4,3 % en 2018.
J'ai jugé bon de vous rappeler ce chiffre, dans la mesure où Le Nouvelliste ne s'intéresse qu'aux années 2009-2018.
Parce qu'il est nécessaire - pour les amnésiques et atteints de la maladie d'Alzheimer - foisonnants dans la classe politique et chez les jeunes et moins jeunes que la majorité des centres de santé qui existent en Haïti ont été créés sous le gouvernement Lavalas et détruits - de même que les places publiques- par ses opposants en 2004.
Ce kraze/brize, n'a jamais évidemment été mentionné dans la presse- dont l' objectif était de diaboliser ce gouvernement et surtout l'homme, Aristide, qui en était son représentant.
Quand, en 2004, les agents de Washington , Stanley Lucas entre autres, ont fomenté une alliance avec Apaid et la frange la plus réactionnaire du secteur privé, auxquels se sont adjoints les zentektyèl primés et supprimés par la suite, j'avais été atterrée par cette bizarre alliance.
Parce que, franchement, comment imaginer une seconde que M. Apaid - financier des 2 présidents tèt kale- puisse avoir le moindre souci du bien commun et la moindre empathie pour l'ensemble de la population.
J'ai pensé à l'époque qu'il s'agissait d'une sorte d'infantilisme, conséquence d'une absence de connaissance de l'histoire du pays et des enjeux géopolitiques.
Le refus des principaux acteurs politiques de l'époque - qui sont encore sur la scène politique aujourd'hui- d'accepter le deal d'Aristide -ce que certains réclamaient avec Jovenel Moïse- d'un Premier ministre issu de l'opposition devait fatalement aboutir au désastre actuel et à la réactivation des forces du faire noir issues du macouto/militaro/duvaliérisme qui a enfanté les tèt kale Woz/Rakèt.
Nul besoin d'être prophète pour le prédire. Il suffisait de voir les noms et de connaître les antécédents des gens engagés dans ce coup d'Etat (Martelly, Apaid, S. Lucas, Biggio, entre autres) pour comprendre que se préparait la restauration du temps "paradisiaque" de l'obscurantisme.
Au cours de ces années où Préval disait collaborer avec les duvaliéristes parce qu'ils étaient , selon lui, pragmatiques, je me suis rendue compte que le mot" pragmatique" ne signifiait pas autre chose que soumis aux intérêts de la CI.
D'ailleurs, Préval, a été frappé par ce même pragmatisme dont il vantait les valeurs en ayant été obligé de retirer son candidat, Jude Célestin, en faveur du bandi legal afin de faire rentrer Haïti dans une zone de "non respectabilité"
A partir du moment où une quelconque nation rentre dans ce système infernal de dépendance total/capital ( il suffit de voir les pays africains francophones) il lui est pratiquement ( et pragmatiquement) impossible d'en sortir sans un appui populaire.
Or, le peuple bien que muselé, humilié, offensé, a fait du mieux qu'il pouvait, compte tenu de son peu de moyens de rispote ?
Finalement il a servi de chair à canon comme tout au long de son histoire, dont les années 1991 du premier Coup d'Etat, celles de 2004 et celles d'aujourd'hui sous le régime tèt kale/woz rakèt.
Les dérives des gouvernements écourtés d'Aristide sont bien moindres que celles auxquelles on assiste depuis l'imposition du bandi legal en 2011; cependant parce que les régimes tèt kale ont le soutien de la CI (USA au premier chef) , l'inacceptable coloré en rose ( couleur préférée des petites-filles et indice de l'infantilisation) est considéré comme acceptable.
Aristide, de même que Préval, avait fait alliance avec les duvaliéristes ( le défunt Delatour premier époux décédé de Mme Préval, laquelle est une nièce de Namphy, puis l'oncle Calixte Delatour également décédé..Vous voyez le réseau) .
Ces deux chefs d'Etat, par ces alliances hors nature ont, non seulement pourri leurs gouvernements, mais encore plus grave, ont livré la population aux mains de leurs bourreaux et décrédibilisé la lutte en faveur de la démocratie initiée en 1986; et éteint leurs espoirs en des lendemains meilleurs.
Ce mic-mac, ce "tchaka", je le mettais au compte de la vénalité, du narcissisme primaire et du manque de repères et guides intellectuels ( déficience de la pensée).
16 ans plus tard : 2004-2020, mon analyse a évolué vers ce que j'ai appelé la prééminence dans toutes les sphères du pays - intellos et/ou illettrés- de la domination de la culture sadomasochiste héritée du système de l'esclavage et de la Plantation.
«Entièrement nus, manquant souvent des choses les plus nécessaires à la vie, soumis partout à des despotes capricieux et barbares, d’autant plus tourmentés que ces despotes sont plongés dans la même stupidité, dans le même abrutissement que leurs sujets ; exposés sans cesse à se voir mutilés, égorgés, même enterrés vifs par ces tyrans cruels : voilà quel est à peu près le sort des Nègres d’Afrique».
Ce propos écrits fin 1789 par un esclavagiste, Jean-Paul Belin de Villeneuve, montrent une continuité entre la manière de voir le monde des colons et celle des dirigeants haïtiens.
Les "despotes capricieux et barbares d'hier, plongés dans la même stupidité, dans le même abrutissement que leurs sujets" sont semblables à ceux d'aujourd'hui.
Ceux "exposés sans cesse à se voir mutilés, égorgés, même enterrés vifs par ces tyrans cruels" sont les mêmes qu'aujourd'hui. Il vous suffit de jeter un regard sur les prisons, sur les hôpitaux, sur les marchés, sur les logements en ville et à la campagne et à... ceci.
Bien sûr, comme dit Soukar, les dirigeants s'en foutent de la population, mais pour mieux comprendre le pourquoi de ce mépris, il nous faut remonter à l'histoire de l'esclavage- celle ignorée par la majorité des Haïtiens- et en arpentant ces chemins douloureux, on découvre que ces dirigeants ont été formatés depuis des siècles à reproduire la stupidité et l'abrutissement de leurs maîtres. Comparez la logorrhée de "Pè Fwanswa" aux propos de F. Castro...
/https%3A%2F%2Fimages.lenouvelliste.com%2Farticles%2F2020-03-26%2FkGcc2vMVAX5VHDw.jpg%23width%3D1080%26height%3D1010)
Commenter cet article