrain avec Martelly serait que les membres de son parti PHTK seraient propres- c'est -à-dire formé de gens propres , - à l'opposé Lavalas et l'ensemble des partis de l'opposition seraient sales. Bien que la réalité tendrait à prouver le contraire : le parlement et les ministres étant de préférence des exemples de saletés intellectuelles et morales. Mais il n'empêche ! Pour donner du corps à leur fable ils ont inventé ce truc de rose. Les roses - à défaut d'être Blan, seraient supérieurs aux lavalas Noirs traités de 100% caca.
Vous avez donc, au XXIème siècle, en Haïti, le pays qui a lutté victorieusement contre l'esclavage, l'invention de deux nouvelles races : les roses et les 100% caca.
Ce discours de catégorisation artificielle, n'est pas venu de nulle part. Il s'établit, comme dit l'auteur, sur une base de racisme hérité de la colonie et est élaboré par des communicateurs comme l'Espagnol Antonio Solà qui le fait diffuser sur les réseaux socio, sur les radio par des gens payés pour le faire. Et il est repris par des éléments venus des milieux pauvres urbains ou de la ville, qui veulent se démarquer de leurs origines sociales. Et espèrent également, de par ce positionnement s'attirer faveurs et reconnaissance des gens d'en haut.
Gens d'en haut que Martelly, issu d'une famille modeste, - les gens de Fonds des Blancs vous diront qu'ils voyaient son père passer sur son âne avec parfois Martelly assis sur la bourrique - disait, dans son ITW avec Fombrun, regarder le cortège de voitures avec envie, quand en fin d'après-midi elles quittaient le bas de la ville pour regagner les hauteurs où ils habitaient.
Gens d'en haut que Duvalier, d'origine inconnue, et son épouse fille illégitime de M. Faye, un bourgeois mulâtre aisé et lettré, avec sa bonne, regardaient également avec la même envie.
Si c'est sous Duvalier que le discours noiriste a imprégné l'ensemble de la société, sous Martelly, c'est le discours "rosiste ". On pourrait les croire antagonistes. Mais, en essence, ils ne le sont pas. L'idéologie est la même. L'un et l'autre renvoyant à une catégorisation sur la base de la couleur des citoyens. L'un et l'autre, et Duvalier et Martelly, ont travaillé à institutionnaliser le fossé entre les deux groupes.
Attention ! Vous pouvez être noir comme un Gracia Delva, mais devenir rose et propre...et sénateur grâce à l'intervention magique d'un ou de plusieurs bracelets roses à votre poignet.
Gilot, copain de Duvalier, écrit que celui-ci ne supportait pas les Noirs lettrés. Martelly dans son ITW avec Fombrun déclare : "Ce que je déteste le plus c'est la lecture. Dans ce même ITW, il dit aussi que Duvalier est le seul chef d'Etat qui ait fait quelque chose pour Haïti.( sic)
Au départ de Duvalier Jean-Cl, 80% des Haïtiens étaient analphabètes - selon certains analystes ce chiffre devrait être revus à la hausse. Martelly lance son arnaque du PSUGO, qui selon les spécialistes aurait amplifié le dysfonctionnements dans l'Education nationale. Les chiffres déplorables des résultats aux examens du bac sous le régime tèt kale leur donneraient raison.
Une population en majorité illettrée ne peut que constituer des subalternes, bons à végéter dans le chômage, des emplois non qualifiés. Elle devient un frein au développement économique du pays. Et, bien évidemment assoie et perpétue l'apartheid.
La société haïtienne, à travers des politiques démophagiques(9) et l’arbitraire étatique, a relégué les subalternes – anciens esclaves, de couleur noire – dans la marge de la société, exploité par les possesseurs de capitaux. Ainsi, les masses sont non seulement exclues, mais deviennent la proie de l’élite qui ne cesse d’accélérer la paupérisation de celles-ci.
9. Mocombe, « Politiques démophagiques : quand l’État haïtien mange son peuple », En ligne, sur Balistrad.
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De l'Humanité subalterne des masses haïtiennes
L'exclusion sociale que subissent les masses haïtiennes est le produit d'un système téléologique, fondé sur des analyses biologiques et économiques élaborées par le système capitaliste ...
http://www.balistrad.com/de-lhumanite-subalterne-des-masses-haitiennes/
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